Filtern nach: France
Ausstellung | L'essence du visible - Wright Morris | Fondation Henri Cartier-Bresson | Paris
Jun
18
zu 29. Sep.

Ausstellung | L'essence du visible - Wright Morris | Fondation Henri Cartier-Bresson | Paris

  • Fondation Henri Cartier-Bresson (Karte)
  • Google Kalender ICS

Fondation Henri Cartier-Bresson | Paris
18. Juni - 29. September 2019

L’essence du visible
Wright Morris


Wright Morris, The Home Place, Norfolk, Nebraska, 1947 © Estate of Wright Morris

Wright Morris, The Home Place, Norfolk, Nebraska, 1947 © Estate of Wright Morris


Écrivain respecté aux États-Unis, l’américain Wright Morris (1910-1998) innove lorsqu’il entreprend ses campagnes photographiques, cherchant très tôt à « capturer l’essence du visible ». La Fondation HCB propose pour la première fois en France, sa double vision photographique et littéraire de l’Amérique. L’exposition est constituée de tirages, ouvrages et documents issus de l’Estate of Wright Morris à San Francisco.

Wright Morris passe son enfance balloté entre le Nebraska, Chicago, les fermes de ses oncles et de longs périples à travers l’Amérique avec son père. À 23 ans, il voyage en Europe et décide, à son retour, de se consacrer pleinement à l’écriture. Il réalise rapidement que la photographie pourrait saisir ce qu’il tentait jusque-là de « capturer avec des mots ». Cette recherche formelle donnera naissance à son premier « photo-texte », The Inhabitants (1946), dans lequel les textes de fiction sont combinés à des photographies principalement réalisées dans le Nebraska, où il puise ses racines.

À la différence de ses fictions souvent centrées sur des personnages flamboyants, ses photographies ne montrent quasiment jamais personne. Pourtant, beaucoup de vie transpire entre les chaises (omniprésentes), les miroirs, les voitures ou même les architectures de bois (fondamentales).

Les photographies de Wright Morris sont comme enracinées dans le territoire, habitées d’une simplicité désarmante tout en conservant un caractère énigmatique, celui des lieux et des objets dans leur nudité qu’aucune personne n’anime. Or, il s’agit bien d’une célébration du vivant : chantre de l’intime, Wright Morris rend visible l’invisible et ce paradoxe est probablement le plus beau geste de la photographie.

L’exposition est accompagnée du catalogue de l’exposition L’essence du visible ainsi que du recueil de textes Fragments de temps, publiés aux Éditions Xavier Barral.

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Métamorphose | Galerie Parallax | Aix-en-Provence
Jun
22
zu 31. Aug.

Ausstellung | Métamorphose | Galerie Parallax | Aix-en-Provence


Galerie Parallax | Aix-en-Provence
22. Juni - 31. August 2019

Métamorphose
Claire Dias-Lachèse und Gil Rigoulet


CDL14.jpg

Schnappschüsse, Polaroids.... die Bilder aus dem Alltag festhalten. Zwei Fotografen, ein Mann und eine Frau, in Schwarz-Weiß und in Farbe, Die Magie des Bildes, das sich offenbart, verschwindet mit der Zeit. Den Erinnerungen Materialität verleihen oder sie verdunsten lassen. Gil Rigoulet und Claire Dias Lachèse schlagen zwei verschiedene Ansätze für das Bild, für die Erinnerung vor.... durch einen mythischen Prozess namens Polaroid!


Des instantanés, des polaroids..qui captent des images du quotidien. Deux photographes, un homme et une femme, en noir et blanc et en couleur, La magie de l’image qui se révèle pour disparaitre avec le temps . Donner de la matérialité à des souvenirs, ou les laisser s’évaporer. Gil Rigoulet et Claire Dias Lachèse nous proposent deux approches différentes de l’image, du souvenir … par un procédé mythique le polaroid !

(Text: Galerie Parallax, Aix-en-Provence)

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Lauréats 2019 du Prix HSBC pour la Photographie | Galerie Voies Off | Arles
Jul
1
zu 31. Aug.

Ausstellung | Lauréats 2019 du Prix HSBC pour la Photographie | Galerie Voies Off | Arles


Galerie Vois Off | Arles
1. Juli - 31. August 2019

Lauréats 2019 du Prix HSBC pour la Photographie
Dominique Teufen und Nuno Andrade


© Nuno Andrade

© Nuno Andrade


HSBC Fotografie Auszeichnungen
Seit 24 Jahren widmet sich der HSBC-Preis für Fotografie der nachhaltigen Unterstützung und Förderung der jungen Generation der Fotografie. Von September bis Oktober ist ein jährlicher Wettbewerb für alle Fotografen offen, die noch nie eine Monographie veröffentlicht haben, unabhängig von Alter und Nationalität. Jedes Jahr wählt ein künstlerischer Berater, der ernannt wird, um eine neue Perspektive zu bieten, etwa zehn Kandidaten aus. Anschließend präsentiert er seine Entscheidungen dem Vorstand, der die beiden Gewinner wählt. Begleitung der beiden Künstler: - Veröffentlichung der ersten Monographie jedes Künstlers im Xavier Barral Verlag; - Gestaltung und Organisation der Wanderausstellung seiner Werke in vier Kulturstätten in Frankreich und/oder im Ausland; - Unterstützung bei der Produktion neuer Werke, die in der letzten Phase der Reise präsentiert werden; - Erwerb von sechs Werken des Gewinners für seine fotografische Sammlung durch HSBC Frankreich. 

Dominique Teufen manipuliert ihren Fotokopierer wie ihre Fantasie, um die Welt zu bereisen. Fotografie wird nicht als Mittel benutzt, um die Realität so genau wie möglich zu gestalten, sondern sie dient dazu, uns zu täuschen und unsere Gewissheiten in Frage zu stellen. Die Verwendung von vertrauten Bildern und Referenzen schafft bewusst einen Realitätsbezug und führt uns subtil in die Irre.

Nuno Andrade Seit seiner Eröffnung in den 1950er Jahren hat sich der "Wald von Ginjal" schnell zu einem beliebten Treffpunkt am Nord- und Südufer des Tejo [....] entwickelt. Mit einer immersiven, spontanen und einfühlsamen Fotografie, die sich auf das Detail konzentriert, gelingt es Nuno Andrade nicht nur, das Leben an diesem Ort zu dokumentieren, sondern auch, seine zeitlose Atmosphäre wiederherzustellen und die Gemeinschaft der Stammgäste darzustellen, die ihn zum Leben erwecken.


Prix HSBC pour la Photographie
Depuis 24 ans, le Prix HSBC pour la Photographie a pour mission d’aider et de promouvoir de façon durable la génération émergente de la photographie. Un concours annuel est ouvert de septembre à octobre à tout photographe n’ayant jamais édité de monographie, sans critère d’âge ni de nationalité. Chaque année, un conseiller artistique désigné pour apporter un nouveau regard présélectionne une dizaine de candidats. Il présente alors ses choix au Comité exécutif, qui élit les deux lauréats. Accompagnement des deux artistes : - Publication de la première monographie de chaque artiste aux éditions Xavier Barral ; - Création et organisation de l’exposition itinérante de leurs oeuvres dans quatre lieux culturels en France et/ou à l’étranger ; - Aide à la production de nouvelles oeuvres présentées lors de la dernière étape de l’itinérance ; - Acquisition par HSBC France de six oeuvres par lauréat pour son fonds photographique.

Dominique Teufen manipule sa photocopieuse comme son imagination pour voyager à travers le monde. La photographie n’est pas utilisée comme moyen de rendre la réalité aussi précise que possible, mais elle est utilisée pour nous duper et pour interroger nos certitudes. L’utilisation d’images et de référents familiers crée délibérément une référence au réel et nous induit subtilement en erreur.

Nuno Andrade Depuis son ouverture dans les années 50, le «Forest of Ginjal» est rapidement devenu un lieu de rencontres très couru sur les rives nord et sud du Tage […]. Avec une photographie immersive, spontanée et sensible, faisant la part belle au détail, Nuno Andrade réussit non seulement à documenter la vie de ce lieu mais aussi à en restituer l’atmosphère intemporelle et à en portraiturer la communauté d’habitués qui le font vivre.


HSBC Photography Awards  
For 24 years, the HSBC Prize for Photography has been dedicated to helping and promoting the emerging generation of photography in a sustainable way. An annual competition is open from September to October to any photographer who has never published a monograph, regardless of age or nationality. Each year, an artistic advisor appointed to provide a new perspective pre-selects about ten candidates. He then presents his choices to the Executive Committee, which elects the two winners. Accompaniment of the two artists: - Publication of the first monograph of each artist by Xavier Barral Publishing; - Creation and organisation of the travelling exhibition of their works in four cultural venues in France and/or abroad; - Assistance with the production of new works presented during the last stage of itinerancy; - Acquisition by HSBC France of six works by the winner for its photographic collection.

Dominique Teufen manipulates her photocopier like her imagination to travel the world. Photography is not used as a means of making reality as accurate as possible, but it is used to fool us and to question our certainties. The use of familiar images and referents deliberately creates a reference to reality and subtly misleads us.

Nuno Andrade Since its opening in the 1950s, the "Forest of Ginjal" has quickly become a popular meeting place on the northern and southern shores of the Tagus [...]. With an immersive, spontaneous and sensitive photography, focusing on detail, Nuno Andrade succeeds not only in documenting the life of this place but also in restoring its timeless atmosphere and portraying the community of regulars who make it live.

Veranstaltung ansehen →
Vernissage | Light from within - Todd Hido | Galerie Les Filles du Calvaire | Paris
Sep
5
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Light from within - Todd Hido | Galerie Les Filles du Calvaire | Paris

  • Galerie Les Filles du Calvaire (Karte)
  • Google Kalender ICS

Galerie Les Filles du Calvaire | Paris
5. September 2019

Light from within
Todd Hido


Todd Hido, #11506-3940, 2014

Todd Hido, #11506-3940, 2014

Zur Eröffnung der neuen Nachsommersaison im September freut sich die Galerie Les Filles du Calvaire, die Einzelausstellung des amerikanischen Fotografen Todd Hido anzukündigen: Licht von innen. Die Galerie wird eine außergewöhnliche Auswahl an Bildern aus der Houses at Night Serie zeigen, die Hido berühmt gemacht haben. Bright Black World, das sich mit anhaltender Kraft und Schönheit der tragischen Frage widmet, dass sich unsere Landschaften im Wandel befinden, ergänzt diese Gruppe. Und einige seiner emblematischen Porträts sind in diesem Panorama verteilt. Parallel zur Ausstellung wird das Buch House Hunting bei Nazraeli Press neu aufgelegt.

House Hunting ist das perfekte Bild von Todd Hidos künstlerischer und körperlicher Wanderung; der Künstler reiste mit dem Auto durch Amerika, um sein Geheimnis festzuhalten. Das Thema ist klar, ohne Schnickschnack betitelt: Häuser, die nachts gesehen werden. Und doch führt die Behandlung des so erkennbaren Bildes den Betrachter zu einer romantischeren Symbolik, die von einer gewissen Nostalgie geprägt ist. Sein künstlerischer Filter ist verschwommen wie der Geist. Um unsere Vorstellungskraft fruchtbarer zu machen und unsere Projektionen zu stimulieren, ist die Anwesenheit des Menschen nur implizit. Keine Schattenpuppe Silhouette. Diese Abwesenheit verstärkt die mysteriöse Ladung des Werkes und nur durch das schwache Leuchten, das von diesen Häusern ausgeht, vermuten wir, dass sie bewohnt sind.

Mit Bright Black World verlässt Todd Hido die amerikanischen Vororte, um die trostlosen Landschaften Nordeuropas zu erkunden. Die psychologische Geographie und Interpretation sind etwas ganz anderes: Obwohl er immer noch mit der ästhetischen Dualität spielt, die sein Werk charakterisiert, zwischen Fremdheit und dem Erhabenen, Licht und Schatten, ist der Planet, den er beschreibt, heute ein unbekanntes, postapokalyptisches Gebiet. Die in House Hunting vorgeschlagene Menschlichkeit ist in der Dunkelheit verschwunden, verurteilt durch ihre eigenen Fehler.

« Es steht außer Frage, dass es bei dieser Arbeit um die Physik des Klimawandels geht, die jetzt stattfindet. Wenn man nicht in völliger Verleugnung ist, wie es leider viele Menschen tun, kommen diese Veränderungen viel schneller als erwartet....". Todd Hido.


Todd Hido, #11789-6928, 2017. From the series Bright Black World

Todd Hido, #11789-6928, 2017. From the series Bright Black World


Pour cette rentrée de septembre, la galerie Les filles du calvaire a le plaisir d’annoncer l’exposition personnelle du photographe américain Todd Hido : Light from within. L’artiste propose à la galerie un exceptionnel ensemble de la série Houses at Night qui l’a rendu célèbre. S’ajoute à ce corpus la série Bright Black World qui aborde toujours avec force et beauté la tragique question de nos paysages en mutation. Quelques portraits emblématiques de son travail ponctuent ce panorama. Parallèlement, l’ouvrage de House Hunting est réédité chez Nazraeli Press.

House Hunting est l’image parfaite de l’errance artistique et physique de Todd Hido qui a sillonné l’Amérique en voiture pour en saisir le mystère. Le sujet est clair, titré sans fioritures : des maisons vues de nuit. Pourtant le traitement de l’image, si reconnaissable, conduit le spectateur vers une symbolique plus romantique, teintée d’une nostalgie certaine. Son filtre artistique est brumeux comme l’esprit. Pour rendre plus fécond notre imaginaire et stimuler nos projections, la présence de l’homme est uniquement implicite. Aucune silhouette en ombre chinoise. Cette absence renforce la charge mystérieuse de l’œuvre et on devine à la seule lueur qui s’en échappe que ces maisons sont habitées.

Avec Bright Black World, Todd Hido sort des banlieues américaines pour explorer des paysages désolés du nord de l’Europe. La géographie psychologique et l’interprétation sont tout autre : s’il joue ici encore avec la dualité esthétique qui le caractérise entre étrangeté et sublime, lumière et ombre, la planète qu’il décrit est désormais un territoire inconnu post-apocalyptique. L’humanité suggérée dans House Hunting, a disparu dans l’obscurité, condamnée par ses propres erreurs.

« Il ne fait aucun doute que ce travail porte sur le caractère physique du changement climatique qui se produit actuellement. Bien que beaucoup de gens soient dans le déni total de cette mutation, elle se produit bien plus rapidement que prévu. » Todd Hido.


Todd Hido, #11797-3252, 2017. From the series Bright Black World

Todd Hido, #11797-3252, 2017. From the series Bright Black World


To launch the new post-summer season in September, Galerie Les Filles du Calvaire has the pleasure of announcing the solo exhibition of American photographer Todd Hido: Light from within. The gallery will host an exceptional set of images from the Houses at Night series, which made Hido famous. Bright Black World, which tackles, with continued force and beauty, the tragic question of our landscapes undergoing change, complements this group. And a few of his emblematic portraits are spread throughout this panorama. Parallel to the exhibition, the book House Hunting will be republished by Nazraeli Press.

House Hunting is the perfect image of Todd Hido’s artistic and physical wandering; the artist travelled through America by car in order to capture its mystery. The subject is clear, titled without frills: houses seen at night. And yet, the treatment of the image, so recognisable, leads spectators towards a more romantic symbolism, tinged with a certain nostalgia. Its artistic filter is hazy like the mind. To make our imagination more fecund and to stimulate our projections, the presence of mankind is merely implicit. No shadow puppet silhouette. This absence reinforces the work’s mysterious charge and only by the faint glow that emanates from these houses do we guess that they’re inhabited.

With Bright Black World, Todd Hido exits from the American suburbs to explore the desolate landscapes of northern Europe. The psychological geography and interpretation are something else altogether: although he still plays with the aesthetic duality which characterises his work, between strangeness and the sublime, light and shadow, the planet which he describes is now an unfamiliar, post-apocalyptic territory. The humanity suggested in House Hunting has disappeared into the darkness, condemned by its own errors.

« There is no question that this work is about the physicality of climate change that is occurring now. Unless you are in full-blown denial, as unfortunately many people are, these changes are coming far quicker than anybody expected…». Todd Hido.

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Light from within - Todd Hido | Galerie Les Filles du Calvaire | Paris
Sep
6
zu 19. Okt.

Ausstellung | Light from within - Todd Hido | Galerie Les Filles du Calvaire | Paris

  • Galerie Les Filles du Calvaire (Karte)
  • Google Kalender ICS

Galerie Les Filles du Calvaire | Paris
6. September - 19. Oktober 2019

Light from within
Todd Hido


Todd Hido, #11506-3940, 2014

Todd Hido, #11506-3940, 2014

Zur Eröffnung der neuen Nachsommersaison im September freut sich die Galerie Les Filles du Calvaire, die Einzelausstellung des amerikanischen Fotografen Todd Hido anzukündigen: Licht von innen. Die Galerie wird eine außergewöhnliche Auswahl an Bildern aus der Houses at Night Serie zeigen, die Hido berühmt gemacht haben. Bright Black World, das sich mit anhaltender Kraft und Schönheit der tragischen Frage widmet, dass sich unsere Landschaften im Wandel befinden, ergänzt diese Gruppe. Und einige seiner emblematischen Porträts sind in diesem Panorama verteilt. Parallel zur Ausstellung wird das Buch House Hunting bei Nazraeli Press neu aufgelegt.

House Hunting ist das perfekte Bild von Todd Hidos künstlerischer und körperlicher Wanderung; der Künstler reiste mit dem Auto durch Amerika, um sein Geheimnis festzuhalten. Das Thema ist klar, ohne Schnickschnack betitelt: Häuser, die nachts gesehen werden. Und doch führt die Behandlung des so erkennbaren Bildes den Betrachter zu einer romantischeren Symbolik, die von einer gewissen Nostalgie geprägt ist. Sein künstlerischer Filter ist verschwommen wie der Geist. Um unsere Vorstellungskraft fruchtbarer zu machen und unsere Projektionen zu stimulieren, ist die Anwesenheit des Menschen nur implizit. Keine Schattenpuppe Silhouette. Diese Abwesenheit verstärkt die mysteriöse Ladung des Werkes und nur durch das schwache Leuchten, das von diesen Häusern ausgeht, vermuten wir, dass sie bewohnt sind.

Mit Bright Black World verlässt Todd Hido die amerikanischen Vororte, um die trostlosen Landschaften Nordeuropas zu erkunden. Die psychologische Geographie und Interpretation sind etwas ganz anderes: Obwohl er immer noch mit der ästhetischen Dualität spielt, die sein Werk charakterisiert, zwischen Fremdheit und dem Erhabenen, Licht und Schatten, ist der Planet, den er beschreibt, heute ein unbekanntes, postapokalyptisches Gebiet. Die in House Hunting vorgeschlagene Menschlichkeit ist in der Dunkelheit verschwunden, verurteilt durch ihre eigenen Fehler.

« Es steht außer Frage, dass es bei dieser Arbeit um die Physik des Klimawandels geht, die jetzt stattfindet. Wenn man nicht in völliger Verleugnung ist, wie es leider viele Menschen tun, kommen diese Veränderungen viel schneller als erwartet....". Todd Hido.


Todd Hido, #11789-6928, 2017. From the series Bright Black World

Todd Hido, #11789-6928, 2017. From the series Bright Black World


Pour cette rentrée de septembre, la galerie Les filles du calvaire a le plaisir d’annoncer l’exposition personnelle du photographe américain Todd Hido : Light from within. L’artiste propose à la galerie un exceptionnel ensemble de la série Houses at Night qui l’a rendu célèbre. S’ajoute à ce corpus la série Bright Black World qui aborde toujours avec force et beauté la tragique question de nos paysages en mutation. Quelques portraits emblématiques de son travail ponctuent ce panorama. Parallèlement, l’ouvrage de House Hunting est réédité chez Nazraeli Press.

House Hunting est l’image parfaite de l’errance artistique et physique de Todd Hido qui a sillonné l’Amérique en voiture pour en saisir le mystère. Le sujet est clair, titré sans fioritures : des maisons vues de nuit. Pourtant le traitement de l’image, si reconnaissable, conduit le spectateur vers une symbolique plus romantique, teintée d’une nostalgie certaine. Son filtre artistique est brumeux comme l’esprit. Pour rendre plus fécond notre imaginaire et stimuler nos projections, la présence de l’homme est uniquement implicite. Aucune silhouette en ombre chinoise. Cette absence renforce la charge mystérieuse de l’œuvre et on devine à la seule lueur qui s’en échappe que ces maisons sont habitées.

Avec Bright Black World, Todd Hido sort des banlieues américaines pour explorer des paysages désolés du nord de l’Europe. La géographie psychologique et l’interprétation sont tout autre : s’il joue ici encore avec la dualité esthétique qui le caractérise entre étrangeté et sublime, lumière et ombre, la planète qu’il décrit est désormais un territoire inconnu post-apocalyptique. L’humanité suggérée dans House Hunting, a disparu dans l’obscurité, condamnée par ses propres erreurs.

« Il ne fait aucun doute que ce travail porte sur le caractère physique du changement climatique qui se produit actuellement. Bien que beaucoup de gens soient dans le déni total de cette mutation, elle se produit bien plus rapidement que prévu. » Todd Hido.


Todd Hido, #11797-3252, 2017. From the series Bright Black World

Todd Hido, #11797-3252, 2017. From the series Bright Black World


To launch the new post-summer season in September, Galerie Les Filles du Calvaire has the pleasure of announcing the solo exhibition of American photographer Todd Hido: Light from within. The gallery will host an exceptional set of images from the Houses at Night series, which made Hido famous. Bright Black World, which tackles, with continued force and beauty, the tragic question of our landscapes undergoing change, complements this group. And a few of his emblematic portraits are spread throughout this panorama. Parallel to the exhibition, the book House Hunting will be republished by Nazraeli Press.

House Hunting is the perfect image of Todd Hido’s artistic and physical wandering; the artist travelled through America by car in order to capture its mystery. The subject is clear, titled without frills: houses seen at night. And yet, the treatment of the image, so recognisable, leads spectators towards a more romantic symbolism, tinged with a certain nostalgia. Its artistic filter is hazy like the mind. To make our imagination more fecund and to stimulate our projections, the presence of mankind is merely implicit. No shadow puppet silhouette. This absence reinforces the work’s mysterious charge and only by the faint glow that emanates from these houses do we guess that they’re inhabited.

With Bright Black World, Todd Hido exits from the American suburbs to explore the desolate landscapes of northern Europe. The psychological geography and interpretation are something else altogether: although he still plays with the aesthetic duality which characterises his work, between strangeness and the sublime, light and shadow, the planet which he describes is now an unfamiliar, post-apocalyptic territory. The humanity suggested in House Hunting has disappeared into the darkness, condemned by its own errors.

« There is no question that this work is about the physicality of climate change that is occurring now. Unless you are in full-blown denial, as unfortunately many people are, these changes are coming far quicker than anybody expected…». Todd Hido.

Veranstaltung ansehen →

Ausstellung | Growing in Darkness - Mário Macilau | Kehrer Gallery | Manuel Rivera-Ortiz MRO Foundation | Arles
Jul
1
zu 6. Juli

Ausstellung | Growing in Darkness - Mário Macilau | Kehrer Gallery | Manuel Rivera-Ortiz MRO Foundation | Arles

  • Manuel Rivera-Ortiz MRO Foundation (Karte)
  • Google Kalender ICS

Kehrer Gallery | Manuel Rivera-Ortiz MRO Foundation | Arles
1. - 6. Juli 2019

Die Ausstellung findet im Rahmen von Les Rencontres de la Photographie Arles 2019 statt

Growing in Darkness
Mário Macilau


macilau_5_ws.jpg

Während der Eröffnungswoche der Rencontres zeigt Kehrer Gallery & Books eine Ausstellung mit Bildern aus der Serie Growing in Darkness des mozambikanischen Fotografen Mário Macilau. Eindrucksvoll zeigt Macilau die Lebenswirklichkeit der Straßenkinder von Maputo, unter denen er selbst aufgewachsen ist. Seit 2017 ist Macilau Künstler der Kehrer Galerie.

Außerdem können Sie hier neue Kehrer-Bücher ansehen, erwerben und natürlich signieren lassen


Pendant la semaine d'ouverture des Rencontres, Kehrer Gallery & Books présente une exposition d'images de la série Growing in Darkness du photographe mozambicain Mário Macilau. Macilau montre de façon impressionnante la réalité de la vie des enfants des rues de Maputo, parmi lesquels il a lui-même grandi. Macilau est artiste à la Kehrer Gallery depuis 2017.

Vous pouvez également consulter, acheter et bien sûr signer de nouveaux livres Kehrer ici.


During the opening week of the Rencontres, Kehrer Gallery & Books is showing an exhibition of pictures from the Growing in Darkness series by Mozambican photographer Mário Macilau. Macilau impressively shows the reality of life of the street children of Maputo, among whom he himself grew up. Macilau has been an artist at Kehrer Gallery since 2017.

You can also view, purchase and of course sign new Kehrer books here.

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Love me tender - Katrien de Blauwer | Galerie Les Filles du Calvaire | Paris
Mai
18
zu 15. Juni

Ausstellung | Love me tender - Katrien de Blauwer | Galerie Les Filles du Calvaire | Paris

  • Galerie Les Filles du Calvaire (Karte)
  • Google Kalender ICS

Galerie Les Filles du Calvaire | Paris
18. Mai - 15. Juni 2019

Love me tender
Katrien de Blauwer


Katrien de Blauwer, Love me tender 216, 2018

Katrien de Blauwer, Love me tender 216, 2018


Zwei Jahre nach ihrer Einzelausstellung freut sich die Galerie Les filles du calvaire, die Ausstellung Love Me Tender von Katrien de Blauwer anzukündigen, gleichzeitig mit der Veröffentlichung von zwei neuen Büchern der Künstlerin Why I Hate Cars and Dirty Scenes, veröffentlicht im Libraryman Verlag.

Die künstlerische Praxis von Katrien de Blauwer, die in Antwerpen (Belgien) lebt und arbeitet, erkundet das Reich der Collage. Statt einer Kategorie oder eines abschottenden Genres sollte dieser Begriff als Begriff des totalen Engagements interpretiert werden. Ihre künstlerische Idylle mit Collage begann früh, als sie als junge Frau Kunst und Mode studierte. Wie ein Auftakt zu ihrer aktuellen Forschung zeigten ihre Stimmungsbücher aus dieser Zeit bereits einen zwanghaften Wunsch nach Bildern und nach dem, was jenseits des Bildes liegt, eine Faszination für die Konstruktion des Bildes.

Für die Galerie Les filles du calvaire hat Katrien de Blauwer zwei neue Serien entwickelt, zwei Narrative, in denen sie sich zart zeigt. Als Unterstützung für ihre gemalten Collagen findet die Künstlerin Inspiration in ihren Kindheitserinnerungen. In Love Me Tender, sowohl der Titel der Serie als auch der Ausstellung, steht die männliche Figur durch ihre Abwesenheit im Mittelpunkt. Nur die Attribute der Männer bleiben erhalten: Autos, befahrene Straßen und die Eleganz der angetroffenen Frauen; alles gesehen durch die Fantasien eines jungen Mädchens. Was die Dirty Scenes betrifft, so zeigen sie, obwohl sie diskret bleiben, etwas mehr Weiblichkeit.


Deux ans après son exposition personnelle, la galerie Les filles du calvaire est heureuse d’annoncer l’exposition Love me Tender de Katrien de Blauwer, simultanément à la sortie de deux nouveaux livres “Why I hate cars” et “Dirty Scenes” aux Editions Libraryman.

La pratique artistique de Katrien de Blauwer, qui vit et travaille à Anvers (Belgique) est affaire de collage, et il faut voir derrière ce terme l’idée d’un engagement total, plus qu’une catégorie ou un genre cloisonnant. Son idylle artistique avec le collage a commencé très tôt, quand jeune femme elle étudiait l’art et la mode. Comme un prélude à ses recherches d’aujourd’hui, ses mood books de l’époque témoignaient déjà d’une boulimie pour l’image, et au-delà de l’image, d’une fascination pour sa construction.

Le processus est spontané, libre comme le geste qui défigure l’image. Nouveauté dans son travail, les œuvres sont parfois peintes. Le coup de pinceau est alors aussi sec et précis que le coup de ciseaux.


Two years after her solo exhibition, the galerie Les filles du calvaire is delighted to announce the exhibition Love Me Tender by Katrien de Blauwer, simultaneous with the release of two new books by the artist Why I Hate Cars and Dirty Scenes, published by Libraryman.

The artistic practice of Katrien de Blauwer, who lives and works in Antwerp (Belgium), explores the realm of collage. Rather than a category or a compartmentalising genre, this term should be interpreted as a notion of total commitment. Her artistic idyll with collage started early, when, as a young woman, she studied art and fashion. Like a prelude to her current research, her mood books from that period already displayed a compulsive desire for images and for what lies beyond the image, a fascination for the image’s construction.

For the galerie Les filles du calvaire, Katrien de Blauwer has developed two new series, two narratives in which she delicately reveals herself. As a support to her painted collages, the artist finds inspiration in her childhood memories. In Love Me Tender, both the title of the series and of the exhibition, the male figure is central through its absence. Only men’s attributes remain: cars, roads taken and the elegance of the women encountered; all viewed through the fantasies of a young girl. As for the Dirty Scenes, although they remain discreet, they reveal a little more femininity.

(Text: Galerie Les Filles du Calvaire, Paris)

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Les photos d'Anny - Anny Duperey | Galerie Parallax | Aix en Provence
Mai
12
zu 15. Juni

Ausstellung | Les photos d'Anny - Anny Duperey | Galerie Parallax | Aix en Provence


Galerie Parallax | Aix en Provence
12. Mai - 15. Juni 2019

“Les photos d’Anny
Anny Duperey


«18 ans et gros rhume des foins Isabelle Adjani» ©Anny Duperey

«18 ans et gros rhume des foins Isabelle Adjani» ©Anny Duperey


Für diese neue Ausstellung lädt die Parallax-Galerie Anny Duperey (Schauspielerin, Autorin und Fotografin) ein, ihre Fotos mit uns zu teilen.

Als Einladung, hinter die Kulissen zu schauen, liefert Anny Duperey Bilder von bekannten Gesichtern.....

Wir gehen durch die Tür durch den Sucher seiner Leica und nehmen diese ruhige und gelassene Atmosphäre auf.

Sie nimmt uns mit auf einen Spaziergang durch ihre Landschaften.... Mit großer Zartheit fängt sie ihre Momente des Lebens ein und teilt sie!

Schauspielerin, Schriftstellerin, Fotografin.....nach den Worten kommen Annys Bilder!

Als Anny in Paris ankam, um ihre Schauspielkarriere zu beginnen, war sie in den Zwanzigern und lebte spärlich in einem eingerichteten Studio. Sie erbte die Bilder ihres Vaters, die sie eilig hatte, ohne sie überhaupt anzusehen, um sie am Boden einer Schublade zu vergraben - die sie erst zwanzig Jahre später wieder öffnen würde und die "Le Voile noir" geben würde.

Eines Tages, während eines Fotoshootings, fühlte sich Anny unwiderstehlich von der Kamera angezogen, die auf sie schoss. Es ist eine Leicaflex mit 180 mm Teleobjektiv, eine professionelle Kamera, viel zu teuer für sie, aber kein Problem, sie läuft, um genau die gleiche in einem unbändigen und freudigen Impuls zu kaufen.

Dann entwickelte sie eine Leidenschaft für Fotografie, Technik, Entwicklung und Druck. Diese Kamera wird sie nie verlassen, und Anny wird ihr ganzes Leben lang Porträts ihrer Freunde oder Schauspieler machen, die auf der Bühne gekreuzt wurden, sowie Landschaften.

(Text: Galerie Parallax, Aix en Provence)


Pour ce nouvel accrochage,la galerie Parallax invite Anny Duperey (comédienne, écrivain et photographe) à nous dévoiler ses photographies.
Comme une invitation à entrer dans des coulisses, Anny Duperey nous livre des images de visages familiers…
Nous passons la porte à travers le viseur de son leica, nous imprégnant de cet atmosphère calme et sereine.
Elle nous emmène en ballade à travers ses paysages… Avec beaucoup de délicatesse, elle capture et partage ses instants de vie!
Comédienne, romancière, photographe…après les mots viennent les photos d’Anny!

 Lorsqu’Anny arrive à Paris pour démarrer sa carrière de comédienne, elle a une vingtaine d’années et vit chichement dans un studio meublé. Elle a hérité des photos de son père qu’elle s’est dépêchée, sans même y jeter un œil, d’enterrer au fond d’un tiroir – qu’elle ne rouvrira que vingt ans plus tard et qui donneront "Le Voile noir".

Un jour, lors d’une séance photos, Anny se sent irrésistiblement attirée par l’appareil qui la mitraille. C’est un Leicaflex avec un téléobjectif de 180 mm, appareil de professionnel, bien trop cher pour elle, mais qu’à cela ne tienne, elle court s’acheter exactement le même dans un élan irrépressible et joyeux.

Elle se prend alors de passion pour la photographie, la technique, le développement, le tirage. Cet appareil ne la quittera jamais et, toute sa vie, Anny fera des portraits de ses amis ou de comédiens croisés sur les plateaux, et des paysages.

(Text: Galerie Parallax; Aix en Provence)

Veranstaltung ansehen →
Vernissage | Les photos d'Anny - Anny Duperey | Galerie Parallax | Aix en Provence
Mai
11
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Les photos d'Anny - Anny Duperey | Galerie Parallax | Aix en Provence


Galerie Parallax | Aix en Provence
11. Mai 2019

“Les photos d’Anny
Anny Duperey


«18 ans et gros rhume des foins Isabelle Adjani» ©Anny Duperey

«18 ans et gros rhume des foins Isabelle Adjani» ©Anny Duperey


Für diese neue Ausstellung lädt die Parallax-Galerie Anny Duperey (Schauspielerin, Autorin und Fotografin) ein, ihre Fotos mit uns zu teilen.

Als Einladung, hinter die Kulissen zu schauen, liefert Anny Duperey Bilder von bekannten Gesichtern.....

Wir gehen durch die Tür durch den Sucher seiner Leica und nehmen diese ruhige und gelassene Atmosphäre auf.

Sie nimmt uns mit auf einen Spaziergang durch ihre Landschaften.... Mit großer Zartheit fängt sie ihre Momente des Lebens ein und teilt sie!

Schauspielerin, Schriftstellerin, Fotografin.....nach den Worten kommen Annys Bilder!

Als Anny in Paris ankam, um ihre Schauspielkarriere zu beginnen, war sie in den Zwanzigern und lebte spärlich in einem eingerichteten Studio. Sie erbte die Bilder ihres Vaters, die sie eilig hatte, ohne sie überhaupt anzusehen, um sie am Boden einer Schublade zu vergraben - die sie erst zwanzig Jahre später wieder öffnen würde und die "Le Voile noir" geben würde.

Eines Tages, während eines Fotoshootings, fühlte sich Anny unwiderstehlich von der Kamera angezogen, die auf sie schoss. Es ist eine Leicaflex mit 180 mm Teleobjektiv, eine professionelle Kamera, viel zu teuer für sie, aber kein Problem, sie läuft, um genau die gleiche in einem unbändigen und freudigen Impuls zu kaufen.

Dann entwickelte sie eine Leidenschaft für Fotografie, Technik, Entwicklung und Druck. Diese Kamera wird sie nie verlassen, und Anny wird ihr ganzes Leben lang Porträts ihrer Freunde oder Schauspieler machen, die auf der Bühne gekreuzt wurden, sowie Landschaften.

(Text: Galerie Parallax, Aix en Provence)


Pour ce nouvel accrochage,la galerie Parallax invite Anny Duperey (comédienne, écrivain et photographe) à nous dévoiler ses photographies.
Comme une invitation à entrer dans des coulisses, Anny Duperey nous livre des images de visages familiers…
Nous passons la porte à travers le viseur de son leica, nous imprégnant de cet atmosphère calme et sereine.
Elle nous emmène en ballade à travers ses paysages… Avec beaucoup de délicatesse, elle capture et partage ses instants de vie!
Comédienne, romancière, photographe…après les mots viennent les photos d’Anny!

 Lorsqu’Anny arrive à Paris pour démarrer sa carrière de comédienne, elle a une vingtaine d’années et vit chichement dans un studio meublé. Elle a hérité des photos de son père qu’elle s’est dépêchée, sans même y jeter un œil, d’enterrer au fond d’un tiroir – qu’elle ne rouvrira que vingt ans plus tard et qui donneront "Le Voile noir".

Un jour, lors d’une séance photos, Anny se sent irrésistiblement attirée par l’appareil qui la mitraille. C’est un Leicaflex avec un téléobjectif de 180 mm, appareil de professionnel, bien trop cher pour elle, mais qu’à cela ne tienne, elle court s’acheter exactement le même dans un élan irrépressible et joyeux.

Elle se prend alors de passion pour la photographie, la technique, le développement, le tirage. Cet appareil ne la quittera jamais et, toute sa vie, Anny fera des portraits de ses amis ou de comédiens croisés sur les plateaux, et des paysages.

(Text: Galerie Parallax; Aix en Provence)

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Les métamorphoses de Protée | Galerie l'Aberrante| Le Crès
Mai
2
zu 25. Mai

Ausstellung | Les métamorphoses de Protée | Galerie l'Aberrante| Le Crès


Galerie l'Aberrante | Le Crès
2. - 25. Mai 2019

Les métamorphoses de Protée
Emilie Arfeuil


EARFEUIL_PROTEE_01-2000x1600.jpg

"Wie die Puppe, die sich in einen Schmetterling verwandelt, das Blütenblatt, das aus der Knospe blüht, die Schlange, deren Haut in Stücke gerissen wird, der Mensch mausert. Natürlich, natürlich, das ist der Kreislauf des Lebens. Aber manchmal bewegt er sich auch aus freiem Willen. Nicht unbedingt wie das Chamäleon, dessen Ziel es ist, sich in die Landschaft einzufügen. Aber eher wie Proteus, dieser Meeresgott aus der griechischen Mythologie, der die Form dessen annimmt, was er liebt; ein kostbares Geschenk, mit dem er seine Spuren verwischt. Die heutigen Proteus verstecken sich nicht mehr, sie genießen ihre Freiheit, nach sich selbst zu suchen, sich selbst zu entdecken, zu verwandeln. Geschlecht, Herkunft, sexuelle Orientierung und alle kodifizierten Zugehörigkeiten, von denen unsere Gesellschaft abhängig ist, sind nicht mehr das, womit sie sich selbst definieren. Das ist ihre Entscheidung. Piercings, Tattoos, gefärbte Haare, rasierter Kopf oder Kamm, genoppte Lederperfektion und ausgeprägter Eyeliner.... Von Saison zu Saison werden sie zum anderen. Oder vielmehr sich selbst? Eine Identität zur Zeit T, weit weg von den Fesseln, jenseits der Grenzen. Und ist das nicht genau das, worum es bei der Identität geht? Wenn es von unveränderlich wird, wird es bewegend, geheimnisvoll und angenommen. Unpfändbares Selbst! »

(Text:  Gwenaëlle Fliti)

Im Mai dieses Jahres wird in der Galerie L'Aberrante ein Monat voller Veranstaltungen sein. Die Vorstellungen von Identität werden durch Performances, Lesungen und Schreibworkshops thematisiert. So können wir die Auseinandersetzung mit Emilie Arfeuils Werk fortsetzen, die uns zeigt, inwieweit Identität nicht endgültig ist. Dieser kann vielfältig sein, sich weiterentwickeln, uns überraschen.

(Valérie Vernhet)


« À l’instar de la chrysalide qui se transforme en papillon, du pétale qui éclot du bourgeon, du serpent dont la peau part en lambeaux, l’homme mue. Naturellement bien sûr, tel est le cycle de la vie. Mais il mue parfois aussi de sa propre volonté. Pas forcément comme le caméléon d’ailleurs, dont le but est de se fondre dans le paysage. Mais davantage comme Protée, ce dieu marin issu de la mythologie grecque, qui prend la forme de ce qu’il aime; précieux don dont il use pour brouiller les pistes. Les Protée d’aujourd’hui eux, ne se cachent plus, ils jouissent pleinement de leur liberté pour se chercher, se découvrir, se métamorphoser. Le genre, l’origine, l’orientation sexuelle, et toutes les appartenances codifiées par lesquelles notre société est conditionnée, ne sont plus ce par quoi ils se définissent. Ainsi est leur choix. Piercings, tatouages, cheveux colorés, coiffés en crête ou crâne rasé, perfecto en cuir clouté et eyeliner prononcé… D’une saison à l’autre, ils deviennent autres. Ou plutôt, eux-mêmes ? Une identité au temps T, loin des carcans, dépassant les limites. Et au fond, n’est-ce pas très justement cela que l’identité ? Quand d’immuable elle devient mouvante, mystérieuse et assumée. Insaisissable Soi ! »

(Text:  Gwenaëlle Fliti)

Ce mois de mai à la Galerie L’Aberrante va être riche en évènements. Les notions d’identités seront abordées au travers de performances,  lectures, atelier d’écriture. Nous pourrons ainsi poursuivre l’exploration de l’oeuvre d’Emilie Arfeuil qui nous montre à quel point l’identité n’est définitive. Celle ci  peut-être multiple, évoluer, nous surprendre.

(Valérie Vernhet)

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Geographie sauvage, what we leave behind - Mélanie Patris | Galerie l'Aberrante | Le Crès
Mär
16
zu 18. Apr.

Ausstellung | Geographie sauvage, what we leave behind - Mélanie Patris | Galerie l'Aberrante | Le Crès


Galerie l’Aberrante | Le Crès
16. März - 18. April 2019

Geographie sauvage, what we leave behind
Mélanie Patris


1_72.jpg

« GEOGRAPHIE SAUVAGE, What we leave behind. est un processus que je traduis par ”ce que nous laissons derrière nous”. J’y traite de mon rapport au monde et de toutes ces choses qui font traces de notre identité. Il s’agira, ici, particulièrement des traces de féminin qui nous sont communes ou particulières.

Dessins, « cartes menstruelles », photographies et autres agencements la constituent. Telles les peaux que nous semons au gré de leur renouvellement, et qui laissent des traces, visibles et invisibles, dans les lieux que nous traversons, habitons.

La photo agit, alors, comme mémoire, trace des fantômes de ma vie. L’émulsion sensible se décolle, se déchire, s’étend et s’étire au gré des manipulations. Le collage, l’Écoline et les autres manipulations plastiques renforcent le dépassement de sa lecture première. Ainsi, des transformations s’opèrent, avec elles, mes propres transformations. 

 Dans ce travail, l’espace et le corps sont à prendre comme des objets géographiques, des métaphores de l’identité liés à ce qui nous constitue intrinsèquement, ce qui fait frontière entre le dedans et le dehors, entre l’ombre et la lumière. 

Le Sauvage est, ici, à lire comme dans la relation à l’Âme Sauvage telle que la définit Clarissa Pinkola Estés : celle par laquelle nous nous retrouvons « emplies des battements de tambour, de chants, prises par l’écoute et la prononciation de nos propres mots – nouveaux poèmes, nouvelles façons de voir, nouvelles façons d’agir et de penser ». Celle qui se trouve du côté de la résistance et qui nous permet de nous [re]lier à nos intuitions et nous libère des carcans de la société. » 

Mélanie Patris

GÉOGRAPHIE SAUVAGE, What we leave behind est une invitation au voyage. Nous avons plongé, aspiré par son univers. La nature vous engloutie, vous révèle à vous même, devient métaphore. Rythme, tremblements, frémissements,  dans une géographie sauvage. Parcours, aller retour, il y est question de perte mais aussi de découvertes, de  renouveaux. Un voyage dans l’intime.

« Où que nous soyons, indéniablement, l’ombre qui trotte derrière nous marche à quatre pattes » Clarissa Pinkola Estés, Cheyenne, Wyoming.

Valérie Vernhet



Veranstaltung ansehen →
Vernissage | Geographie sauvage, what we leave behind - Mélanie Patris | Galerie l'Aberrante | Le Crès
Mär
15
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Geographie sauvage, what we leave behind - Mélanie Patris | Galerie l'Aberrante | Le Crès


Galerie l’Aberrante | Le Crès
15. März 2019

Geographie sauvage, what we leave behind
Mélanie Patris


1_72.jpg

« GEOGRAPHIE SAUVAGE, What we leave behind. est un processus que je traduis par ”ce que nous laissons derrière nous”. J’y traite de mon rapport au monde et de toutes ces choses qui font traces de notre identité. Il s’agira, ici, particulièrement des traces de féminin qui nous sont communes ou particulières.

Dessins, « cartes menstruelles », photographies et autres agencements la constituent. Telles les peaux que nous semons au gré de leur renouvellement, et qui laissent des traces, visibles et invisibles, dans les lieux que nous traversons, habitons.

La photo agit, alors, comme mémoire, trace des fantômes de ma vie. L’émulsion sensible se décolle, se déchire, s’étend et s’étire au gré des manipulations. Le collage, l’Écoline et les autres manipulations plastiques renforcent le dépassement de sa lecture première. Ainsi, des transformations s’opèrent, avec elles, mes propres transformations. 

 Dans ce travail, l’espace et le corps sont à prendre comme des objets géographiques, des métaphores de l’identité liés à ce qui nous constitue intrinsèquement, ce qui fait frontière entre le dedans et le dehors, entre l’ombre et la lumière. 

Le Sauvage est, ici, à lire comme dans la relation à l’Âme Sauvage telle que la définit Clarissa Pinkola Estés : celle par laquelle nous nous retrouvons « emplies des battements de tambour, de chants, prises par l’écoute et la prononciation de nos propres mots – nouveaux poèmes, nouvelles façons de voir, nouvelles façons d’agir et de penser ». Celle qui se trouve du côté de la résistance et qui nous permet de nous [re]lier à nos intuitions et nous libère des carcans de la société. » 

Mélanie Patris

GÉOGRAPHIE SAUVAGE, What we leave behind est une invitation au voyage. Nous avons plongé, aspiré par son univers. La nature vous engloutie, vous révèle à vous même, devient métaphore. Rythme, tremblements, frémissements,  dans une géographie sauvage. Parcours, aller retour, il y est question de perte mais aussi de découvertes, de  renouveaux. Un voyage dans l’intime.

« Où que nous soyons, indéniablement, l’ombre qui trotte derrière nous marche à quatre pattes » Clarissa Pinkola Estés, Cheyenne, Wyoming.

Valérie Vernhet



Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | les lignes | Galerie Parallax | Aix-en-Provence
Feb
23
zu 27. Apr.

Ausstellung | les lignes | Galerie Parallax | Aix-en-Provence


Galerie Parallax | Aix-en-Provence
23. Februar - 27. April 2019

les lignes
Martin Becka, Jean-Marc Yersin


Martin Becka

Martin Becka

Zwei Linien, die auf dem Territorium gezogen wurden, mit Blick auf die Landschaft, die Wasserläufe durchqueren, Felder trennen.... Beton, Ballast, Stahllinien.....
Einer in Frankreich, der andere in Kanada, jeder von ihnen taucht uns in eine andere Geschichte und einen anderen Zeitraum ein. Zwei Verzichte aus verschiedenen Gründen, einer ökonomisch, der andere strukturell.
Zwei Fotografen, die diesen Schienen folgen, zwei Visionen, zwei Gefühle, die uns ins Nichts führen.....
Ein melancholischer Spaziergang im Herzen der Erinnerung an Orte, die von der Menschheit verlassen erscheinen.

Die stille Linie
Die Eisenbahnlinie zwischen New Richmond und Gaspé steht seit fast 5 Jahren still. Der Betrieb wurde aufgrund einer auf einer Brücke festgestellten Zerbrechlichkeit unterbrochen. Ein schwerer Sturm im Winter 2017, bei dem Stämme in großen Mengen auf die Schienen geworfen und der Ballast entlang der Mündungen stellenweise destabilisiert wurde, beschädigte diesen Abschnitt der Strecke. Während ich diesen Text schreibe, scheint die Zukunft dieses Endes der Eisenbahnstrecke ungewiss. Als ich zur fotografischen Residenz auf der Halbinsel Gaspé kam, entdeckte ich ihre Geschichte, und dieses Thema war sofort offensichtlich. Meine Fotoserien widmen sich hauptsächlich der Architektur, dem urbanen Raum, den urbanen Randgebieten und Landschaften. Wenn die extravagante Architektur einiger Städte sofort attraktiv ist, ist die utilitaristische und industrielle Architektur, die die Gebiete strukturiert, meiner Meinung nach ebenso interessant. Obwohl die südliche Eisenbahnlinie Gaspésie heute größtenteils nicht mehr in Betrieb ist, ist sie nach wie vor eng mit dem Territorium verbunden und verläuft manchmal grenzenlos im Herzen der Städte, überquert Straßen, überquert Flüsse und Täler. Die beeindruckenden Ingenieurbauten scheinen vor den grandiosen Landschaften der Mündungen sehr klein zu sein, die bescheidenen Stationen, die sich manchmal inmitten der Natur befinden oder angrenzende Städte sind nicht ohne Zeichen, die von ihrer Bedeutung zeugen. Zwischen den Häusern der Dörfer, am Wasser oder im Herzen der Wälder, spinnt dieser Faden der Ariadne das Gewebe des Territoriums zwischen den Bewohnern und ihren Landschaften, gaspetrische Landschaften, deren Größe für ein europäisches Auge faszinierend ist. Als ich mich in der Nähe dieser leisen Schienen entwickelte, traf ich zu meinem Erstaunen viel mehr Menschen, als ich mir hätte vorstellen können. Spaziergänger, Sportler, Bewohner von nahegelegenen Häusern, Autofahrer, die einen Halt machen, Gaspesianer, die auf die geringste Aktivität achten, die zukünftigen Arbeiten ähneln könnte, kamen spontan, um über die Zukunft der Linie und die Folgen für die Zukunft der gesamten Region nach ihrer Wiederherstellung oder Aufgabe zu diskutieren.......

Martin Becka

Jean-Marc Yersin

Jean-Marc Yersin

la linge
Dies ist einer meiner Korrespondenten im Internet, der mich auf dieses außergewöhnliche architektonische Objekt aufmerksam gemacht hat, ein 18 km langes Viadukt, meisterhaft, monumental, ohne jegliche Nutzung oder Zugang. Von nirgendwo her, um zu nichts zu führen, setzt er seine monumentale Präsenz in der Ebene von Beauceron, zwischen Paris und Orléans, ein. Ein Relikt des Genies des Ingenieurs Bertin, der die ganze Republik von der Relevanz seines Aerotrain-Projekts überzeugen konnte, das in den Augen derjenigen, die sein Todesurteil für einen besseren Start der TGVs unterzeichnet haben, extravagant wurde, diese Arbeit ist in der Tat außergewöhnlich. Futuristisch zum Zeitpunkt seiner Entstehung, ist es immer noch so.... Talentiert gezeichnet, es fordert heraus. Seine anachronistische Silhouette fungiert als eine Art vergessene Land Art Installation, die vorgibt, wie unsere Infrastrukturen, die zu Überresten geworden sind, eines Tages von anderen gesehen werden könnten, in einer anderen Zeit. Dieses Viadukt könnte ein historisches Denkmal, eine Touristenattraktion sein, aber es ist verlassen. Geteilt durch den Bau einer Autobahn, dann durch einen Unfall mit einem landwirtschaftlichen Fahrzeug, scheint es zu stören.... aber es widersteht, die Kosten für den Abriss wären kolossal... 2015 erhielt es das Gütesiegel "Erbe des 20. Jahrhunderts". Um das Viadukt herum hat sich die Zeit irgendwie aufgelöst. Es herrscht Stille.... aber man kann sich noch immer vorstellen, wie der Aerotrain in der Ebene im Brüllen seines Reaktors auftaucht, wie unter dem Bleistift von Claude Auclair in seinem postapokalyptischen Comic "Les pèlerins" aus der Serie "Simon du fleuve". Aber einige erinnern sich noch an das erstaunliche Industrieabenteuer des Ingenieurs Jean Bertin und seines Luftkissenflugzeugs, das sich in den 1960er Jahren ohne weitere Reibung bewegte, als ob es auf einer ersten Linie am Boden zwischen Gometz und Limours bei Paris schwebte, dann auf diesem Viadukt, wo es 400 km/h überschritt. Unter diesen hält eine Vereinigung von Enthusiasten zwei von Jean Bertins Prototypen und öffnet die Türen eines Hangars, in dem andere leidenschaftlich Fahrzeuge aus dem Zweiten Weltkrieg warten. Aerotrain-Prototypen finden sich neben Jeeps, anderen Abschleppwagen und Sherman-Tanks. Merkwürdigerweise könnte das Rennen mit dem Bau einer Teststrecke für Kandidaten des Hyperloop-Wettbewerbs fortgesetzt werden, der von Elon Musk entworfen wurde, um Los Angeles mit San Francisco in weniger als einer halben Stunde und mit mehr als 1.000 km/h zu verbinden.

Jean-Marc Yersin


Deux lignes tracées dans le territoire, surplombant la campagne, enjambant les cours d’eau, séparant les champs… lignes de béton, de ballast, d’acier .
L’une en France, l’autre au Canada, nous plongeant chacune dans une histoire et un espace temps différent .
Deux abandons, pour des raisons différentes, l’une économique, l’autre structurelle.
Deux photographes suivant ces rails, deux visions, deux ressentis qui nous transportent vers nulle part..
Une balade mélancolique au cœur du souvenir d’endroits qui paraissent désertés de l’humanité.

La ligne silencieuse
La ligne de chemin de fer entre New Richmond et Gaspé est à l'arrêt depuis bientôt 5 ans. Son fonctionnement fut interrompu suite à une fragilité détectée sur un pont. Une violente tempête lors de l'hiver 2017 en projetant sur les rails des billes de bois en quantité et en déstabilisant par endroit le ballast qui longe les estuaires a détérioré ce tronçon de la ligne. A l'heure où je rédige ce texte l'avenir de ce bout de ligne de chemin de fer semble incertain. En découvrant son histoire lors de mon arrivée pour la résidence photographique sur la Gaspésie ce sujet s'est imposé d'emblée. Mes séries photographiques sont consacrées essentiellement à l'architecture, aux espaces urbains, péri urbains et aux paysages. Si le flamboyant de l'architecture de certaines cités est d'emblée attirant, l'architecture utilitaire et industrielle structurant les territoires présente à mes yeux tout autant d’intérêt. Bien qu'aujourd'hui la ligne le chemin de fer du sud de la Gaspésie ne fonctionne plus dans sa plus grande partie, elle continue à être intimement liée au territoire, parfois passant sans aucune délimitation au coeur même des bourgs, croisant les routes, enjambant rivières et valons. Les ouvrages d'arts impressionnants semblent se faire tout petits face aux paysages grandioses des estuaires, les gares modestes parfois nichées en pleine nature ou limitrophes de villes ne manquent pas d'être signalées par des panneaux qui témoignent de leur importance. Entre les maisons des villages, au bord de l'eau, ou au coeur des forêts, ce fil d'Ariane tisse la trame du territoire entre les habitants et leurs paysages, paysages gaspésiens dont l'immensité est fascinante pour un oeil européen. Evoluant à proximité de ces rails devenus silencieux, j'y ai croisé à mon étonnement beaucoup plus de monde que je ne pouvais l'imaginer. Promeneurs, sportifs, habitants de maisons situées à proximités, automobilistes marquant un arrêt, les gaspésiens guettant la moindre activité pouvant ressembler à des futurs travaux venaient spontanément discuter pour s'interroger sur l'avenir de la ligne et des conséquences pour le futur de toute la région de sa remise en état ou de son abandon...

Marin Becka

la linge
C’est l’un de mes correspondants sur le web qui me signala cet exceptionnel objet architectural, un viaduc de 18km, magistral, monumental, sans aucun usage ni accès. Partant de nulle part pour mener à rien, il impose sa monumentale présence sur la plaine beauceronne, entre Paris et Orléans. Vestige du génie de l’ingénieur Bertin, qui sut convaincre jusqu’au sommet de la République de la pertinence de son projet d’Aérotrain, devenu extravagant aux yeux de ceux qui signèrent son arrêt de mort pour mieux lancer les TGV, cet ouvrage sort bel et bien de l’ordinaire. Futuriste lors de sa conception, il l’est encore… Dessiné avec talent, il interpelle. Sa silhouette anachronique fonctionne comme une sorte d’installation de Land Art oubliée, préfigurant la manière dont nos infrastructures, devenues vestiges, pourraient un jour être vues, par d’autres, dans un autre temps. Ce viaduc pourrait être monument historique, attraction touristique, il est pourtant à l’abandon. Sectionné par la construction d’une autoroute, puis par un accident avec un véhicule agricole, il semblerait qu’il gêne…mais il résiste, le coût de sa démolition serait colossal… En 2015, on lui décerne le label «patrimoine du XXe siècle». Autour du viaduc, le temps s’est en quelque sorte suspendu. Le silence règne… pourtant, on pourrait encore imaginer l’Aérotrain surgir sur la plaine dans le vrombissement de son réacteur, comme sous le crayon de Claude Auclair, dans sa bande dessinée post-apocalyptique «Les pèlerins» de la série «Simon du fleuve». Mais certains se souviennent encore de l’étonnante aventure industrielle menée par l’ingénieur Jean Bertin et son Aérotrain à coussin d’air, qui, dans les années 1960, se déplaçait sans plus de frottement, comme en lévitation, sur une première ligne au sol, entre Gometz et Limours près de Paris, puis sur ce viaduc, où il dépassa les 400 km/h. Parmi ceux-ci, une association de passionnés conserve deux des prototypes de Jean Bertin et m’ouvrit les portes d’un hangar où d’autres entretiennent avec passion des véhicules issus de la Seconde Guerre mondiale. Les prototypes d’Aérotrains y côtoient des Jeeps, autres dépanneuses et chars Sherman. Curieusement, la course pourrait bien rependre avec la construction d’une pistes d’essais pour les candidats au concours de l’Hyperloop imaginé par Elon Musk afin de relier Los Angeles à San Francisco en moins d’une demi-heure, à plus de 1'000 km/h.

Jean-Marc Yersin

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Border line, au détour du Jourdain - Farida Hamak | Galerie Regard Sud | Lyon
Jan
15
zu 9. Feb.

Ausstellung | Border line, au détour du Jourdain - Farida Hamak | Galerie Regard Sud | Lyon


Galerie Regard Sud | Lyon
15. Januar - 9. Februar 2019

Border line, au détour du Jourdain
Farida Hamak


7-FHamak-galerieReagrdSud.jpeg

“J’ai beaucoup pris la route sans faire de photographies. J’avais d’abord besoin de découvrir, de m’imprégner de la vallée, de l’habiter, de sentir son odeur, de m’approcher de la lumière, de m’illuminer de ses couleurs. Revenant le plus souvent dans les mêmes lieux, j’ai rôdé autour du Jourdain, caché, en contrebas, fleuve exilé aux rives semées de miradors et de barrages militaires. Grâce à des amis, j’ai pu l’approcher, je l’ai même photographié… Petits bouts de miroirs interdits, série intemporelle de détails et de paysages, décalés de la réalité.

Né dans les montagnes libanaises, le Jourdain arrose le Liban, la Syrie, Israël, la Palestine et La Jordanie avant de finir sa route dans la mer Morte. Depuis la guerre des Six-Jours, en 1967, la vallée du nord est devenue zone militaire.

Dans le Ghor, les habitants sont revenus dans les bourgs et les villages détruits, mais les séquelles de la guerre sont encore visibles et les check points parsèment les routes. Pour pénétrer dans leurs vergers, qu’un couvre-feu vide tous les soirs à 17 h, les fermiers doivent montrer des laissez-passer. Dans certaines zones, ils n’ont plus le droit de construire des serres ou de planter des arbres. “Parfois, les soldats ne nous reconnaissent pas et nous demandent où nous allons lorsque nous rentrons chez nous…”

La vallée est une terre d’excitation et d’extrêmes, basculant d’une lumière violente à l’obscurité soudaine, d’une joyeuse plénitude à un incompréhensible effacement. Dans la Bible, elle est décrite comme le jardin de Dieu. J’aimerais montrer cette dimension biblique du fleuve.”

(Text: Farida Hamak)

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Except the clouds - Bérangère Fromont | Galerie l'Aberrante | Le Crès
Jan
12
zu 22. Feb.

Ausstellung | Except the clouds - Bérangère Fromont | Galerie l'Aberrante | Le Crès


Galerie l’Aberrante | le Crès
12. Januar - 22. Februar 2019

Except the clouds
Bérangère Fromont


bérangère fromont-3.jpg

"Athènes est une ville oxymore. Son héritage mythologique flamboyant cohabite avec sa situation politico-économique sombre et dramatique. Son soleil brille de mille feux mais écrase ses rues. C’est une lumière aveuglante qui révèle ses violences et ses visages crépusculaires. Et pourtant on y sent une force de vie bien plus intense qu’ailleurs.

L’idée de résistance y prend tout son sens. Les corps se soulèvent inlassablement pour ne faire qu’un face au chaos de l’histoire. En révolution permanente.

Mon projet est de rendre compte de cet oxymore en images, mais aussi de la complexité du contemporain dans ses différentes strates. Avec cette phrase de Walter Benjamin toujours a l’esprit, comme un fil conducteur invisible et obsessionnel, chercher la lumière dans les ruines d’Attica.

"Dans un paysage ou plus rien n’était reconnaissable, hormis les nuages, et au milieu, dans un champ de forces traversé de tensions et d’explosions destructrices, le minuscule et fragile corps humain."

Bérangère Fromont

 

La Galerie L’Aberrante reçoit Bérangère Fromont avec sa série Except the clouds. Un travail en noir et blanc qui retranscrit de façon poétique ce qui traverse "Athènes ville oxymore" et qui trouve un étrange échos au delà des frontières grecques.

Bérangère Fromont pose son regard sur la ville, l’humain, la nature qui la font, la politique, l’économie qui la défont.

Chaque photo marque des instants avec des temporalités propres à chacune. En les regardant, me vient aussi à l’esprit, un oxymore, éphémère – éternité.

Fixation, accélération du temps, répétition, fin, re-commencement. Certains de ces instants semblent suspendus dans le temps pour l’éternité.

Une temporalité toute particulière traverse le travail de l’artiste, elle parvient à capturer et à nous montrer des instants fugaces,  où plus rien ne sera comme avant après eux. Des évènements qui s’enracinent bien avant, bien avant…

Des traces d’un temps passé, un temps encore présent, échappées belles, la fin, le début.

Valérie Vernhet

Veranstaltung ansehen →
Vernissage | Except the clouds - Bérangère Fromont | Galerie l'Aberrante | Le Crès
Jan
11
5:00 nachm.17:00

Vernissage | Except the clouds - Bérangère Fromont | Galerie l'Aberrante | Le Crès


Galerie l’Aberrante | le Crès
11. Januar 2019

Except the clouds
Bérangère Fromont


bérangère fromont-3.jpg

"Athènes est une ville oxymore. Son héritage mythologique flamboyant cohabite avec sa situation politico-économique sombre et dramatique. Son soleil brille de mille feux mais écrase ses rues. C’est une lumière aveuglante qui révèle ses violences et ses visages crépusculaires. Et pourtant on y sent une force de vie bien plus intense qu’ailleurs.

L’idée de résistance y prend tout son sens. Les corps se soulèvent inlassablement pour ne faire qu’un face au chaos de l’histoire. En révolution permanente.

Mon projet est de rendre compte de cet oxymore en images, mais aussi de la complexité du contemporain dans ses différentes strates. Avec cette phrase de Walter Benjamin toujours a l’esprit, comme un fil conducteur invisible et obsessionnel, chercher la lumière dans les ruines d’Attica.

"Dans un paysage ou plus rien n’était reconnaissable, hormis les nuages, et au milieu, dans un champ de forces traversé de tensions et d’explosions destructrices, le minuscule et fragile corps humain."

Bérangère Fromont

 

La Galerie L’Aberrante reçoit Bérangère Fromont avec sa série Except the clouds. Un travail en noir et blanc qui retranscrit de façon poétique ce qui traverse "Athènes ville oxymore" et qui trouve un étrange échos au delà des frontières grecques.

Bérangère Fromont pose son regard sur la ville, l’humain, la nature qui la font, la politique, l’économie qui la défont.

Chaque photo marque des instants avec des temporalités propres à chacune. En les regardant, me vient aussi à l’esprit, un oxymore, éphémère – éternité.

Fixation, accélération du temps, répétition, fin, re-commencement. Certains de ces instants semblent suspendus dans le temps pour l’éternité.

Une temporalité toute particulière traverse le travail de l’artiste, elle parvient à capturer et à nous montrer des instants fugaces,  où plus rien ne sera comme avant après eux. Des évènements qui s’enracinent bien avant, bien avant…

Des traces d’un temps passé, un temps encore présent, échappées belles, la fin, le début.

Valérie Vernhet

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | 3jours1femme | Galerie l'Aberrante | Le Crès
Nov
10
zu 21. Dez.

Ausstellung | 3jours1femme | Galerie l'Aberrante | Le Crès


Galerie L’Aberrante | Le Crès
10. November - 21. Dezember 2018

3jours1femme
Oleñka Carrasco, Camille Gharbi und Arianna Sanesi


Arianna Sanesi

Arianna Sanesi


La Galerie L’Aberrante, en écho et en soutien à la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, vous propose : « 3jours1femme ».

Cette exposition est née de la rencontre avec Camille Gharbi. Elle rassemble trois artistes photographes : Oleñka Carrasco, Camille Gharbi et Arianna Sanesi. Elles posent toutes trois leurs regards sur la violence conjugale la plus extrême : les féminicides.

A travers leurs oeuvres photographiques, elles transcendent la réalité. Elles explorent l’espace public, la maison, l’intime. Chacune d’entre elles propose un regard très personnel tant dans le traitement du sujet que dans son esthétisme. Variété de création à laquelle est attachée la galerie. Sans concession ni tabou, elles nous permettent de sortir du silence, et participent à la prise de conscience de la gravité de ce phénomène.

Cette exposition nous montre comment des artistes peuvent se mobiliser autour du grave sujet des violences faites aux femmes. En tant que galerie investie dans plus d’égalité pour les femmes artistes, il nous paraît important de nous associer aux différents mouvements de luttes contre les violences faite aux femmes.

(Texte: Galerie L’Aberrante)

Oleñka Carrasco

Oleñka Carrasco

La liste des prénoms
"La série est fortement influencée par la photographie Provoke et parle des féminicides, pas d’une manière documentaire, plutôt comme une narration poétique du deuil. Ce chapitre a été inspiré par le travail du groupe amateur de danse ARTivisme. Les ARTivistes réalisent des interventions et performances dans la rue en se réapropriant l’espace public pour dénoncer la violence faite aux femmes. Je suis partie à leur rencontre et en photographiant leurs démarches, je me suis retrouvée avec une histoire intime oubliée, imprimée sur le tissu de ma mémoire d’enfant."

(Oleñka Carrasco)

Camille Gharbi

Camille Gharbi

Preuves d’amour
"Les "drames conjugaux" ou autres "crimes passionnels", ponctuent les rubriques "faits divers" des presses locales avec une constance qui flirte avec la banalité. Quelques lignes, précédées d’un titre laconique, relatent des affaires qui se répètent ou se déclinent. C’est l’histoire d’un homme qui a tiré sur sa femme qui souhaitait le quitter, avant de retourner l’arme contre lui. Ou bien celle d’un autre, qui a poignardé sa compagne dans un "«coup de folie", car il la soupçonnait de le tromper. Ainsi, pour parler de ce sujet à la fois terrible et si commun, j’ai pris le parti de concentrer mon travail photographique sur ces objets du quotidien qui se voient transformés en armes de crimes. Ces artefacts familiers, issus pour la plupart de mon propre domicile et photographiés sur un fond bleu clair sobre, ne permettent pas de saisir de prime abord la violence des faits auxquels ils font référence. Cette prise de distance impose un temps de réflexion. Les meurtres de femmes par leur conjoint, ex-conjoint, ou amant, ne sont pas de simples cas isolés qui toucheraient une certaine catégorie de la population."

(Camille Gharbi)

Je voudrais que tu puisses me voir
"Je voudrais que tu puisses me voir est une phrase extraite d’une lettre qu’une femme italienne, Roberta, a écrite à son mari avant de disparaître. L’installation que je présente reproduit le “petit salon” d’un appartement, un endroit qui peut se retrouver dans la mémoire de tout le monde. Les images encadrées pourtant, à la place de celles des familles, sont des images liées aux histoires des femmes qui ont été tuées par leur conjoint. C’est une invitation à réfléchir sur le fait que la violence naît trop souvent dans un cadre familial quotidien, connu. Elle naît des habitudes, des mots, des rôles de genre, d’un manque d’éducation affective."

(Arianna Sanesi)

Veranstaltung ansehen →
Vernissage | 3jours1femme | Galerie l'Aberrante | Le Crès
Nov
9
6:30 nachm.18:30

Vernissage | 3jours1femme | Galerie l'Aberrante | Le Crès


Galerie L’Aberrante | Le Crès
9. November 2018

3jours1femme
Oleñka Carrasco, Camille Gharbi und Arianna Sanesi


Arianna Sanesi

Arianna Sanesi


La Galerie L’Aberrante, en écho et en soutien à la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, vous propose : « 3jours1femme ».

Cette exposition est née de la rencontre avec Camille Gharbi. Elle rassemble trois artistes photographes : Oleñka Carrasco, Camille Gharbi et Arianna Sanesi. Elles posent toutes trois leurs regards sur la violence conjugale la plus extrême : les féminicides.

A travers leurs oeuvres photographiques, elles transcendent la réalité. Elles explorent l’espace public, la maison, l’intime. Chacune d’entre elles propose un regard très personnel tant dans le traitement du sujet que dans son esthétisme. Variété de création à laquelle est attachée la galerie. Sans concession ni tabou, elles nous permettent de sortir du silence, et participent à la prise de conscience de la gravité de ce phénomène.

Cette exposition nous montre comment des artistes peuvent se mobiliser autour du grave sujet des violences faites aux femmes. En tant que galerie investie dans plus d’égalité pour les femmes artistes, il nous paraît important de nous associer aux différents mouvements de luttes contre les violences faite aux femmes.

(Texte: Galerie L’Aberrante)

Oleñka Carrasco

Oleñka Carrasco

La liste des prénoms
"La série est fortement influencée par la photographie Provoke et parle des féminicides, pas d’une manière documentaire, plutôt comme une narration poétique du deuil. Ce chapitre a été inspiré par le travail du groupe amateur de danse ARTivisme. Les ARTivistes réalisent des interventions et performances dans la rue en se réapropriant l’espace public pour dénoncer la violence faite aux femmes. Je suis partie à leur rencontre et en photographiant leurs démarches, je me suis retrouvée avec une histoire intime oubliée, imprimée sur le tissu de ma mémoire d’enfant."

(Oleñka Carrasco)

Camille Gharbi

Camille Gharbi

Preuves d’amour
"Les "drames conjugaux" ou autres "crimes passionnels", ponctuent les rubriques "faits divers" des presses locales avec une constance qui flirte avec la banalité. Quelques lignes, précédées d’un titre laconique, relatent des affaires qui se répètent ou se déclinent. C’est l’histoire d’un homme qui a tiré sur sa femme qui souhaitait le quitter, avant de retourner l’arme contre lui. Ou bien celle d’un autre, qui a poignardé sa compagne dans un "«coup de folie", car il la soupçonnait de le tromper. Ainsi, pour parler de ce sujet à la fois terrible et si commun, j’ai pris le parti de concentrer mon travail photographique sur ces objets du quotidien qui se voient transformés en armes de crimes. Ces artefacts familiers, issus pour la plupart de mon propre domicile et photographiés sur un fond bleu clair sobre, ne permettent pas de saisir de prime abord la violence des faits auxquels ils font référence. Cette prise de distance impose un temps de réflexion. Les meurtres de femmes par leur conjoint, ex-conjoint, ou amant, ne sont pas de simples cas isolés qui toucheraient une certaine catégorie de la population."

(Camille Gharbi)

Je voudrais que tu puisses me voir
"Je voudrais que tu puisses me voir est une phrase extraite d’une lettre qu’une femme italienne, Roberta, a écrite à son mari avant de disparaître. L’installation que je présente reproduit le “petit salon” d’un appartement, un endroit qui peut se retrouver dans la mémoire de tout le monde. Les images encadrées pourtant, à la place de celles des familles, sont des images liées aux histoires des femmes qui ont été tuées par leur conjoint. C’est une invitation à réfléchir sur le fait que la violence naît trop souvent dans un cadre familial quotidien, connu. Elle naît des habitudes, des mots, des rôles de genre, d’un manque d’éducation affective."

(Arianna Sanesi)

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Thank you Mum - Charlotte Mano | Galerie Le Château d'Eau | Toulouse
Okt
26
zu 6. Jan.

Ausstellung | Thank you Mum - Charlotte Mano | Galerie Le Château d'Eau | Toulouse

  • Galerie Le Château d'Eau (Karte)
  • Google Kalender ICS

Galerie Le Château d’Eau | Toulouse
26. Oktober 2018 - 6. Januar 2019

“Thank you mum”
Charlotte Mano


sitethank-you-mum_05.jpg

Le travail photographique de Charlotte Mano, s’il se déploie en apparence autour de plusieurs thématiques (le corps, l’espace, l’obscurité) ne cesse de questionner l’image : son pouvoir de représentation et de transparence, mais aussi ses propres limites.
Pour ce dernier projet, alors que jeune adulte elle opérait un rapprochement avec sa mère, elle dû faire face à l’annonce d’une maladie très grave atteignant cette dernière.
“Thank you mum”, sans céder à la chronologie, esquisse les possibilités de liens : corporels, psychiques, narratifs, et pose la question de l’altérité.

(Text: Galerie Le Château d’eau)

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Al-Marriyya, un désert et la mer - Bernard Plossu | Galerie Le Château d'Eau | Toulouse
Okt
26
zu 6. Jan.

Ausstellung | Al-Marriyya, un désert et la mer - Bernard Plossu | Galerie Le Château d'Eau | Toulouse

  • Galerie Le Château d'Eau (Karte)
  • Google Kalender ICS

Galerie Le Château d’Eau | Toulouse
26. Oktober 2018 - 6. Januar 2019

“Al-Marriyya, un désert et la mer”
Bernard Plossu


SiteAlmeria-198716-320x208.jpg

À la fin des années 80, Bernard Plossu rencontre Françoise jeune photographe toulousaine. L’origine andalouse paternelle de celle qui deviendra son épouse les mène à découvrir la région d’Alméria. C’est pour eux un choc visuel et émotionnel. Ils décident de s’y installer. Plossu y retrouve les motifs ordinaires ou fragiles qu’il affectionne, les espaces arides aux grands ciels vides, les petits riens d’une vie qui va sans urgence sous la chaleur. Se composant de moments épiphaniques saisis au fil des années vécues dans cette part d’Andalousie, cette exposition trace en filigrane une sorte de portrait de ce territoire. Elle se révèle, en outre, comme un précipité du vocabulaire visuel faisant la singularité de l’œuvre de ce grand photographe.

(Text: Galerie Le Château d’eau)

Veranstaltung ansehen →
Biennale de la Photographie | ATTRAKTION ?! | Kunsthaus L6
Jun
9
zu 29. Juli

Biennale de la Photographie | ATTRAKTION ?! | Kunsthaus L6


Biennale de la Photographie | Kunsthaus L6 | Freiburg im Breisgau
9. Juni - 29. Juli 2018

ATTRAKTION ?!

Miriam Hünning, Stefan Karrer, Michaël Marchand, Babtiste Schmitt, Jakob Schnetz


Baptiste Schmitt,  Zeichen ohne Bedeutung , Athens, #8, 2014

Baptiste Schmitt, Zeichen ohne Bedeutung, Athens, #8, 2014


Dans l'ère actuelle des médias et de l’information où les images sont toujours et partout disponibles, de plus en plus d'images rivalisent pour attirer notre attention.  Dans son histoire, la photographie a eu pour fonction de témoigner des événements spectaculaires ou dramatiques : images de pays lointains, curiosités envoyées par cartes postales, événements politiques ou familiaux comme des mariages photographiés pour la postérité. L'attraction de ces images réside tout autant dans l'exclusivité de l’événement que celle de l'image elle-même. Dans l'ère des caméras issues de smartphones et du World Wide Web, cette unicité de l'image peine à se maintenir. 

L’exposition de la Galerie d’Art L6 pose la question de l’interaction entre attraction et photographie sur fond d’omniprésence de l’image dans notre société. La photographie devrait-elle se consacrer aux motifs peu attrayants – selon une tradition documentariste qui se tourne vers le non-vu et le non-perçu ?  Peu attrayants dans le sens où ces images se refusent à une esthétique courante ? Peu attrayants dans le sens où ces images se voient comme contre-projets au monde des images rapides d’aujourd’hui, et ouvrent sur de nouvelles perspectives sur des attractions et des mondes imagés déjà existants. 

Finn Schütt a étudié l’art et l’histoire des images à l’Humboldt Université de Berlin. Ses recherches portent sur la photographie documentaire contemporaine, et sur la photographie non européenne. Son mémoire portait sur les éditions de l’artiste Tobias Zielony. Il travaille actuellement en tant qu’assistant de conservation au Musée d'art contemporain de Fribourg (DE). 



The exhibition Attraktion?! questions interaction between attraction and photography against the backdrop of the omnipresence of images in our society. Should photography focus on unattractive subjects– according to a documentarian tradition engaged in the unseen and the unnoticed? Unattractive in the sense that these images refuse the usual aesthetics? 

Finn Schütt studied art and the history of images at the Humboldt University of Berlin. His research focuses on artistic documentary photography, and on non-European photography. He is currently working as a curatorial assistant at the Museum of Contemporary Art in Freiburg (Germany). 

(Text: Biennale de la Photographie)


Veranstaltung ansehen →
Biennale de la Photographie | ATTRACTION(S) L'étreinte du tourbillon | Musée des Beaux-Arts de Mulhouse
Jun
2
zu 16. Sep.

Biennale de la Photographie | ATTRACTION(S) L'étreinte du tourbillon | Musée des Beaux-Arts de Mulhouse


Biennale de la Photographie | Musée des Beaux-Arts de Mulhouse
2. Juni - 16. September 2018

ATTRACTION(S) L'étreinte du tourbillon

Lucile Boiron, Thomas Boivin, Anne-Lise Broyer, Alan Eglinton, Bernard Faucon, Hervé Guibert, Julien Marge, Denis Roche, Alix Cléo Roubaud


Bild: Alan Eglinton

Bild: Alan Eglinton


L’exposition L’étreinte du tourbillon traite du désir amoureux et croise différents regards sur l’être aimé. Partant de la chambre comme lieu de prédilection de l’attraction amoureuse, l’exposition aborde aussi une approche autobiographique propre aux années 1980 (Denis Roche, Alix Cléo Roubaud et Hervé Guibert), une approche plasticienne et narrative (Bernard Faucon) et met cet héritage en perspective avec les photographes contemporains Lucile Boiron, Thomas Boivin, Anne-Lise Broyer, Alan Eglinton et Julien Magre. 

Photographie et désir sont intrinsèquement liés. La pulsion du regard du photographe fixant des images extraites du tourbillon de la vie, s’approche d’une étreinte avec le réel. Dans l’acte photographique - pour reprendre une formulation issue des années 1980 et de la revue Les cahiers de la photographie - l’attraction est présente dans un impossible désir de toucher le réel devant soi. Entre réel et fiction, différents univers du couple sont visibles dans l’exposition : le couple au quotidien (Thomas Boivin), le couple mis en scène au quotidien (Alix Cléo Roubaud, Hervé Guibert, Denis Roche, Julien Magre), la couple virtuel (Lucile Boiron), le couple évoqué (Anne-Lise Broyer, Bernard Faucon), le couple en construction (Alan Eglinton). 

La chambre, lieu de prédilection de l’attraction amoureuse, devient l’espace de la mise en scène du couple par le biais de la photographie. La chambre c’est aussi la xcamera obscura grâce à laquelle la production de l’image photographique est possible. 

Quel regard rétrospectif portons-nous aujourd’hui sur ces images autobiographiques, qui interrogent autant le récit que le regard porté sur un quotidien intime ? Cet héritage semble subsister chez des photographes contemporains comme Julien Magre, Anne-Lise Broyer, Thomas Boivin et Alan Eglinton, qui mêlent écriture et photographie. L’exposition se termine avec Internet romance, chambres virtuelles de Lucile Boiron. 



Photography and desire are intrinsically linked. The impulse of the photographer framing images from the whirlwind of life bears a close resemblance to embracing reality. In the photographic act – to use a phrase from the 1980s and the magazine Les cahiers de la photographie – the attraction is in the impossible longing to touch the reality before you. Between reality and fiction, the different lives of couples are featured in the exhibition: the couple in everyday life; the couple staged in everyday life; the virtual couple; the evoked couple; the couples forming. 

The bedroom (chamber), the preferred location for passionate attraction, is the space for featuring couples through photography. The (optical) chamber is also a camera obscura for producing photographs. 

What is our retrospective view on these autobiographical images that question the narrative just as much as perception of private everyday life? This legacy seems to endure among contemporary photographers like Julien Magre, Anne-Lise Broyer, Thomas Boivin and Alan Eglinton, who combine writing and photography. The exhibition concludes with Internet Romance, Lucile Boiron’s virtual bedrooms. 

(Text: Biennale de la Photographie)


Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | Zones
Jun
2
zu 8. Juli

Ausstellung | Zones


FABRIKculture | Hégenheim
2. Juni - 8. Juli 2018

Zones

Kazuma Obara | Michel MazzoniEster VonplonGeorg Zinsler


Extrait de la série Cudesch da Visitas (2006-2007) | ©Ester Vonplon

Extrait de la série Cudesch da Visitas (2006-2007) | ©Ester Vonplon

Der Ausgangspunkt für die Ausstellung "Zones" ist der Film Stalker von Andrei Tarkovski. Ähnlich wie die Zone in Tarkowski’s Film oder die Sperrzone um das Kernkraftwerk in Tschernobyl 1986, haben bestimmte Orte eine grosse Anziehungskraft, gerade weil sie besonders gefährlich sind. FABRIKculture stellt zwei Fotografenpaare vor, die die Ausstellung bespielen. Gekennzeichnet durch die Ästhetik von Tarkovski’s Filmen und seiner Suche, das Unsichtbare zu beschreiben, zeigen Michel Mazzoni und Ester Vonplon eine neue Konstellation von Fotografien, die durch das Verlangen charakterisiert sind, Formen und die Kraft des Lichtes zu verfolgen. Georg Zinsler und Kazuma Obara haben eine Serie von verstrahlten Zonen um das Kernkraftwerk in Tschernobyl realisiert. In ihren Bildern werden diese zu realen oder virtuellen Zonen – mit einer mysteriösen Anziehungskraft.

L’exposition ZONES a pour point de départ le film Stalker d’Andrei Tarkovski. À l’instar de la Zone du film de Tarkovski ou de la zone de l’explosion nucléaire de Tchernobyl en 1986 - certains lieux revêtent un fort pouvoir d’attraction, alors même qu’ils sont particulièrement dangereux. L’exposition propose deux duos de photographes pour une partition qui se joue à quatre. Marqués par l’esthétique du cinéma de Tarkovski et sa quête pour transcrire l’invisible, Michel Mazzoni et Ester Vonplon proposent des constellations inédites de photographies investies par le désir de quête de formes et par la puissance de la lumière. Georg Zinsler et Kazuma Obara ont réalisé des séries à partir de la zone irradiée autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Leurs images traduisent des zones réelles ou virtuelles, dans une attraction mystérieuse. 

Veranstaltung ansehen →
Biennale de la Photographie | ATTRACTIONS#2018 | Le Centre Culturel Français
Jun
2
zu 2. Sep.

Biennale de la Photographie | ATTRACTIONS#2018 | Le Centre Culturel Français

  • Le Centre Culturel Français (Karte)
  • Google Kalender ICS

Biennale de la PhotographieLe Centre Culturel Français | Freiburg im Breisgqu
2. Juni - 2. September 2018

ATTRACTIONS#2018

Thomas Bourquin, Nolwenn Brod, Raphaël Coibion, Edouard Decam, Eliot Dudik, Nicolas Giraud, Shane Lavalette, Richard Renaldi, Philippe Spigolon, Mark Steinmetz, Susan Worsham


Shane Lavalette,  Kaylyn Swinging , 2010. Courtesy of the artist and the Robet Morat Galerie, Berlin. 

Shane Lavalette, Kaylyn Swinging, 2010. Courtesy of the artist and the Robet Morat Galerie, Berlin. 


Fondée sur la disjonction et les rapprochements, Attractions#2018 est une proposition subjective, nouée autour d'attirances sélectives de Pascal Amoyel. L'exposition déplie le thème pluriel de la Biennale de la Photographie de Mulhouse, « Attraction(s)», pour envisager une suite de pistes possibles. Si l'attraction est cette force invisible qui rapproche les corps physiques, il n'est en effet pas absurde d'y voir aussi la nature du lien fondamental qui fait adhérer la photographie au réel. Attractions#2018 est une invitation à se laisser déboussoler, à tisser des liens entre des œuvres provenant d'espaces-temps différents et construire ses propres champs d'attraction. 

Magnétique ou paronymique, l'attraction est aussi envisagée ici comme le moteur mystérieux qui, génération après génération, conduit au départ ou à l'exil. Qu'elle provienne du « Nouveau Monde », de la lune, ou de la soif de transcendance, l'attraction est ce désir de s'extraire de la condition originelle d'appartenance  (village, pays, corps, finitude...), la tentative d'échapper à ce qui nous retient au sol, d'aller vers l'autre et l'inconnu. L'équilibre instable serait alors l'aspect le plus concret de notre expérience humaine. 



Based on disjunction and rapprochement, Attractions#2018 is a subjective proposal, developed around Pascal Amoyel’s selective attractions. The exhibition opens up the diverse theme of the Mulhouse Biennial of Photography, ‘Attraction(s)’, to explore a series of potential paths. If attraction is this invisible force that brings physical bodies together, it is not so absurd after all to also see the nature of the fundamental bond that affiliates photography with reality. Attractions#2018 is an invitation to be disoriented, to form links between works originating from different times and spaces and to construct your own magnetic fields. 

Magnetic or paronymic, attraction is also envisaged here as the mystery driving force that, generation after generation, leads to departure or exile. Whether it comes from the ‘New World’, the moon, or the thirst for transcendence, attraction is this desire to remove oneself from the original condition of belonging (village, country, body, finiteness, etc.), the attempt to escape what keeps us on the ground, to go towards the other and the unknown. Unstable equilibrium would then be the most tangible aspect of our human experience. 


Pascal Amoyel est photographe. Il mène avec la photographie différentes pratiques complémentaires : travail personnel, commissariat d’exposition, conception éditoriale, écriture. Chacune de ses réalisations porte sur  l’invention d’un lieu qui rende le monde habitable. Pour la galerie Michèle Chomette, il a conçu avec Nicolas Giraud les expositions collectives Intrusions et Entre deux eaux. Photographe invité en résidence par la BPM, il a exposé sa série Not all Rebberg durant la BPM 2016. Pascal Amoyel vit et travaille en France.

(Text: Biennale de la Phtotographie)


Veranstaltung ansehen →
Biennale de la Photographie | ATTRACTION - Christian Milovanoff | La Filature
Jun
2
zu 2. Sep.

Biennale de la Photographie | ATTRACTION - Christian Milovanoff | La Filature


Biennale de la Photographie | La Filature | Mulhouse
2. Juni - 2. September 2018

ATTRACTION

Christian Milovanoff


Attraction | Christian Milovanoff

Attraction | Christian Milovanoff


L’attraction est ce qui arrive : un événement
L’attraction est un fait auquel vient aboutir une situation
L’attraction est la modification par influence d’une forme voisine
L’attraction est une contraction
L’attraction, c’est l’organisation de tensions et d’anachronismes
L’attraction : la gravité, toute la gravité, rien que la gravité
L’attraction ou le mouvement des astres
L’attraction est une image-valise, un porte-manteau
L’attraction, c’est regarder la lune et imaginer des histoires
L’attraction est une citation empreinte de séduction
L’attraction est un spectacle de variété
 

Christian Milovanoff

Christian Milovanoff travaille depuis 2012 sur des séries successives intitulées Attraction, montages d’images issues de ses archives personnelles - constats de l’état du monde aujourd’hui où l’histoire se mêle à la géographie. L’exposition est l’occasion de réunir trois séries : Attraction 0 et Attractions 2 inédites et Attraction 1 présentée en 2012 au Musée Réattu durant les Rencontres de la Photographie d’Arles. La projection du film Travail dramaturgique autour du livre BUREAUX(39mn, 2017) vient compléter l’exposition. 

Les peintures du musée du Louvre à Paris et celles de la Staatsgalerie à Stuttgart, la Rome antique, les bureaux, le supermarché, les bas-reliefs assyriens, la grande ville de Pittsburgh, autant de lieux que, depuis plus de trente ans, Christian Milovanoff photographie. Reproduire, monter, archiver, documenter, raconter, voilà les maîtres mots à l’oeuvre dans son travail mi-documentaire, mi-fictionnel, comme une tentative d’organiser le chaos du visible. Christian Milovanoff a notamment exposé au Louvre, au Musée Niepce de Chalon sur Saône et au Musée Réattu d’Arles durant les Rencontres de la Photographie 2012. 

Le film Travail dramaturgique autour du livre BUREAUX a reçu le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP). 



Christian Milovanoff was born in 1948 in Nîmes.  Between 1980 and 1986, Christian Milovanoff captured detailed views of Old Master paintings at the Louvre, photographically deconstructing these works to increasing levels of abstraction. From 1984 to 1986, he participated, along with twenty-seven other international photographers, in a special project for the DATAR (the French ministerial delegation for territorial planning and regional action). He chose office spaces as the subject of this work, with reference to 17th-century Dutch paintings of interiors. Archiving and montage remain primary concerns for the artist. In 1994, the Saint-Etienne Museum of Modern Art presented his Supermarket series, comprised of photographs of packaged consumer goods, stocked and stacked on the shelves of large retail chain stores. At the Frick Art and Historical Center in 2002, Christian Milovanoff exhibited his Conversation Pieces, named after the informal group portraits popular in the 18th century, particularly in England. 

Christian Milovanoff has worked since 2012 on consecutive series called Attraction, images assembled from his personal archives – observations of the state of the world today where history combines with geography. The exhibition is an opportunity to bring three series together: Attraction 0 and Attractions 2 previously unseen and Attraction 1 presented in 2012 at the Musée Réattu during the Rencontres de la Photographie d’Arles. The projection of the film Travail dramaturgique autour du livre BUREAUX (39min, 2017) complements the exhibition. 

(Text: Biennale de la Photographie)

Veranstaltung ansehen →
Biennale de la Photografie | Lebensformen - Janine Bächle | Galerie de la Bibliothèque Grand-Rue
Jun
2
zu 2. Sep.

Biennale de la Photografie | Lebensformen - Janine Bächle | Galerie de la Bibliothèque Grand-Rue

  • Bibliothèque Grand-Rue (Karte)
  • Google Kalender ICS

Biennale de la Photographie | Galerie de la Bibliothèque Grand-Rue | Mulhouse
2. Juni - 2. September 2018

Lebensformen
Janine Bächle


Lebensformen | Janine Bächle

Lebensformen | Janine Bächle


Avec la série Lebensformen (Formes de vie), Janine Bächle a photographié des personnes qui vivent ensemble dans la nature pendant plusieurs semaines lors de Rainbow Gatherings. La série est structurées à partir de triptyques respectivement composés d’un portrait, d’une habitation précaire (tente) et d’un document écrit à la main. Les textes manuscrits expliquent le choix de cette forme de vie : le désir de vivre en harmonie avec la nature, l’interêt pour  un mode de vie écologique, le contentement d’une vie de simplicité, le pacifisme et l’échange entre des cultures et nationalités diverses. Pour les gens qui participent à ces Rainbow Gatherings le développement personnel est particulièrement important. 

Janine Bächle, née en 1990 en Allemagne, a commencé ses études à la Haute école des Arts du Rhin de Mulhouse en 2010. Depuis 2012, elle étudie la photographie et le design graphique à la Hochschule für Gestaltung d’Offenbach (DE). En 2016, elle a réalisé un semestre d’échange à Brisbane, Australie. Sa série Lebensformen a reçu un prix du Conseil Allemand du Développement Durable en 2017. Pendant ses études, Janine Bächle a auto-éditée plusieurs livres photographiques, elle a exposée nationalement et internationalement et a été publiée par Journal 360°, Fotoroom, The Third Eye magazine, Soft Skin Fanzine. 

Á l'occasion de l'exposition, le livre Lebensformen (formes de vie) est publié chez Médiapop édition. 



The series ‘Lebensformen’, meaning ‘ways of life’, documents people living together in nature for several weeks at Rainbow Gatherings in Italy and Lithuania in the summer of 2015. 

A portrait, a photograph of the dwelling of the person/s and a handwritten document respectively form a group within the series. The texts written in the native languages of the portrayed people explain why they decided for this way of life and what they appreciate about it. Frequently mentioned within the text was a longing to live in tune with nature, the interest in ecological sustainability, the satisfaction of simplistic life, pacifism and the exchange with diverse cultures and nationalities. Personal development, the increase of awareness, physical and psychological healing is especially important to the people attending these gatherings. Five landscape photographs have been included placing the portrait groups in a wider context of the gatherings, along with two books in a slipcase showing additional portrait groups, details and surroundings. 

Janine Bächle, born in 1990 in Germany, started her fine art studies in 2010 at Haute école des Arts du Rhin in Mulhouse, France. Since 2012 she has studied photography and graphic design at Hochschule für Gestaltung in Offenbach, Germany. In 2016 she received the DAAD scholarship to study a semester abroad in Brisbane, Australia. After completing an internship with photographer and artist Olaf Unverzart in Munich, she now is based back in Offenbach. For her photo series ‘Lebensformen’ she received an award by the German Council for Sustainable Development in 2017. During her studies Janine Bächle has self-published several photo books, exhibited nationally and internationally and was published by Journal 360°, Fotoroom, The Third Eye magazine, Soft Skin Fanzine and others.

(Text: Biennale de la Photographie)
 


Veranstaltung ansehen →
Vernissage | "Brise-lames"
Mai
6
6:00 nachm.18:00

Vernissage | "Brise-lames"


Galerie L'Aberrante | Le Crès
Vernissage | 6. Mai 2018 | 18 Uhr
4. Mai - 24. Juni 2018
"Brise-lames" | Marie Havel


Marie Havel |  Courtesy H Gallery

Marie Havel | Courtesy H Gallery

Un brise-lames est sensé épargner l’érosion à un littoral considéré comme vulnérable. Les pièces présentées pour cette exposition sont comme tant de brise-lames, qui tentent de conserver non sans mal, des paysages, des lieux dans un état flottant, instable, avant leur chute annoncée. Ils sont des moyens détournés, des faux-fuyants pour contourner l’inéluctable un instant et contempler ce qui bientôt ne sera plus, en faisant un pas de côté. 

Si cette question de la disparition en train de se faire est récurrente dans mon travail, les œuvres proposées ici sont une sélection de travaux réalisés au moyen de l’outil photographique, mais là aussi en marquant un pas de côté puisque la photographie est un support à d’autres techniques, relevant souvent de la pratique du dessin ou du modélisme omniprésentes dans mon travail. 

La photographie est utilisée par l’ensemble des artistes plasticiens, qu’il ne s’agisse que d’un support, d’une inspiration, d’une collection d’images ou de l’oeuvre elle-même, elle est omniprésente. Dans mon travail, la photographie est un outil de recherche le plus souvent et lorsqu’elle est l’oeuvre présentée, je souhaite lui faire rencontrer les autres techniques constituantes de mon travail, comme un médium en entre-deux, coincé entre la recherche et l’oeuvre finale, entre une prise de vue rapide et un geste physique invoquant une temporalité et une matérialité autres. 

Veranstaltung ansehen →
Ausstellung | "Brise-lames"
Mai
4
zu 24. Juni

Ausstellung | "Brise-lames"


Galerie L'Aberrante | Le Crès
4. Mai - 24. Juni 2018
"Brise-lames" | Marie Havel


Marie Havel |  Courtesy H Gallery

Marie Havel | Courtesy H Gallery

Un brise-lames est sensé épargner l’érosion à un littoral considéré comme vulnérable. Les pièces présentées pour cette exposition sont comme tant de brise-lames, qui tentent de conserver non sans mal, des paysages, des lieux dans un état flottant, instable, avant leur chute annoncée. Ils sont des moyens détournés, des faux-fuyants pour contourner l’inéluctable un instant et contempler ce qui bientôt ne sera plus, en faisant un pas de côté. 

Si cette question de la disparition en train de se faire est récurrente dans mon travail, les œuvres proposées ici sont une sélection de travaux réalisés au moyen de l’outil photographique, mais là aussi en marquant un pas de côté puisque la photographie est un support à d’autres techniques, relevant souvent de la pratique du dessin ou du modélisme omniprésentes dans mon travail. 

La photographie est utilisée par l’ensemble des artistes plasticiens, qu’il ne s’agisse que d’un support, d’une inspiration, d’une collection d’images ou de l’oeuvre elle-même, elle est omniprésente. Dans mon travail, la photographie est un outil de recherche le plus souvent et lorsqu’elle est l’oeuvre présentée, je souhaite lui faire rencontrer les autres techniques constituantes de mon travail, comme un médium en entre-deux, coincé entre la recherche et l’oeuvre finale, entre une prise de vue rapide et un geste physique invoquant une temporalité et une matérialité autres. 

Veranstaltung ansehen →