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Ausstellung | Freilebende Pferde - Markus Saxer | Le Roselet | Les Breuleux
Jan
19
zu 14. Juli

Ausstellung | Freilebende Pferde - Markus Saxer | Le Roselet | Les Breuleux


Le Roselet | Les Breuleux
19. Januar - 14. Juli 2019

Fotografien freilebender Pferde
Markus Saxer  


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Markus Saxer ist ein Schweizer Fotograf, der es auf faszinierende Weise versteht, Fotografie auf das Wesentliche zu reduzieren. Seine Bilder wirken als Ganzes – schlicht und doch unglaublich ausdrucksstark. Seine Umsetzung in Schwarz-Weiss verstärkt die Wirkung noch zusätzlich. 

Die Fotos entstehen bei Begegnungen mit freilebenden Pferden in den Naturreservaten von Spanien, Bosnien, Namibia, Island und Frankreich. Es entstehen faszinierende Momentaufnahmen vom Verhalten der Pferde. Markus Saxers Liebe zu und Vertrautheit mit Pferden lässt sich auch in seinen Fotografien erahnen. Wichtig ist ihm beim Fotografieren, dass die Tiere in ihrem natürlichen Sozialverhalten nicht gestört werden. Er erzählt: "Oft schaue ich den Tieren bewundernd zu und vergesse dabei ganz, den Auslöser der Kamera zu betätigen."

(Text: Ann Schär, Stiftung für das Pferd)

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Ausstellung | Droit à l’image - Christophe Loiseau | Focale | Nyon
Mai
12
zu 30. Juni

Ausstellung | Droit à l’image - Christophe Loiseau | Focale | Nyon

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Focale | Nyon
12. Mai - 30. Juni 2019

Droit à l’image
Christophe Loiseau


Christophe, de la série «Droit à l’image». © Christophe Loiseau

Christophe, de la série «Droit à l’image». © Christophe Loiseau


Pour réaliser son projet « Droit à l’image », le photographe français Christophe Loiseau a fait le pari de travailler avec des détenus. Pendant près de deux ans, il a en effet animé un atelier photographique dans la maison centrale d’Arles, l’une des sept prisons françaises les plus sécurisées.

Ayant obtenu l’autorisation de photographier partout dans la prison et d’introduire des objets utiles aux images recherchées, le photographe a pu collaborer avec une quarantaine de détenus. Partant d’entretiens sur l’image que chacun a de lui-même, et sur l’image que l’on veut donner de soi, il a mis en scène des « histoires-portraits ». Celles-ci sont nées de la complicité entre le photographe et son modèle, lequel avait le choix de proposer un objet ou un lieu comme point de départ à la prise de vue.  Le but n’était pas de produire un reportage sur la vie carcérale, « l’objet prison » n’étant quasiment jamais apparent.

« Droit à l’image » a ainsi permis aux détenus de réfléchir à une représentation d’eux-mêmes et d’utiliser la photographie comme instrument de découverte. Il a aussi mis en évidence l’importance des portraits en prison, les détenus n’ayant pas de photographies d’eux-mêmes, ce qui signifie aussi qu’ils ne peuvent en donner à leurs proches.

Photographe professionnel depuis 1993, Christophe Loiseau (*1968, vit et travaille à Lille) travaille dans de nombreux domaines de la photographie (portraits, spectacles, réalisation de scénographie en image, installation photographique, animation d’atelier photo). « Droit à l’image » a été exposé lors des Rencontres de la photographie à Arles en 2018 et au Jimei x Arles International Photo Festival 2018.

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Ausstellung | Everything is up in the air, thus our vertigo - Yann Mingard | Musée d'Elysée | Lausanne
Mai
29
zu 25. Aug.

Ausstellung | Everything is up in the air, thus our vertigo - Yann Mingard | Musée d'Elysée | Lausanne


Musée d’Elysée | Lausanne
29. Mai - 25. August 2019

Everything is up in the air, thus our vertigo
Yann Mingard


Yann Mingard_Chapitre Evolution, un lion a la criniere empaille 2015 © Yann Mingard_Courtesy Parotta Contemporary Art.jpg

Das Projekt Everything is up in the air, thus our vertigo des Schweizer Fotografen Yann Mingard ist zwischen 2015 - 18 entstanden. Es stellt einen Meilenstein im karrierebegleitenden Interesse des Künstlers zur Schaffung einer „fotografischen Diagnostik von Zeitgenossenschaft“ dar. Dies vor allem im Hinblick auf weitreichende natürliche, technologische und soziale Phänomene und deren Auswirkungen sowohl auf unseren gegenwärtigen „Geisteszustand“ als auch den „Weltzustand“. Die Ausstellung ist nicht nur eine europäische Premiere, sondern zeigt – nach Ausstellungen zu Matthias Bruggmann oder Nicolas Savary – auch das Engagement des Musée de l’Elysée für die Unterstützung von aufstrebenden und etablierten Künstlern in der Schweiz. In diesem Fall hat der in Colombier lebende und vormals auch im Gartenbau tätige Künstler eine Werkreihe geschaffen, die von geologischen Vorstellungen und Konzepten wie der Sedimentation und Schichtung inspiriert ist. Sie aktiviert damit teils paradoxe, teils auch dystopische Metaphern und Kontexte, die global verteilte Phänomene aus verschiedenen Zeitaltern zu kombinieren vermögen. So taucht der Künstler in einem Unterkapitel sowohl in unsere aktuelle Medienlandschaft, als auch in die Kunstgeschichte ein und stellt Webcam-Bilder von Himmeln chinesischer Metropolen den Details von Himmeln aus William Turner Gemälden gegenüber. Diese doppelte Bewegung in Zeit und Raum wurde durch eine Studie inspiriert, die den langfristigen Klimawandel anhand visueller Beweise untersucht, welche einer grossen Stichprobe historischer Gemälde entnommen wurden.

Durch die Kombination seines charakteristischen und oft düsteren fotografischen Stils von Stillleben und Landschaftsbildern mit angeeigneten Dokumenten und Filmstills gelingt es ihm, eine synoptische visuelle Gegenüberstellung zu erzeugen. Dabei werden mehrere Szenarien nebeneinandergestellt: eine nukleare Beinahe-Katastrophe, die „Wiedererschaffungsbestrebungen“ des Wollmammuts und die Weiterentwicklung eines katholischen Gelübdes, welches in der Aletschregion zur Beeinflussung der Gletscherentwicklung verwendet wird. Diese globalen Zusammenhänge und das Anthropozän als Periode planetarischer menschlicher Intervention, werden hier als manchmal absurde, aber immer sehr lokale und historisch spezifische Unterkapitel präsentiert. War sein vorheriges Projekt Deposit noch langfristiger und enzyklopädischer angelegt, so ist das aktuelle Projekt in seiner künstlerischen Strategie allegorischer, aber nicht weniger weitreichend und relevant. Letztendlich fordert uns die Ausstellung auf, unsere eigene Positionierung als Bürger/innen und Konsument/ innen in einer Welt zu überdenken, welche angesichts unseres Schicksals als planetarisches Netzwerk menschlicher und nichtmenschlicher Akteure immer öfter aus dem Ruder geraten und damit schwindelerregend erscheint.


Le projet Tant de choses planent dans l’air, d’où notre vertige a été conçu par le photographe suisse Yann Mingard entre 2015 et 2018. Il marque une nouvelle évolution de l’intérêt que porte l’artiste à la création de « diagnostics photographiques de la contemporanéité », en rapport avec des phénomènes naturels, technologiques et sociaux ainsi que leur impact sur notre état d’esprit actuel et celui du monde en général. L’exposition reflète l’engagement et le soutien constants du Musée de l’Elysée envers les artistes suisses émergents, ou déjà plus avancés dans leur carrière, comme ce fut le cas avec Nicolas Savary et Matthias Bruggmann. C’est par ailleurs une première en Europe.

L’œuvre de Yann Mingard, qui vit à Colombier et est horticulteur de formation, s’inspire de notions et de méthodes empruntées à la géologie, comme celles de sédimentation et de stratification. Elle engendre des métaphores tenant du paradoxe ou de la dystopie, à l’instar de situations qui parviennent à combiner des phénomènes aux temporalités différentes, téléportant ainsi l’observateur de l’instant présent vers notre passé préhistorique. Ceci s’illustre, par exemple. dans un sous-chapitre où l’artiste explore le paysage médiatique actuel et l’histoire de l’art, juxtaposant des images prises, par webcam, de ciels métropolitains chinois à des morceaux de ciels peints par William Turner. Ces doubles mouvements, tant dans le temps que l’espace, furent inspirés par les travaux d’un climatologue qui a étudié, sur la durée, le changement climatique à travers des preuves visuelles fournies par un nombre important de peintures historiques. En combinant un style photographique assez sombre dans ses natures mortes et ses paysages avec des documents et enregistrements provenant d’une variété de sources, Yann Mingard parvient à créer un itinéraire visuel synoptique. Côte à côte se retrouvent des scénarios de presque-accidents nucléaires, des tentatives de résurrection du mammouth laineux et l’évolution, ou plus exactement l’inversion, d’une prière catholique vieille d’un siècle utilisée dans la région d’Aletsch pour préserver son glacier.

Le contexte mondial et les cadres temporels géologiques dans lesquels se produisent le changement climatique et l’anthropocène – appelée aussi Grande accélération –, où l’activité humaine a pris une ampleur planétaire, sont ici mis en scène comme des chapitres secondaires parfois absurdes, propres à un lieu et un moment historique particuliers. Au final, l’exposition nous invite à réfléchir sur notre propre rôle et nos prises de position en tant que citoyens et consommateurs, dans un monde qui semble de plus en plus à la dérive et pris de vertige face au destin qui sera le nôtre en tant que réseau planétaire d’acteurs humains et non humains.

(Text: Musée d’Elysée Lausanne)

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Ausstellung | Kopiec Bonawentura - Lucas Olivet | Espace JB | Carouge
Jun
14
zu 15. Juli

Ausstellung | Kopiec Bonawentura - Lucas Olivet | Espace JB | Carouge


Espace JB | Carouge
14. Juni - 15. Juli 2019

Kopiec Bonawentura
Lucas Olivet


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A true behind-the-scenes gathering around Lac Noir located in the municipality of Wentworth in Canada, this exhibition is an invitation to travel and discover an exceptional nature. Accustomed to the places, Lucas Olivet goes every day to the family cottage where he continues to work around the lake, the vegetation and the relationship of the man to the water. Through a raking light, he tries to pay homage to this wild nature, to discover the traces of a certain spirituality in which the human presence is found to live simply, in the calm, the rhythm of the sun.

These pictures are the result of patient work. Sober and intimate, they are like Black Lake. They take us into this relaxing landscape, bathed in sunshine and so much so that they seem to be out of time.

“Black Water Ballad” comes after “Wentworth”, an evolving project around the Canadian campaign that was presented at the Biel International Photography Festival in 2013 and in 2014 at the European Young Photography Festival at 104 in Paris.

(Text: Sophie Eigenmann)

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Ausstellung | Parc du Doubs - Henrik Spohler | Musée des beaux-arts | Le Locle
Jun
22
zu 13. Okt.

Ausstellung | Parc du Doubs - Henrik Spohler | Musée des beaux-arts | Le Locle

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Musée des beaux-arts | Le Locle
22. Juni - 13. Oktober 2019

Parc du Doubs
Henrik Spohler


© Henrik Spohler, Doubs, Barrage du Châtelot, septembre 2018

© Henrik Spohler, Doubs, Barrage du Châtelot, septembre 2018

In dem Wunsch, eine Gelegenheit zur Auseinandersetzung mit der zeitgenössischen Landschaftzu schaffen, hat das MBAL gemeinsam mit dem 2012 gegründeten und national bedeutsamen Naturpark Doubs eine Künstlerresidenz organisiert. Die Wahl fiel auf den deutschen Fotografen Henrik Spohler (1965), der im Rahmen seiner Reisen in verschiedene Regionen der Welt der zeitgenössischen Landschaft seit vielen Jahren eine besondere Aufmerksamkeit widmet. Seine Arbeiten evozieren stets den Blick, den der Mensch zu einem bestimmten Zeitpunkt und in einer bestimmten Gesellschaft auf die Natur wirft. Dabei klingen Faszination, das Paradoxe, die Natur, Kultur, Mythen, Konstrukte und Sehnsüchte an. Das konkrete Interesse für einen Schweizer Naturpark gestattet es, die Definition der „Natur“ im 21. Jahrhundert zu hinterfragen.

Für seine Künstlerresidenz in dem Naturpark Doubs erhielt Spohler rundum freie Hand. Seine einzige Vorgabe war, ein Porträt des Parks anzufertigen, der sich auf einer Fläche von etwa 300 km2 erstreckt. Das südlich des Flusses an der Grenze zu Frankreich gelegene Gebiet reicht von Les Brenets nahe Le Locle bis nach Saint-Ursanne, durch die Freiberge des Jura. Zwischen Herbst 2018 und Frühjahr 2019 erkundete Spohler den Park mit seinen Böschungen und Weiden auf unzähligen langen, einsamen Streifzügen. Er interessierte sich insbesondere für die Art und Weise, wie die menschliche Tätigkeit die Landschaft gestaltet und dabei geschützte Gebiete einbezieht. Spohler war ein Zeuge der Spannungen, die auf dem Land allgegenwärtig sind, denn hier treffen natürliche und bebaute Landschaften, der ländliche und der städtische Raum aufeinander. Seine bemerkenswert besonnenen Bilder fangen die ganz besondere Atmosphäre ein, die diese vom Menschen erschlossenen Orte ausstrahlen.

Die Ausstellung wird von einer durch den Naturpark Doubs und das MBAL produzierten Publikation begleitet.

© Henrik Spohler, Les Roches-de-Moron (Les Planchettes), octobre 2018

© Henrik Spohler, Les Roches-de-Moron (Les Planchettes), octobre 2018

A l’heure où notre monde vit des modifications climatiques dont nous ne mesurons pas encore l’impact, le MBAL apporte sa pierre à l’édifice en proposant une réflexion par l’image sur le paysage contemporain. Inviter un photographe à observer un territoire consiste d’une part à offrir une représentation du paysage à nos contemporains et aux générations futures, et d’autre part à ouvrir de nouveaux horizons sur la pensée du paysage. Le MBAL et le Parc naturel régional du Doubs se sont ainsi associés pour organiser une résidence d’artiste. Le choix s’est porté sur le photographe allemand Henrik Spohler (1965) pour le regard singulier qu’il porte depuis de nombreuses années sur le paysage contemporain lors de ses voyages dans différentes régions du monde. Le projet Parc du Doubs entend aller au-delà du simple témoignage consacré à ce parc naturel régional d’importance nationale dont la création remonte à 2012. S’intéresser de près à un parc naturel suisse permet d’interroger la définition de la « nature » au 21e siècle.

Le dernier grand projet de Spohler s’intitulait Le Troisième Jour en référence à la Genèse biblique et au jour durant lequel Dieu aurait créé la nature. Le photographe nous présentait une vision crue et sans artifices de l’agriculture industrielle. Dans le cadre de la résidence d’artiste au sein du Parc du Doubs, Spohler a reçu carte blanche. La seule condition qui fut posée était de faire le portrait du parc qui s’étend sur quelque 300 km2. Ce territoire, situé au sud de la rivière, à la frontière française, s’étend des Brenets, près du Locle, jusqu’à Saint-Ursanne en passant par les Franches-Montagnes.
Spohler a sillonné entre l’automne 2018 et le printemps 2019 le Parc, ses berges et pâturages lors de longues promenades en solitaire. Il a été particulièrement intéressé par la manière dont l’activité humaine façonne le paysage tout en défendant des zones protégées. Spohler observe les tensions que vit la campagne, où le naturel côtoie le construit, où le rural côtoie l’urbain. Ses prises de vue remarquablement contrôlées répondent à l’atmosphère qui se dégage de ces lieux aménagés.

Les humains du 21e siècle, pour la plupart citadins, aspirent encore à une nature sauvage mais celle-ci se révèle être en réalité une utopie qu’il est difficile de tenir à l’écart de l’urbanisation que connaît la planète.

Le regard scrutateur de Spohler montre que nous ne pouvons plus nous contenter de contempler les paysages comme de beaux décors. L’agriculture, l’élevage, le jardinage fabriquent une nature qui est humaine. Le paysage est ainsi composé à la fois d’un espace « naturel » et d’un espace « vivant », « humain », un espace social, économique, marqué par l’histoire des transformations de la nature en territoire. Il y a beaucoup à apprendre sur nos sociétés humaines en observant la géographie qui se dessine à la surface de la terre, et c’est ce que Spohler cherche à mettre en lumière. Dans sa photographie, le paysage n’est ainsi pas à l’arrière-plan comme cela a souvent été le cas : il fait venir le fond au premier-plan pour nous montrer l’interrelation entre nature, territoire et regard humain.

Réalisée en collaboration avec le Parc naturel régional du Doubs, l’exposition est accompagnée par une publication produite par les deux institutions et disponible au MBAL.

© Henrik Spohler, Les Emibois, mars 2019

© Henrik Spohler, Les Emibois, mars 2019

With the aim of inspiring reflection on contemporary landscape, the MBAL partnered with Parc du Doubs (a regional nature park of national importance created in 2012) to organize an artist residency. The photographer Henrik Spohler, born in Germany in 1965, was chosen for the unique approach he applies to today’s landscape during his travels around the world. Spohler’s work always evokes the way humans see nature, at a given time and in a gi­ven society. His photographs reveal fascinations, paradoxes, nature, culture, myths, construction, aspirations. In his examination of the park, he explores what we mean by “nature” in the 21st century.

We gave Spohler carte blanche during his residency at Parc du Doubs; the only stipulation was that he create a portrait of the park, which covers 300 km2 south of the Doubs River along the border between Switzerland and France. The park stretches from Les Brenets, near Le Locle, up to Saint-Ur­sanne, passing through Jura’s Franches-Montagnes district. From autumn 2018 to spring 2019, Spohler made his way through the park’s riverbanks and pastures on long, solitary treks. He was particularly interested in the way human activity has fashioned the land despite its protected status. He bore witness to the inherent tensions of the countryside, where nature meets development and rural meets urban. His remarkably controlled photo­graphs are a response to the atmosphere in this hybrid landscape.

A publication co-published by the MBAL and the Parc du Doubs accompa­nies the exhibitionand is available at the MBAL.

(Text: Nathalie Herschdorfer, Musée des beaux-arts, Le Locle)

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Ausstellung | Berge - Magnum Photos | Musée des beaux-arts | Le Locle
Jun
22
zu 13. Okt.

Ausstellung | Berge - Magnum Photos | Musée des beaux-arts | Le Locle

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Musée des beaux-arts | Le Locle
22. Juni - 13. Oktober 2019

Berge - Magnum Photos


On the road to Cuzco, near Pisac, Peru, May 1954 © Werner Bischof | Magnum Photos

On the road to Cuzco, near Pisac, Peru, May 1954 © Werner Bischof | Magnum Photos

Die Bergwelt zieht Fotografen auf der ganzen Welt in ihren Bann. Als internationale Referenz auf dem Gebiet des Fotojournalismus bewahrt die 1947 gegründete Agentur Magnum in ihren Archiven Bilder der höchsten Gipfel der Welt auf. Zwar ist die Agentur nicht für ihre Landschaftsbilder berühmt, doch die Bergwelt zieht sich wie ein roter Faden durch ihre über 70-jährige Geschichte. Man erinnert sich nicht nur an die berühmten Fotografen der Agentur, wie zum Beispiel Werner Bischof, René Burri, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Raymond Depardon, Elliott Erwitt, Martine Franck, Susan Meiselas, Martin Parr und Alec Soth – sondern Magnum Photos ist vielen zudem ein Begriff als Kollektiv, das sich für eine engagierte Fotografie einsetzt. Mittels dieser Sammlung von Fotos entdecken wir die Faszination, die hohe Gipfel auf den Menschen ausüben – und zwar überall auf der Welt. Der Bergwelt wird sowohl Verehrung als auch Furcht entgegengebracht. Bis ins 20. Jahrhundert hinein erschien sie unzerstörbar; heute hingegen werden wir uns immer stärker bewusst, wie der betriebene Raubbau die Gebirgslandschaft schwächt. Ein Abschnitt der Ausstellung ist dem Schweizer Werner Bischof gewidmet und wurde in Zusammenarbeit mit dem Werner Bischof Archiv in Zürich realisiert. Während des Zweiten Weltkriegs durfte der berühmte Fotograf die Schweiz nicht verlassen. Er nutzte die Zeit zu regelmäßigen, ausgedehnten Exkursionen in die Alpen, auf denen er oft allein unterwegs war. Die Bergwelt sollte ihn nicht mehr loslassen. Später reiste Bischof in alle Teile der Welt und besonders gern in große Höhen. Im Jahr 1954, zwei Jahre nach seiner Himalaya-Reise, war er in den Anden unterwegs, als er bei einem Autounfall ums Leben kam. Der 38-jährige Bischof war der erste Fotograf, den die Agentur Magnum verlor; die von ihm so geliebte Bergwelt hatte das letzte Wort in seinem Leben gesprochen.

Die Ausstellung wird vom MBAL in enger Zusammenarbeit mit Magnum Photos organisiert. Ein vom Prestel Verlag herausgegebenes Buch begleitet sie. Vom 17. Juli 2019 bis 7. Januar 2020 wird eine Version der Ausstellung in Forte di Bard unweit von Aosta zu sehen sein.

Europe, 2016 © Carl De Keyzer | Magnum Photos

Europe, 2016 © Carl De Keyzer | Magnum Photos

La montagne est un sujet qui captive les photographes partout dans le monde. Il suffit de parcourir l’histoire de la photographie pour voir à quel point le paysage de montagne est un sujet en soi pour les premiers photo­graphes. Référence absolue du photojournalisme depuis sa création en 1947, l’agence Magnum est célébrée pour le talent de ses photographes. Bien que Magnum Photos ne soit pas célèbre pour ses paysages, la montagne demeure un fil conducteur qui permet de parcourir l’histoire de l’agence, réunissant ainsi dans ses archives des images des plus hauts sommets du monde. Fondé par un petit groupe d’amis réunis autour de Robert Capa, l’agence comprend une quinzaine de membres dans les années 1950. Ses fondateurs défen­daient le témoignage par l’image tout en revendiquant la capacité du photo­graphe à apporter une vision singulière et sensible sur des sujets à traiter. A cette époque la télévision n’existe pas et une bonne partie de la planète n’a jamais vu un objectif. Aujourd’hui, l’agence compte 40 membres. Les gé­nérations passent mais une chose persiste : appartenir à Magnum Photos, c’est défendre une photographie engagée, exigeante, autonome et surtout indépendante.

Nombreux sont les photographes qui traversent l’histoire de Magnum Photos. Si les regards, les styles, les expériences sont multiples, les photographes se battent pour garder un oeil ébloui, admiratif devant les paysages et les hu­mains qui habitent dans des conditions parfois difficiles. Se rendre dans des lieux éloignés, emprunter des chemins escarpés, ou simplement difficiles d’accès, est parfois un passage obligé. Nombre de reportages témoignent des rencontres et scènes quotidiennes croisées sur la route. L’exposition s’éloigne des événements marquants du 20e siècle auxquels ont participé les photographes de Magnum Photos – ou mieux les laisse en arrière-plan – pour mettre au premier plan un décor spécifique, celui de l’altitude. Le thème évoque la fascination que l’humain a pour les hauts sommets – et ce sur tous les continents.

La montagne rapproche l’humain de la nature, le projette parfois dans des conditions climatiques extrêmes, le rend souvent humble face aux éléments.

Alors que la sensibilité humaniste des premières générations de photo­graphes de l’agence Magnum fait généralement d’eux des artistes qui affir­ment leur communion avec le monde qu’ils photographient, les générations suivantes observent leurs semblables sous un nouveau regard. Lorsque les photographes décident d’aller à la rencontre de la montagne aux prises avec un tourisme intense, ils savent qu’ils se trouvent face à une nature aménagée et mise en scène. Au 21e siècle, la montagne a tant été domestiquée qu’elle en est réellement fragilisée. Alors qu’a cours son industrialisation intensive, les photographes dépeignent les usages et abus que l’homme inflige à la na­ture, soulevant par là des questions sociales et politiques. Aujourd’hui, il s’agit moins de faire découvrir des lieux restés inaccessibles mais de mon­trer un environnement en mutation, voire en péril.

L’exposition, qui est accompagnée d’un livre publié par Prestel et disponible en anglais et en allemand, est organisée par le MBAL en étroite collaboration avec Magnum Photos. Elle a reçu la généreuse contribution de Zenith. Une version de l’exposition est à découvrir au Forte di Bard, dans la vallée d’Aoste, entre le 17 juillet 2019 et le 7 janvier 2020.

Africa's majestic second highest peak, contains the remnants of fast disappearing snowfields, Mount Kenya, 2004 © Alex Majoli | Magnum Photos

Africa's majestic second highest peak, contains the remnants of fast disappearing snowfields, Mount Kenya, 2004 © Alex Majoli | Magnum Photos

Mountains have long fascinated photographers from all over the world. The archives of Magnum Photos – the biggest name in photojournalism since its creation in 1947– contain images of some of the world’s highest peaks. Magnum Photos is not known for landscape photography, but the theme runs through the agency’s 80-year history. Many of its members have become important figures in the history of photography: Werner Bischof, René Bur­ri, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Raymond Depardon, Elliott Erwitt, Martine Franck, Susan Meiselas, Martin Parr and Alec Soth, to mention only a few. But the agency as a whole has also had a major impact, through its de­dication to politically engaged photography. These photographs are not only a testament to a very human fascination with mountains all over the world, but also to the veneration and fear that they can inspire. Up until the 20th century, mountains seemed to be indestructible, but today, we see mountain habitats overused and endangered. Part of the exhibition is devoted to re­nowned Swiss photographer Werner Bischof, and presented in partnership with the Werner Bischof Archives in Zurich. During the Second World War, Bischof was unable to leave the country but took long regular trips to the Alps, often alone. His love for the mountains never faded. He later roamed the world and never stopped seeking high altitudes. In 1954, two years after an expedition to the Himalayas, he traveled to the Andes, where he died in a road accident. At the age of 38, Bischof was the first Magnum photographer to pass away. The mountains –which fascinated him so much – had the last word.

The exhibition was developed by the MBAL in close collaboration with Magnum Photos. It received the generous contribution of Zenith. It is accompanied by a book published by Prestel. A ver­sion of the exhibition will also be on display from 17 July 2019 to 7 January 2020 at Forte di Bard, near Aosta, Italy.

(Text: Nathalie Herschdorfer, Musée des beaux-arts Le Locle)

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Vernissage | Jan Groover | Musée d'Elysée | Lausanne
Sep
17
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Jan Groover | Musée d'Elysée | Lausanne


Musée d’Elysée | Lausanne
17. September 2018

Jan Groover


Jan Groover, Sans titre, vers 1987 © Musée de l’Elysée, Lausanne – Fonds Jan Groover

Jan Groover, Sans titre, vers 1987 © Musée de l’Elysée, Lausanne – Fonds Jan Groover

Die Ausstellung bietet den ersten Rückblick auf das Gesamtwerk der US-amerikanischen Fotografin Jan Groover (1943-2012), deren privater Nachlass 2017 in die Sammlung des Musée de l’Elysée kam. Anhand einer Auswahl von Archivstücken aus diesem Nachlass behandelt die Schau nicht nur die New Yorker Jahre der Künstlerin, sondern mit ihrer Zeit in Frankreich auch den wohl am wenigsten bekannten Abschnitt ihres Schaffens. Der Rundgang präsentiert die Ergebnisse umfassender Forschungsarbeiten des Museumsteams an diesem Bestand, die sowohl konservatorische Aspekte (eine genaue Untersuchung der fotografischen Verfahren und Trägermaterialien, restauratorische Behandlung) als auch historische Dokumentation (Groovers Werk im Kontext und seine Rezeption aufseiten von Institutionen und Kritik) beinhalteten.

„Die Formgebung ist entscheidend. “ In Anlehnung an diesen Leitsatz Jan Groovers rückt die Ausstellung den zutiefst gestalterischen Ansatz in den Vordergrund, der das Werk der Fotografin ihr Leben lang bestimmte. Ihre von unermüdlichem Experimentieren geprägte künstlerische Suche und der damit zusammenhängende Schaffensprozess werden in der Ausstellung nicht allein durch Originalabzüge, sondern auch anhand von Dokumenten, Aufzeichnungen und Skizzenbüchern anschaulich.

Anfang der 1970er Jahre machte sich Jan Groover die ihre ursprüngliche Berufung als Malerin aufgab mit ihren mehrteiligen, motivisch um Strassen, Autos und Stadtlandschaft kreisenden Fotografien einen Namen. Als Auftakt zu ihren formalen und ästhetischen Experimenten lassen sich an ihnen damals im Umfeld der Konzeptkunst angestossene Überlegungen (insbesondere zu den Begriffen der Serie und der Sequenz) reflektieren. Um 1978 nahm Jan Groover einen radikalen Themenwechsel hin zum Stillleben vor. Damit begann die Arbeit an einer Werkgruppe, die das Gros ihres Œuvres ausmacht und durch die sie bis heute in der zeitgenössischen Geschichte des Mediums als eine der Hauptvertreterinnen dieses Genres gilt. Ihre überwiegend im Atelier entstandenen Kompositionen sind in unterschiedlichen Techniken ausgeführt und sollten in den 1980er Jahren aktiv zur Anerkennung der Farbfotografie beitragen. Obwohl die Sachfotografie in ihrem Werk eindeutig überwiegt, gibt es in Jan Groovers Bildern immer wieder auch Landschaften, Körper und Porträts, die meist monochrom gehalten sind. Ihr ausgeprägtes Interesse galt dem Platin-Palladiumdruck, mit dem sie nach ihrem Umzug nach Frankreich zunehmend experimentierte und mehrere Serien in aussergewöhnlichem Querformat (Bankettkamera) schuf, die den Schlusspunkt der Ausstellung bilden.


Cette exposition revient pour la première fois sur l’ensemble de l’œuvre de Jan Groover (1943-2012), photographe d’origine américaine dont le fonds personnel a intégré les collections du Musée de l’Elysée en 2017. À travers une sélection d’archives issues de ce dernier, elle évoquera non seulement les années new-yorkaises de l’artiste, mais aussi françaises – pan méconnu de sa carrière. Le parcours présente les résultats d’un important travail de recherche mené par l’équipe du musée sur le fonds – à la fois du point de vue de la conservation (analyses approfondies sur les procédés et supports photographiques, traitements de restauration) et de la documentation historique (contextualisation de l’œuvre et de sa réception tant institutionnelle que critique).

« Le formalisme, c’est l’essentiel. » Empruntant pour ligne directrice l’assertion de Groover, l’exposition met en lumière le dessein éminemment plastique poursuivi tout au long de son travail par la photographe. Menée au gré d’une expérimentation constante, cette recherche et le processus créatif qu’elle implique sont mis en valeur non seulement par la présentation d’épreuves vintage, mais aussi par la présence de documents, notes et carnets préparatoires.

Au début des années 1970, Jan Groover – délaissant sa vocation première de peintre – est remarquée pour ses polyptyques photographiques, construits autour des motifs de la route, des voitures et de l’environnement urbain. Prémisses de ses explorations formelles et esthétiques, ils offrent la possibilité de réexaminer des réflexions amorcées par les artistes contemporains de l’époque (notamment les notions de sérialité et de séquence). Vers 1978, Jan Groover change radicalement de sujet pour se tourner vers la nature morte. Elle débute ainsi un corpus qui formera l’essentiel de son œuvre, et grâce auquel elle reste aujourd’hui encore l’une des figures éminentes du genre dans l’histoire contemporaine du médium. Pour la plupart réalisées en studio, ses compositions relèvent de procédés variés. Dans les années 1980, elles contribueront activement à la reconnaissance de la photographie en couleurs. Malgré une prééminence sans conteste de ses photographies d’objets, le travail de Jan Groover est également ponctué de paysages, corps et portraits, souvent en noir et blanc. Elle développe également un attachement pour la technique au platine et au palladium dont elle approfondira l’étude à son arrivée en France, avec plusieurs séries au format allongé très particulier (banquet camera), en conclusion de l’exposition.

(Text: Musée d’Elysée Lausanne)

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Ausstellung | Jan Groover | Musée d'Elysée | Lausanne
Sep
18
zu 5. Jan.

Ausstellung | Jan Groover | Musée d'Elysée | Lausanne


Musée d’Elysée | Lausanne
18. September 2018 - 5. Januar 2020

Jan Groover


Jan Groover, Sans titre, vers 1987 © Musée de l’Elysée, Lausanne – Fonds Jan Groover

Jan Groover, Sans titre, vers 1987 © Musée de l’Elysée, Lausanne – Fonds Jan Groover

Die Ausstellung bietet den ersten Rückblick auf das Gesamtwerk der US-amerikanischen Fotografin Jan Groover (1943-2012), deren privater Nachlass 2017 in die Sammlung des Musée de l’Elysée kam. Anhand einer Auswahl von Archivstücken aus diesem Nachlass behandelt die Schau nicht nur die New Yorker Jahre der Künstlerin, sondern mit ihrer Zeit in Frankreich auch den wohl am wenigsten bekannten Abschnitt ihres Schaffens. Der Rundgang präsentiert die Ergebnisse umfassender Forschungsarbeiten des Museumsteams an diesem Bestand, die sowohl konservatorische Aspekte (eine genaue Untersuchung der fotografischen Verfahren und Trägermaterialien, restauratorische Behandlung) als auch historische Dokumentation (Groovers Werk im Kontext und seine Rezeption aufseiten von Institutionen und Kritik) beinhalteten.

„Die Formgebung ist entscheidend. “ In Anlehnung an diesen Leitsatz Jan Groovers rückt die Ausstellung den zutiefst gestalterischen Ansatz in den Vordergrund, der das Werk der Fotografin ihr Leben lang bestimmte. Ihre von unermüdlichem Experimentieren geprägte künstlerische Suche und der damit zusammenhängende Schaffensprozess werden in der Ausstellung nicht allein durch Originalabzüge, sondern auch anhand von Dokumenten, Aufzeichnungen und Skizzenbüchern anschaulich.

Anfang der 1970er Jahre machte sich Jan Groover die ihre ursprüngliche Berufung als Malerin aufgab mit ihren mehrteiligen, motivisch um Strassen, Autos und Stadtlandschaft kreisenden Fotografien einen Namen. Als Auftakt zu ihren formalen und ästhetischen Experimenten lassen sich an ihnen damals im Umfeld der Konzeptkunst angestossene Überlegungen (insbesondere zu den Begriffen der Serie und der Sequenz) reflektieren. Um 1978 nahm Jan Groover einen radikalen Themenwechsel hin zum Stillleben vor. Damit begann die Arbeit an einer Werkgruppe, die das Gros ihres Œuvres ausmacht und durch die sie bis heute in der zeitgenössischen Geschichte des Mediums als eine der Hauptvertreterinnen dieses Genres gilt. Ihre überwiegend im Atelier entstandenen Kompositionen sind in unterschiedlichen Techniken ausgeführt und sollten in den 1980er Jahren aktiv zur Anerkennung der Farbfotografie beitragen. Obwohl die Sachfotografie in ihrem Werk eindeutig überwiegt, gibt es in Jan Groovers Bildern immer wieder auch Landschaften, Körper und Porträts, die meist monochrom gehalten sind. Ihr ausgeprägtes Interesse galt dem Platin-Palladiumdruck, mit dem sie nach ihrem Umzug nach Frankreich zunehmend experimentierte und mehrere Serien in aussergewöhnlichem Querformat (Bankettkamera) schuf, die den Schlusspunkt der Ausstellung bilden.


Cette exposition revient pour la première fois sur l’ensemble de l’œuvre de Jan Groover (1943-2012), photographe d’origine américaine dont le fonds personnel a intégré les collections du Musée de l’Elysée en 2017. À travers une sélection d’archives issues de ce dernier, elle évoquera non seulement les années new-yorkaises de l’artiste, mais aussi françaises – pan méconnu de sa carrière. Le parcours présente les résultats d’un important travail de recherche mené par l’équipe du musée sur le fonds – à la fois du point de vue de la conservation (analyses approfondies sur les procédés et supports photographiques, traitements de restauration) et de la documentation historique (contextualisation de l’œuvre et de sa réception tant institutionnelle que critique).

« Le formalisme, c’est l’essentiel. » Empruntant pour ligne directrice l’assertion de Groover, l’exposition met en lumière le dessein éminemment plastique poursuivi tout au long de son travail par la photographe. Menée au gré d’une expérimentation constante, cette recherche et le processus créatif qu’elle implique sont mis en valeur non seulement par la présentation d’épreuves vintage, mais aussi par la présence de documents, notes et carnets préparatoires.

Au début des années 1970, Jan Groover – délaissant sa vocation première de peintre – est remarquée pour ses polyptyques photographiques, construits autour des motifs de la route, des voitures et de l’environnement urbain. Prémisses de ses explorations formelles et esthétiques, ils offrent la possibilité de réexaminer des réflexions amorcées par les artistes contemporains de l’époque (notamment les notions de sérialité et de séquence). Vers 1978, Jan Groover change radicalement de sujet pour se tourner vers la nature morte. Elle débute ainsi un corpus qui formera l’essentiel de son œuvre, et grâce auquel elle reste aujourd’hui encore l’une des figures éminentes du genre dans l’histoire contemporaine du médium. Pour la plupart réalisées en studio, ses compositions relèvent de procédés variés. Dans les années 1980, elles contribueront activement à la reconnaissance de la photographie en couleurs. Malgré une prééminence sans conteste de ses photographies d’objets, le travail de Jan Groover est également ponctué de paysages, corps et portraits, souvent en noir et blanc. Elle développe également un attachement pour la technique au platine et au palladium dont elle approfondira l’étude à son arrivée en France, avec plusieurs séries au format allongé très particulier (banquet camera), en conclusion de l’exposition.

(Text: Musée d’Elysée Lausanne)

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Vernissage | Berge - Magnum Photos | Musée des beaux-arts | Le Locle
Jun
21
6:30 nachm.18:30

Vernissage | Berge - Magnum Photos | Musée des beaux-arts | Le Locle


Musée des beaux-arts | Le Locle
21. Juni 2019

Berge - Magnum Photos


On the road to Cuzco, near Pisac, Peru, May 1954 © Werner Bischof | Magnum Photos

On the road to Cuzco, near Pisac, Peru, May 1954 © Werner Bischof | Magnum Photos

Die Bergwelt zieht Fotografen auf der ganzen Welt in ihren Bann. Als internationale Referenz auf dem Gebiet des Fotojournalismus bewahrt die 1947 gegründete Agentur Magnum in ihren Archiven Bilder der höchsten Gipfel der Welt auf. Zwar ist die Agentur nicht für ihre Landschaftsbilder berühmt, doch die Bergwelt zieht sich wie ein roter Faden durch ihre über 70-jährige Geschichte. Man erinnert sich nicht nur an die berühmten Fotografen der Agentur, wie zum Beispiel Werner Bischof, René Burri, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Raymond Depardon, Elliott Erwitt, Martine Franck, Susan Meiselas, Martin Parr und Alec Soth – sondern Magnum Photos ist vielen zudem ein Begriff als Kollektiv, das sich für eine engagierte Fotografie einsetzt. Mittels dieser Sammlung von Fotos entdecken wir die Faszination, die hohe Gipfel auf den Menschen ausüben – und zwar überall auf der Welt. Der Bergwelt wird sowohl Verehrung als auch Furcht entgegengebracht. Bis ins 20. Jahrhundert hinein erschien sie unzerstörbar; heute hingegen werden wir uns immer stärker bewusst, wie der betriebene Raubbau die Gebirgslandschaft schwächt. Ein Abschnitt der Ausstellung ist dem Schweizer Werner Bischof gewidmet und wurde in Zusammenarbeit mit dem Werner Bischof Archiv in Zürich realisiert. Während des Zweiten Weltkriegs durfte der berühmte Fotograf die Schweiz nicht verlassen. Er nutzte die Zeit zu regelmäßigen, ausgedehnten Exkursionen in die Alpen, auf denen er oft allein unterwegs war. Die Bergwelt sollte ihn nicht mehr loslassen. Später reiste Bischof in alle Teile der Welt und besonders gern in große Höhen. Im Jahr 1954, zwei Jahre nach seiner Himalaya-Reise, war er in den Anden unterwegs, als er bei einem Autounfall ums Leben kam. Der 38-jährige Bischof war der erste Fotograf, den die Agentur Magnum verlor; die von ihm so geliebte Bergwelt hatte das letzte Wort in seinem Leben gesprochen.

Die Ausstellung wird vom MBAL in enger Zusammenarbeit mit Magnum Photos organisiert. Ein vom Prestel Verlag herausgegebenes Buch begleitet sie. Vom 17. Juli 2019 bis 7. Januar 2020 wird eine Version der Ausstellung in Forte di Bard unweit von Aosta zu sehen sein.

Europe, 2016 © Carl De Keyzer | Magnum Photos

Europe, 2016 © Carl De Keyzer | Magnum Photos

La montagne est un sujet qui captive les photographes partout dans le monde. Il suffit de parcourir l’histoire de la photographie pour voir à quel point le paysage de montagne est un sujet en soi pour les premiers photo­graphes. Référence absolue du photojournalisme depuis sa création en 1947, l’agence Magnum est célébrée pour le talent de ses photographes. Bien que Magnum Photos ne soit pas célèbre pour ses paysages, la montagne demeure un fil conducteur qui permet de parcourir l’histoire de l’agence, réunissant ainsi dans ses archives des images des plus hauts sommets du monde. Fondé par un petit groupe d’amis réunis autour de Robert Capa, l’agence comprend une quinzaine de membres dans les années 1950. Ses fondateurs défen­daient le témoignage par l’image tout en revendiquant la capacité du photo­graphe à apporter une vision singulière et sensible sur des sujets à traiter. A cette époque la télévision n’existe pas et une bonne partie de la planète n’a jamais vu un objectif. Aujourd’hui, l’agence compte 40 membres. Les gé­nérations passent mais une chose persiste : appartenir à Magnum Photos, c’est défendre une photographie engagée, exigeante, autonome et surtout indépendante.

Nombreux sont les photographes qui traversent l’histoire de Magnum Photos. Si les regards, les styles, les expériences sont multiples, les photographes se battent pour garder un oeil ébloui, admiratif devant les paysages et les hu­mains qui habitent dans des conditions parfois difficiles. Se rendre dans des lieux éloignés, emprunter des chemins escarpés, ou simplement difficiles d’accès, est parfois un passage obligé. Nombre de reportages témoignent des rencontres et scènes quotidiennes croisées sur la route. L’exposition s’éloigne des événements marquants du 20e siècle auxquels ont participé les photographes de Magnum Photos – ou mieux les laisse en arrière-plan – pour mettre au premier plan un décor spécifique, celui de l’altitude. Le thème évoque la fascination que l’humain a pour les hauts sommets – et ce sur tous les continents.

La montagne rapproche l’humain de la nature, le projette parfois dans des conditions climatiques extrêmes, le rend souvent humble face aux éléments.

Alors que la sensibilité humaniste des premières générations de photo­graphes de l’agence Magnum fait généralement d’eux des artistes qui affir­ment leur communion avec le monde qu’ils photographient, les générations suivantes observent leurs semblables sous un nouveau regard. Lorsque les photographes décident d’aller à la rencontre de la montagne aux prises avec un tourisme intense, ils savent qu’ils se trouvent face à une nature aménagée et mise en scène. Au 21e siècle, la montagne a tant été domestiquée qu’elle en est réellement fragilisée. Alors qu’a cours son industrialisation intensive, les photographes dépeignent les usages et abus que l’homme inflige à la na­ture, soulevant par là des questions sociales et politiques. Aujourd’hui, il s’agit moins de faire découvrir des lieux restés inaccessibles mais de mon­trer un environnement en mutation, voire en péril.

L’exposition, qui est accompagnée d’un livre publié par Prestel et disponible en anglais et en allemand, est organisée par le MBAL en étroite collaboration avec Magnum Photos. Elle a reçu la généreuse contribution de Zenith. Une version de l’exposition est à découvrir au Forte di Bard, dans la vallée d’Aoste, entre le 17 juillet 2019 et le 7 janvier 2020.

Africa's majestic second highest peak, contains the remnants of fast disappearing snowfields, Mount Kenya, 2004 © Alex Majoli | Magnum Photos

Africa's majestic second highest peak, contains the remnants of fast disappearing snowfields, Mount Kenya, 2004 © Alex Majoli | Magnum Photos

Mountains have long fascinated photographers from all over the world. The archives of Magnum Photos – the biggest name in photojournalism since its creation in 1947– contain images of some of the world’s highest peaks. Magnum Photos is not known for landscape photography, but the theme runs through the agency’s 80-year history. Many of its members have become important figures in the history of photography: Werner Bischof, René Bur­ri, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Raymond Depardon, Elliott Erwitt, Martine Franck, Susan Meiselas, Martin Parr and Alec Soth, to mention only a few. But the agency as a whole has also had a major impact, through its de­dication to politically engaged photography. These photographs are not only a testament to a very human fascination with mountains all over the world, but also to the veneration and fear that they can inspire. Up until the 20th century, mountains seemed to be indestructible, but today, we see mountain habitats overused and endangered. Part of the exhibition is devoted to re­nowned Swiss photographer Werner Bischof, and presented in partnership with the Werner Bischof Archives in Zurich. During the Second World War, Bischof was unable to leave the country but took long regular trips to the Alps, often alone. His love for the mountains never faded. He later roamed the world and never stopped seeking high altitudes. In 1954, two years after an expedition to the Himalayas, he traveled to the Andes, where he died in a road accident. At the age of 38, Bischof was the first Magnum photographer to pass away. The mountains –which fascinated him so much – had the last word.

The exhibition was developed by the MBAL in close collaboration with Magnum Photos. It received the generous contribution of Zenith. It is accompanied by a book published by Prestel. A ver­sion of the exhibition will also be on display from 17 July 2019 to 7 January 2020 at Forte di Bard, near Aosta, Italy.

(Text: Nathalie Herschdorfer, Musée des beaux-arts Le Locle)

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Vernissage | Parc du Doubs - Henrik Spohler | Musée des beaux-arts | Le Locle
Jun
21
6:30 nachm.18:30

Vernissage | Parc du Doubs - Henrik Spohler | Musée des beaux-arts | Le Locle


Musée des beaux-arts | Le Locle
21. Juni 2019

Parc du Doubs
Henrik Spohler


© Henrik Spohler, Doubs, Barrage du Châtelot, septembre 2018

© Henrik Spohler, Doubs, Barrage du Châtelot, septembre 2018

In dem Wunsch, eine Gelegenheit zur Auseinandersetzung mit der zeitgenössischen Landschaftzu schaffen, hat das MBAL gemeinsam mit dem 2012 gegründeten und national bedeutsamen Naturpark Doubs eine Künstlerresidenz organisiert. Die Wahl fiel auf den deutschen Fotografen Henrik Spohler (1965), der im Rahmen seiner Reisen in verschiedene Regionen der Welt der zeitgenössischen Landschaft seit vielen Jahren eine besondere Aufmerksamkeit widmet. Seine Arbeiten evozieren stets den Blick, den der Mensch zu einem bestimmten Zeitpunkt und in einer bestimmten Gesellschaft auf die Natur wirft. Dabei klingen Faszination, das Paradoxe, die Natur, Kultur, Mythen, Konstrukte und Sehnsüchte an. Das konkrete Interesse für einen Schweizer Naturpark gestattet es, die Definition der „Natur“ im 21. Jahrhundert zu hinterfragen.

Für seine Künstlerresidenz in dem Naturpark Doubs erhielt Spohler rundum freie Hand. Seine einzige Vorgabe war, ein Porträt des Parks anzufertigen, der sich auf einer Fläche von etwa 300 km2 erstreckt. Das südlich des Flusses an der Grenze zu Frankreich gelegene Gebiet reicht von Les Brenets nahe Le Locle bis nach Saint-Ursanne, durch die Freiberge des Jura. Zwischen Herbst 2018 und Frühjahr 2019 erkundete Spohler den Park mit seinen Böschungen und Weiden auf unzähligen langen, einsamen Streifzügen. Er interessierte sich insbesondere für die Art und Weise, wie die menschliche Tätigkeit die Landschaft gestaltet und dabei geschützte Gebiete einbezieht. Spohler war ein Zeuge der Spannungen, die auf dem Land allgegenwärtig sind, denn hier treffen natürliche und bebaute Landschaften, der ländliche und der städtische Raum aufeinander. Seine bemerkenswert besonnenen Bilder fangen die ganz besondere Atmosphäre ein, die diese vom Menschen erschlossenen Orte ausstrahlen.

Die Ausstellung wird von einer durch den Naturpark Doubs und das MBAL produzierten Publikation begleitet.

© Henrik Spohler, Les Roches-de-Moron (Les Planchettes), octobre 2018

© Henrik Spohler, Les Roches-de-Moron (Les Planchettes), octobre 2018

A l’heure où notre monde vit des modifications climatiques dont nous ne mesurons pas encore l’impact, le MBAL apporte sa pierre à l’édifice en proposant une réflexion par l’image sur le paysage contemporain. Inviter un photographe à observer un territoire consiste d’une part à offrir une représentation du paysage à nos contemporains et aux générations futures, et d’autre part à ouvrir de nouveaux horizons sur la pensée du paysage. Le MBAL et le Parc naturel régional du Doubs se sont ainsi associés pour organiser une résidence d’artiste. Le choix s’est porté sur le photographe allemand Henrik Spohler (1965) pour le regard singulier qu’il porte depuis de nombreuses années sur le paysage contemporain lors de ses voyages dans différentes régions du monde. Le projet Parc du Doubs entend aller au-delà du simple témoignage consacré à ce parc naturel régional d’importance nationale dont la création remonte à 2012. S’intéresser de près à un parc naturel suisse permet d’interroger la définition de la « nature » au 21e siècle.

Le dernier grand projet de Spohler s’intitulait Le Troisième Jour en référence à la Genèse biblique et au jour durant lequel Dieu aurait créé la nature. Le photographe nous présentait une vision crue et sans artifices de l’agriculture industrielle. Dans le cadre de la résidence d’artiste au sein du Parc du Doubs, Spohler a reçu carte blanche. La seule condition qui fut posée était de faire le portrait du parc qui s’étend sur quelque 300 km2. Ce territoire, situé au sud de la rivière, à la frontière française, s’étend des Brenets, près du Locle, jusqu’à Saint-Ursanne en passant par les Franches-Montagnes.
Spohler a sillonné entre l’automne 2018 et le printemps 2019 le Parc, ses berges et pâturages lors de longues promenades en solitaire. Il a été particulièrement intéressé par la manière dont l’activité humaine façonne le paysage tout en défendant des zones protégées. Spohler observe les tensions que vit la campagne, où le naturel côtoie le construit, où le rural côtoie l’urbain. Ses prises de vue remarquablement contrôlées répondent à l’atmosphère qui se dégage de ces lieux aménagés.

Les humains du 21e siècle, pour la plupart citadins, aspirent encore à une nature sauvage mais celle-ci se révèle être en réalité une utopie qu’il est difficile de tenir à l’écart de l’urbanisation que connaît la planète.

Le regard scrutateur de Spohler montre que nous ne pouvons plus nous contenter de contempler les paysages comme de beaux décors. L’agriculture, l’élevage, le jardinage fabriquent une nature qui est humaine. Le paysage est ainsi composé à la fois d’un espace « naturel » et d’un espace « vivant », « humain », un espace social, économique, marqué par l’histoire des transformations de la nature en territoire. Il y a beaucoup à apprendre sur nos sociétés humaines en observant la géographie qui se dessine à la surface de la terre, et c’est ce que Spohler cherche à mettre en lumière. Dans sa photographie, le paysage n’est ainsi pas à l’arrière-plan comme cela a souvent été le cas : il fait venir le fond au premier-plan pour nous montrer l’interrelation entre nature, territoire et regard humain.

Réalisée en collaboration avec le Parc naturel régional du Doubs, l’exposition est accompagnée par une publication produite par les deux institutions et disponible au MBAL.

© Henrik Spohler, Les Emibois, mars 2019

© Henrik Spohler, Les Emibois, mars 2019

With the aim of inspiring reflection on contemporary landscape, the MBAL partnered with Parc du Doubs (a regional nature park of national importance created in 2012) to organize an artist residency. The photographer Henrik Spohler, born in Germany in 1965, was chosen for the unique approach he applies to today’s landscape during his travels around the world. Spohler’s work always evokes the way humans see nature, at a given time and in a gi­ven society. His photographs reveal fascinations, paradoxes, nature, culture, myths, construction, aspirations. In his examination of the park, he explores what we mean by “nature” in the 21st century.

We gave Spohler carte blanche during his residency at Parc du Doubs; the only stipulation was that he create a portrait of the park, which covers 300 km2 south of the Doubs River along the border between Switzerland and France. The park stretches from Les Brenets, near Le Locle, up to Saint-Ur­sanne, passing through Jura’s Franches-Montagnes district. From autumn 2018 to spring 2019, Spohler made his way through the park’s riverbanks and pastures on long, solitary treks. He was particularly interested in the way human activity has fashioned the land despite its protected status. He bore witness to the inherent tensions of the countryside, where nature meets development and rural meets urban. His remarkably controlled photo­graphs are a response to the atmosphere in this hybrid landscape.

A publication co-published by the MBAL and the Parc du Doubs accompa­nies the exhibitionand is available at the MBAL.

(Text: Nathalie Herschdorfer, Musée des beaux-arts, Le Locle)

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Vernissage | Kopiec Bonawentura - Lucas Olivet | Espace JB | Carouge
Jun
13
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Kopiec Bonawentura - Lucas Olivet | Espace JB | Carouge


Espace JB | Carouge
13. Juni 2019

Kopiec Bonawentura
Lucas Olivet


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A true behind-the-scenes gathering around Lac Noir located in the municipality of Wentworth in Canada, this exhibition is an invitation to travel and discover an exceptional nature. Accustomed to the places, Lucas Olivet goes every day to the family cottage where he continues to work around the lake, the vegetation and the relationship of the man to the water. Through a raking light, he tries to pay homage to this wild nature, to discover the traces of a certain spirituality in which the human presence is found to live simply, in the calm, the rhythm of the sun.

These pictures are the result of patient work. Sober and intimate, they are like Black Lake. They take us into this relaxing landscape, bathed in sunshine and so much so that they seem to be out of time.

“Black Water Ballad” comes after “Wentworth”, an evolving project around the Canadian campaign that was presented at the Biel International Photography Festival in 2013 and in 2014 at the European Young Photography Festival at 104 in Paris.

(Text: Sophie Eigenmann)

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Vernissage | Everything is up in the air, thus our vertigo - Yann Mingard | Musée d'Elysée | Lausanne
Mai
28
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Everything is up in the air, thus our vertigo - Yann Mingard | Musée d'Elysée | Lausanne


Musée d’Elysée | Lausanne
28. Mai 2019

Everything is up in the air, thus our vertigo
Yann Mingard


Yann Mingard_Chapitre Evolution, un lion a la criniere empaille 2015 © Yann Mingard_Courtesy Parotta Contemporary Art.jpg

Das Projekt Everything is up in the air, thus our vertigo des Schweizer Fotografen Yann Mingard ist zwischen 2015 - 18 entstanden. Es stellt einen Meilenstein im karrierebegleitenden Interesse des Künstlers zur Schaffung einer „fotografischen Diagnostik von Zeitgenossenschaft“ dar. Dies vor allem im Hinblick auf weitreichende natürliche, technologische und soziale Phänomene und deren Auswirkungen sowohl auf unseren gegenwärtigen „Geisteszustand“ als auch den „Weltzustand“. Die Ausstellung ist nicht nur eine europäische Premiere, sondern zeigt – nach Ausstellungen zu Matthias Bruggmann oder Nicolas Savary – auch das Engagement des Musée de l’Elysée für die Unterstützung von aufstrebenden und etablierten Künstlern in der Schweiz. In diesem Fall hat der in Colombier lebende und vormals auch im Gartenbau tätige Künstler eine Werkreihe geschaffen, die von geologischen Vorstellungen und Konzepten wie der Sedimentation und Schichtung inspiriert ist. Sie aktiviert damit teils paradoxe, teils auch dystopische Metaphern und Kontexte, die global verteilte Phänomene aus verschiedenen Zeitaltern zu kombinieren vermögen. So taucht der Künstler in einem Unterkapitel sowohl in unsere aktuelle Medienlandschaft, als auch in die Kunstgeschichte ein und stellt Webcam-Bilder von Himmeln chinesischer Metropolen den Details von Himmeln aus William Turner Gemälden gegenüber. Diese doppelte Bewegung in Zeit und Raum wurde durch eine Studie inspiriert, die den langfristigen Klimawandel anhand visueller Beweise untersucht, welche einer grossen Stichprobe historischer Gemälde entnommen wurden.

Durch die Kombination seines charakteristischen und oft düsteren fotografischen Stils von Stillleben und Landschaftsbildern mit angeeigneten Dokumenten und Filmstills gelingt es ihm, eine synoptische visuelle Gegenüberstellung zu erzeugen. Dabei werden mehrere Szenarien nebeneinandergestellt: eine nukleare Beinahe-Katastrophe, die „Wiedererschaffungsbestrebungen“ des Wollmammuts und die Weiterentwicklung eines katholischen Gelübdes, welches in der Aletschregion zur Beeinflussung der Gletscherentwicklung verwendet wird. Diese globalen Zusammenhänge und das Anthropozän als Periode planetarischer menschlicher Intervention, werden hier als manchmal absurde, aber immer sehr lokale und historisch spezifische Unterkapitel präsentiert. War sein vorheriges Projekt Deposit noch langfristiger und enzyklopädischer angelegt, so ist das aktuelle Projekt in seiner künstlerischen Strategie allegorischer, aber nicht weniger weitreichend und relevant. Letztendlich fordert uns die Ausstellung auf, unsere eigene Positionierung als Bürger/innen und Konsument/ innen in einer Welt zu überdenken, welche angesichts unseres Schicksals als planetarisches Netzwerk menschlicher und nichtmenschlicher Akteure immer öfter aus dem Ruder geraten und damit schwindelerregend erscheint.


Le projet Tant de choses planent dans l’air, d’où notre vertige a été conçu par le photographe suisse Yann Mingard entre 2015 et 2018. Il marque une nouvelle évolution de l’intérêt que porte l’artiste à la création de « diagnostics photographiques de la contemporanéité », en rapport avec des phénomènes naturels, technologiques et sociaux ainsi que leur impact sur notre état d’esprit actuel et celui du monde en général. L’exposition reflète l’engagement et le soutien constants du Musée de l’Elysée envers les artistes suisses émergents, ou déjà plus avancés dans leur carrière, comme ce fut le cas avec Nicolas Savary et Matthias Bruggmann. C’est par ailleurs une première en Europe.

L’œuvre de Yann Mingard, qui vit à Colombier et est horticulteur de formation, s’inspire de notions et de méthodes empruntées à la géologie, comme celles de sédimentation et de stratification. Elle engendre des métaphores tenant du paradoxe ou de la dystopie, à l’instar de situations qui parviennent à combiner des phénomènes aux temporalités différentes, téléportant ainsi l’observateur de l’instant présent vers notre passé préhistorique. Ceci s’illustre, par exemple. dans un sous-chapitre où l’artiste explore le paysage médiatique actuel et l’histoire de l’art, juxtaposant des images prises, par webcam, de ciels métropolitains chinois à des morceaux de ciels peints par William Turner. Ces doubles mouvements, tant dans le temps que l’espace, furent inspirés par les travaux d’un climatologue qui a étudié, sur la durée, le changement climatique à travers des preuves visuelles fournies par un nombre important de peintures historiques. En combinant un style photographique assez sombre dans ses natures mortes et ses paysages avec des documents et enregistrements provenant d’une variété de sources, Yann Mingard parvient à créer un itinéraire visuel synoptique. Côte à côte se retrouvent des scénarios de presque-accidents nucléaires, des tentatives de résurrection du mammouth laineux et l’évolution, ou plus exactement l’inversion, d’une prière catholique vieille d’un siècle utilisée dans la région d’Aletsch pour préserver son glacier.

Le contexte mondial et les cadres temporels géologiques dans lesquels se produisent le changement climatique et l’anthropocène – appelée aussi Grande accélération –, où l’activité humaine a pris une ampleur planétaire, sont ici mis en scène comme des chapitres secondaires parfois absurdes, propres à un lieu et un moment historique particuliers. Au final, l’exposition nous invite à réfléchir sur notre propre rôle et nos prises de position en tant que citoyens et consommateurs, dans un monde qui semble de plus en plus à la dérive et pris de vertige face au destin qui sera le nôtre en tant que réseau planétaire d’acteurs humains et non humains.

(Text: Musée d’Elysée Lausanne)

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Vernissage | Droit à l’image - Christophe Loiseau | Focale | Nyon
Mai
11
5:30 nachm.17:30

Vernissage | Droit à l’image - Christophe Loiseau | Focale | Nyon


Focale | Nyon
11. Mai 2019

Droit à l’image
Christophe Loiseau


Christophe, de la série «Droit à l’image». © Christophe Loiseau

Christophe, de la série «Droit à l’image». © Christophe Loiseau


Pour réaliser son projet « Droit à l’image », le photographe français Christophe Loiseau a fait le pari de travailler avec des détenus. Pendant près de deux ans, il a en effet animé un atelier photographique dans la maison centrale d’Arles, l’une des sept prisons françaises les plus sécurisées.

Ayant obtenu l’autorisation de photographier partout dans la prison et d’introduire des objets utiles aux images recherchées, le photographe a pu collaborer avec une quarantaine de détenus. Partant d’entretiens sur l’image que chacun a de lui-même, et sur l’image que l’on veut donner de soi, il a mis en scène des « histoires-portraits ». Celles-ci sont nées de la complicité entre le photographe et son modèle, lequel avait le choix de proposer un objet ou un lieu comme point de départ à la prise de vue.  Le but n’était pas de produire un reportage sur la vie carcérale, « l’objet prison » n’étant quasiment jamais apparent.

« Droit à l’image » a ainsi permis aux détenus de réfléchir à une représentation d’eux-mêmes et d’utiliser la photographie comme instrument de découverte. Il a aussi mis en évidence l’importance des portraits en prison, les détenus n’ayant pas de photographies d’eux-mêmes, ce qui signifie aussi qu’ils ne peuvent en donner à leurs proches.

Photographe professionnel depuis 1993, Christophe Loiseau (*1968, vit et travaille à Lille) travaille dans de nombreux domaines de la photographie (portraits, spectacles, réalisation de scénographie en image, installation photographique, animation d’atelier photo). « Droit à l’image » a été exposé lors des Rencontres de la photographie à Arles en 2018 et au Jimei x Arles International Photo Festival 2018.

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Ausstellung | The Lookout IV - Thomas Krempke | Espace Jörg Brokmann | Carouge
Apr
5
zu 5. Mai

Ausstellung | The Lookout IV - Thomas Krempke | Espace Jörg Brokmann | Carouge


Espace Jörg Brokmann | Carouge
5. April - 5. Mai 2019

The Lookout IV
Thomas Krempke


Krempke-Lookout4-11.jpg

“Regarder, prendre des photos et regarder à nouveau. Dans ce processus tout ce que je suis en train de regarder se transforme, l’acte de photographier change l’élément photographié. C’est comme dans un rêve où les choses se métamorphosent d’une chose à une autre : partout où se pose mon regard le monde mute.

Ce qui rend la photographie tellement magique est qu’elle réinvente le monde en le recréant. Là réside sa puissance. Un écho visuel du monde, il suffit juste de copier. Un acte plutôt simple.”

(Tiré de « The Whispering of Things », édition Patrick Frey Nr. 285, Thomas Krempke)

 Exploration d’un espace limité. Le choix de l’espace exploré est laissé au hasard de l’emplacement de la galerie. 

The Lookout IV, la vue de l’ Espace Jörg Brockmann sur la rue des Noirettes et la rue du Léopard à Carouge … La première impression s’évapore rapidement et je commence à explorer les alentours, me perdant dans cet espace très limité. Je me tiens à ma règle : ce qu’on ne voit pas depuis la galerie est omis et n’est pas photographié. Chaque fois que je suis ici à regarder et à photographier, l’endroit lui-même se transforme de plus en plus, grâce à ma perception, qui, elle aussi, est en transformation permanente. – c’est ce qui se passe quand je regarde quelque chose. Parce que la photographie change tout, chaque fois que je suis ici un peu plus.

Il y a des semaines depuis que j’ai eu la première impression et maintenant, tout est à nouveau différent. Ça pourrait toujours continuer de cette manière. La magie de la photographie, c’est qu’elle réinvente le monde en le créant une seconde fois. D’où son pouvoir. Elle est une sorte d’écho visuel du monde. C’est comme si je crée un second monde, un monde parallèle, dans le cas particulier de Lockout IV, c’est ma copie de la rue des Noirettes et de la rue du Léopard.

Il se peut que ce ne soit pas l’espace qui ai changé, mais que ce soit mon regard qui se transforme constamment sans que je m’en rende compte, mon regard qui se moque de moi et qui change et change, et qui me fait croire de voir un monde nouveau. Mon regard se découvrant à lui-même. 

The Lookout est un projet sur la perception qui a déjà été installé dans différents endroits en Suisse :

– The Lookout I, février 2018 à l’occasion de l’exposition XL de Kunstraum R57 dans un quartier industriel à Zurich Altstetten.
– The Lookout II, Octobre 2018 dans la galerie widmertheodoridis dans la banlieue suburbain d’Eschlikon en Thurgovie.
– The Lookout III, Novembre 2018 dans la galerie OnArte au milieu d’un quartier résidentiel à  Minusio
– The Lookout IV en avril 2019 à l’Espace Jörg Brockmann à Carouge, surplombant un quartier d’affaires et bancaire.

Un projet en collaboration avec :
Espace Jörg Brockmann, Genève
Kunstraum R57, Zurich
Galerie Widmertheodoridis, Eschlikon
Galerie OnArte, Minusio

Artist Bio
Il en va ici de la quête de Thomas Krempke, homme de photographie et de cinéma, né en 1957 à Zermatt, établi à Zurich et co-auteur d’un film-phare de la contestation des années 70 et 80, Züri Brännt (1980).

(Texte: Espace Jörg Brokmann, Carouge)

 

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Vernissage | The Lookout IV - Thomas Krempke | Espace Jörg Brokmann | Carouge
Apr
4
6:00 nachm.18:00

Vernissage | The Lookout IV - Thomas Krempke | Espace Jörg Brokmann | Carouge


Espace Jörg Brokmann | Carouge
4. April 2019

The Lookout IV
Thomas Krempke


Krempke-Lookout4-11.jpg

“Regarder, prendre des photos et regarder à nouveau. Dans ce processus tout ce que je suis en train de regarder se transforme, l’acte de photographier change l’élément photographié. C’est comme dans un rêve où les choses se métamorphosent d’une chose à une autre : partout où se pose mon regard le monde mute.

Ce qui rend la photographie tellement magique est qu’elle réinvente le monde en le recréant. Là réside sa puissance. Un écho visuel du monde, il suffit juste de copier. Un acte plutôt simple.”

(Tiré de « The Whispering of Things », édition Patrick Frey Nr. 285, Thomas Krempke)

 Exploration d’un espace limité. Le choix de l’espace exploré est laissé au hasard de l’emplacement de la galerie. 

The Lookout IV, la vue de l’ Espace Jörg Brockmann sur la rue des Noirettes et la rue du Léopard à Carouge … La première impression s’évapore rapidement et je commence à explorer les alentours, me perdant dans cet espace très limité. Je me tiens à ma règle : ce qu’on ne voit pas depuis la galerie est omis et n’est pas photographié. Chaque fois que je suis ici à regarder et à photographier, l’endroit lui-même se transforme de plus en plus, grâce à ma perception, qui, elle aussi, est en transformation permanente. – c’est ce qui se passe quand je regarde quelque chose. Parce que la photographie change tout, chaque fois que je suis ici un peu plus.

Il y a des semaines depuis que j’ai eu la première impression et maintenant, tout est à nouveau différent. Ça pourrait toujours continuer de cette manière. La magie de la photographie, c’est qu’elle réinvente le monde en le créant une seconde fois. D’où son pouvoir. Elle est une sorte d’écho visuel du monde. C’est comme si je crée un second monde, un monde parallèle, dans le cas particulier de Lockout IV, c’est ma copie de la rue des Noirettes et de la rue du Léopard.

Il se peut que ce ne soit pas l’espace qui ai changé, mais que ce soit mon regard qui se transforme constamment sans que je m’en rende compte, mon regard qui se moque de moi et qui change et change, et qui me fait croire de voir un monde nouveau. Mon regard se découvrant à lui-même. 

The Lookout est un projet sur la perception qui a déjà été installé dans différents endroits en Suisse :

– The Lookout I, février 2018 à l’occasion de l’exposition XL de Kunstraum R57 dans un quartier industriel à Zurich Altstetten.
– The Lookout II, Octobre 2018 dans la galerie widmertheodoridis dans la banlieue suburbain d’Eschlikon en Thurgovie.
– The Lookout III, Novembre 2018 dans la galerie OnArte au milieu d’un quartier résidentiel à  Minusio
– The Lookout IV en avril 2019 à l’Espace Jörg Brockmann à Carouge, surplombant un quartier d’affaires et bancaire.

Un projet en collaboration avec :
Espace Jörg Brockmann, Genève
Kunstraum R57, Zurich
Galerie Widmertheodoridis, Eschlikon
Galerie OnArte, Minusio

Artist Bio
Il en va ici de la quête de Thomas Krempke, homme de photographie et de cinéma, né en 1957 à Zermatt, établi à Zurich et co-auteur d’un film-phare de la contestation des années 70 et 80, Züri Brännt (1980).

(Texte: Espace Jörg Brokmann, Carouge)

 

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Art Tour | H+ - Matthieu Gafsou | Galerie C | Neuchâtel
Mär
20
6:00 nachm.18:00

Art Tour | H+ - Matthieu Gafsou | Galerie C | Neuchâtel


Galerie C | Neuchâtel
20. März 2019

H+
Matthieu Gafsou


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La Galerie C a le plaisir de montrer pour la première fois en Suisse H+, la nouvelle série du photographe suisse Matthieu Gafsou.
Présentée à Arles en avant-première durant les Rencontres de la Photographie 2018, elle sera également visible du 20 mars au 20 avril 2019 à Vienne au sein de l’exposition “Bodyfiction”. L’exposition est organisée par le Kunst Haus Wien et s’inscrit dans le cadre du festival Foto Wien et de l’European Month of Photography.

H+ traite du transhumanisme, mouvement qui prône l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains.
Courant de pensée, école philosophique et mouvement international de grande audience, le transhumanisme, né dans la mouvance de la contre-culture américaine des années 1960 et théorisé de manière approfondie dans les universités californiennes à l’aube des années 1990, connaît aujourd’hui un engouement considérable. Matthieu Gafsou nous fait pénétrer au cœur des laboratoires où se développent exosquelette, neurostimulation, transfert de l’esprit humain sur ordinateur, cryogénie, transgenèse, cyborg, anthropotechnie, toutes disciplines ou réalisations qui déclinent à foison les promesses ou les peurs potentielles engendrées par le fameux sigle NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives).

Les photographies de la série sont peu contextualisées et elliptiques. Prises isolément, elles déroutent plus qu’elles n’explicitent. C’est une fois mises en réseau qu’elles tissent la toile d’un discours. Artificielles, les photos ressemblent à leur sujet : on ne sait plus si c’est le vivant qui s’éteint en devenant machine ou si l’inanimé prend vie.
H+ parle de notre corps, de notre quotidien et de notre rapport à la technique autant qu’elle ouvre sur des perspectives d’avenir. Aucune réponse n’est donnée, mais la série peut fonctionner à la fois comme un outil pour penser une question essentielle de notre présent et comme un espace poétique qui nous confronte à l’absurde de notre finitude.”(1)

Un ouvrage accompagnant la série est édité par les éditions Kehrer Verlag (anglais) et Actes Sud (français). Disponible à la Galerie C, il comprend également un essai de David Le Breton.

(Text: Galerie C, Neuchâtel)

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Ausstellung | Michailovna called - Beat Schweizer | Focale | Nyon
Mär
17
zu 5. Mai

Ausstellung | Michailovna called - Beat Schweizer | Focale | Nyon

  • Focale - galerie – librairie (Karte)
  • Google Kalender ICS

Focale | Nyon
17. März - 5. Mai 2019

Michailovna called
Beat Schweizer


teriberka-029-690x576.jpg

Comment vit-on dans les régions les plus polaires au monde ? Et pourquoi leurs habitants y demeurent-ils en dépit des conditions de vie apparemment défavorables ?

Le thème de l’isolement occupe Beat Schweizer depuis de nombreuses années. Au cours de plusieurs voyages dans l’extrême nord de la Russie, il a en effet saisi la morphologie des lieux reculés et recherché l’origine de leur existence ainsi que leurs particularités.

Son projet à long terme nous présente des formes d’existence qui, au-delà de l’anecdote, permettent d’appréhender l’humain avec profondeur. Dans sa pratique documentaire, il aborde les habitants et leur environnement de manière sensible et imperceptible. Fort de son regard systématique, le photographe aime à évoquer le général à partir du singulier quand il ne recherche pas l’individuel dans le général. Mais il montre aussi un œil acéré pour le comique, le tragique et l’absurdité – une approche sensitive idéale pour révéler « l’anomalie de la vie quotidienne dans le nord du nord de la Sibérie » (d’après le sous-titre de la publication intitulée « À la frontière du gel », autoéditée en 2013). La galerie Focale présente sous une forme nouvellement éditée une sélection de photographies extraites du cycle de travail en trois parties de Beat Schweizer, réalisé entre 2012 et 2018.

Norilsk, 2017/2018

Norilsk est la ville des superlatifs : elle est la plus septentrionale du monde, située à 69 degrés de longitude nord, et elle est construite sur le permafrost. Elle est aussi connue comme la ville la plus polluée au monde. Les zones d’exploitation du minerai de nickel que la région abrite causent des dommages immenses à l’environnement et à la santé. Avec les ressources de la presqu’île russe de Kola, Norilsk couvre près d’un quart des besoins planétaires de cette matière première que l’on retrouve dans de nombreux alliages, en particulier dans l’acier inoxydable à forte résistance.

Les ressources naturelles et l’industrie offrent, grâce à des emplois bien payés et des infrastructures urbaines qui compensent la rigueur du climat polaire, un espace de vie pour 175’000 personnes. Toutefois, cette ville minière fondée en 1935 et utilisée comme goulag sous Staline reste très secrète: elle est fermée aux étrangers et accessible uniquement avec une autorisation spéciale.

Un tel sésame a permis à Beat Schweizer de se déplacer librement dans cette région. Il a cependant fallu l’intervention d’une connaissance, une ancienne fonctionnaire de la police de l’aéroport, pour que son passage se déroule sans inconvénients (« Michailovna called »). Cette anecdote montre que dans un pays où tout dépend de la bureaucratie, beaucoup de choses paraissent impossibles alors qu’elles sont parfaite- ment réalisables, moyennant des contacts personnels décisifs.

A travers des compositions soignées, Beat Schweizer a photographié à Norilsk les façades des immeubles, les places publiques et les zones récréatives. Les portraits et les vues intérieures, permettant le jeu entre le proche et le lointain, montrent les habitants dans leurs activités de loisirs, les cérémonies commémoratives ou encore les concours de beauté. Il en ressort l’image d’un univers replié sur lui-même et qui se suffit à lui-même. Un univers qui doit cependant son existence à des intérêts extérieurs et qui ne pourrait survivre sans les incitations et les garanties de Moscou. Ce sont ces dépendances et leur fragile existence que le photographe interroge.

Dikson (« An der Frostgrenze », 2013)

Tandis que Norilsk préserve l’apparence de la normalité urbaine, cela n’est pas le cas avec Dikson, un petit lotissement à l’embouchure du Jenissei à 73 degrés de longitude nord. Cet avant-poste de la civilisation, dont le drapeau représente un ours blanc et qui vit 82 jours par an dans la nuit polaire, était considéré comme la ville la plus septentrionale du monde pendant l’ère soviétique. Après cette période, le nombre de ses habitants a chuté drastiquement. Autrefois plaque tournante pour le passage au nord-est, pour le contrôle vers la région arctique ainsi que point de départ des expéditions polaires, Dikson offre aujourd’hui un moyen d’existence à seulement quelques centaines de personnes. Les habitants se sentent livrés à eux-mêmes, la capitale de la province de Krasnojarsk se trouvant à 2507 kilomètres de là. Les visiteurs, ainsi que les Russes, ont besoin généralement d’une autorisation spéciale pour y pénétrer. Les habitants de Dikson que Beat Schweizer a rencontrés vivent comme mécanicien ou s’occupent de la sécurité des frontières; ils gèrent une épicerie ou transmettent des informations météorologiques à Moscou. Leur existence est rendue possible par l’État, prétendument dans le but de sécuriser la frontière extérieure nord de la mère patrie. Beat Schweizer les a accompagnés lors de leur travail ou pendant leurs activités de loisirs comme la chasse, la pêche, la grillade ou tout simplement quand ils jouent ou regardent la télévision.

Teriberka (« Der Boiler », 2012)

Teriberka, la troisième destination visitée par Beat Schweizer, située à 69 degrés de longitude nord, souffre également d’une fort recul de sa population, en raison du déclin de la pêche côtière. Il y a quelques années, le groupe russe Gazprom a annoncé de gigantesques investissements avec des milliers d’emplois à la clé. Le gisement gazier Stockmann dans la mer de Barents devait en effet être mis en exploitation. Une partie de la population a craint pour les atteintes à l’environnement, tandis qu’une autre s’est réjouie des nouvelles perspectives économiques. Le projet a été cependant gelé, l’essor du gaz de schiste aux Etats-Unis ayant rendu l’exploitation gazière en Arctique non rentable. Les habitants de Teriberka poursuivent désormais leur combat contre l’abandon.

Comme dans les autres lieux qu’il a photographiés, Beat Schweizer nous entraîne dans cet univers à travers la destinée de quelques personnages choisis. Comme par exemple le chauffagiste, dont la tâche consiste à alimenter la chaudière en charbon afin de fournir de la chaleur à la ville, tandis qu’il noie son ennui dans la déprime et les séries tv russes.

Le travail documentaire de Beat Schweizer livre une vision empathique sur les conditions d’existence difficiles dans les zones retirées et sur la manière de les surmonter. Elle enregistre l’essentiel avec une sobriété qui débouche régulièrement sur la poésie ou le fantastique. Contrairement à un regard forgé par les préjugés occidentaux, l’auteur dessine une image complexe des effets des bouleversements climatiques, politiques et économiques dans l’espace post-communiste.

Au cours de ses voyages, Beat Schweizer travaille souvent avec l’écrivain alémanique Urs Mannhart pour produire des reportages autoédités. Cette combinaison du texte avec l’image et l’expérimentation de différentes formes de publications constituent un positionnement unique des deux auteurs dans le champ d’une pratique documentaire élargie.

(source: Sascha Renner, Coalmine Winterthur)

Beat Schweizer (*1982) vit à Berne et poursuit son propre travail documentaire en alternance avec des travaux de commande. Ses publications, principalement dans le format journal et accompagné des textes de l’écrivain Urs Mannhart, constituent des jalons significatifs de son expression artistique. 2003-2007 : apprentissage en tant que photographe, photographe indépendant depuis lors. Exposition de ses travaux documentaires personnels en Suisse, en Angleterre et en Russie.

(Texte: Focale, Nyon

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Ausstellung | H+ - Matthieu Gafsou | Galerie C | Neuchâtel
Mär
8
zu 13. Apr.

Ausstellung | H+ - Matthieu Gafsou | Galerie C | Neuchâtel


Galerie C | Neuchâtel
8. März - 13. April 2019

H+
Matthieu Gafsou


_IMG9203.jpg

La Galerie C a le plaisir de montrer pour la première fois en Suisse H+, la nouvelle série du photographe suisse Matthieu Gafsou.
Présentée à Arles en avant-première durant les Rencontres de la Photographie 2018, elle sera également visible du 20 mars au 20 avril 2019 à Vienne au sein de l’exposition “Bodyfiction”. L’exposition est organisée par le Kunst Haus Wien et s’inscrit dans le cadre du festival Foto Wien et de l’European Month of Photography.

H+ traite du transhumanisme, mouvement qui prône l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains.
Courant de pensée, école philosophique et mouvement international de grande audience, le transhumanisme, né dans la mouvance de la contre-culture américaine des années 1960 et théorisé de manière approfondie dans les universités californiennes à l’aube des années 1990, connaît aujourd’hui un engouement considérable. Matthieu Gafsou nous fait pénétrer au cœur des laboratoires où se développent exosquelette, neurostimulation, transfert de l’esprit humain sur ordinateur, cryogénie, transgenèse, cyborg, anthropotechnie, toutes disciplines ou réalisations qui déclinent à foison les promesses ou les peurs potentielles engendrées par le fameux sigle NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives).

Les photographies de la série sont peu contextualisées et elliptiques. Prises isolément, elles déroutent plus qu’elles n’explicitent. C’est une fois mises en réseau qu’elles tissent la toile d’un discours. Artificielles, les photos ressemblent à leur sujet : on ne sait plus si c’est le vivant qui s’éteint en devenant machine ou si l’inanimé prend vie.
H+ parle de notre corps, de notre quotidien et de notre rapport à la technique autant qu’elle ouvre sur des perspectives d’avenir. Aucune réponse n’est donnée, mais la série peut fonctionner à la fois comme un outil pour penser une question essentielle de notre présent et comme un espace poétique qui nous confronte à l’absurde de notre finitude.”(1)

Un ouvrage accompagnant la série est édité par les éditions Kehrer Verlag (anglais) et Actes Sud (français). Disponible à la Galerie C, il comprend également un essai de David Le Breton.

(Text: Galerie C, Neuchâtel)

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Ausstellung | La Gravetat del Lloc - Israel Ariño | Espace JB | Carouge
Mär
2
zu 2. Apr.

Ausstellung | La Gravetat del Lloc - Israel Ariño | Espace JB | Carouge


Espace JB | Carouge
2. März - 2. April 2019

La Gravetat del Lloc
Israel Ariño


GR#12,  de la série La gravetat del lloc | Tirage argentique réalisé par l'artiste | Format de l'image 30x35cm | Edition 2/15 | Israel Ariño

GR#12, de la série La gravetat del lloc | Tirage argentique réalisé par l'artiste | Format de l'image 30x35cm | Edition 2/15 | Israel Ariño


Israel Ariño a séjourné deux mois au domaine de Kerguéhennec, en Bretagne, lors d’une résidence d’artiste. Dans la région, on raconte qu’une ancienne maison, perdue dans le domaine, n’apparaît qu’à la nuit tombée. Il part à sa recherche. La nuit s’avère propice aux révélations et aux métamorphoses. Ses yeux s’habituent peu à peu à l’obscurité et devinent d’autres dimensions, des densités et des temporalités nouvelles, aux limites de la rationalité.

La pesanteur du lieu est une promenade nocturne, une déambulation onirique. Israel Ariño y livre une constellation de visions sensuelles et mentales, sentimentales peut-être. Ses photographies sombres et veloutées donnent corps à l’obscurité, invoquant et saisissant le surgissement des choses qui se manifestent dans la nuit, par-delà l’ordinaire, dans un ordre bouleversé du monde. Elles appartiennent à l’univers du merveilleux, comme un conte où le surnaturel se mêlerait à la réalité. Il était une fois... un sous-bois obscur, un cristal étrange, des antilopes figées en plein saut, un sein offert, une chouette ébahie, une maison aux fenêtres luisantes.

La série, imprégnée d’un sentiment de mystère ouvre un seuil perceptif aux découvertes, aux signes et aux apparitions, laissant le visiteur suspendu, sur le fil, sur le point incessant de sombrer dans
l’hallucination.

Un livre aux Editions Anomalas accompagne l’exposition.

Caroline Bénichou

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Ausstellung | Martine Franck | Musée d'Elysée | Lausenne
Feb
20
zu 5. Mai

Ausstellung | Martine Franck | Musée d'Elysée | Lausenne


Musée d’Elysée | Lausanne
20. Februar - 5. Mai 2019

Martine Franck


Martine Franck, Tory Island, Comté de Donegal, Irlande, 1995 © Martine Franck / Magnum Photos

Martine Franck, Tory Island, Comté de Donegal, Irlande, 1995 © Martine Franck / Magnum Photos

Aus dem Wunsch heraus, die Pionierleistung von Frauen in der Fotografie des 20. Jahrhunderts stärker ins Licht zu rücken, zeigt das Musée de l’Elysée einen grossangelegten Rückblick auf das Werk von Martine Franck (1938-2012). Die von der Fondation Henri Cartier-Bresson in Paris konzipierte, in Zusammenarbeit mit dem Musée de l’Elysée erarbeitete und bisher umfassendste Schau besteht aus nahezu 140 Fotografien, die zum Teil noch nie öffentlich gezeigt und in ihrer Mehrheit von der Fotografin selbst ausgewählt wurden.

Ausstellung und Publikation vermitteln nicht nur eine noch unbekannte Perspektive einer Fotografin auf ihr Lebenswerk, sie basieren zudem – im Unterschied zu vorausgegangenen Retrospektiven – auf ausführlichen Recherchen in Martine Francks Archiv. Als eine der Protagonistinnen der Fotokunst des 20. Jahrhunderts, die 1970 Mitglied der Agentur Vu, 1972 Mitbegründerin der Agentur Viva und ab 1983 Mitglied der Arbeitsgemeinschaft Magnum war, kam die Journalistin, Reporterin und Porträtistin aus einer persönlichen Praxis heraus, hauptsächlich auf ihren Reisen durch Asien und Europa, zur Fotografie. Mit der Entscheidung für eine berufliche Laufbahn als Fotografin wählte sie ein Betätigungsfeld, auf dem noch kaum Frauen zu finden waren. Dennoch gelang es ihr, sich eine Stellung zu sichern, indem sie sich von ihren Kollegen kaum beachteten Themen zuwandte, wie etwa die Arbeitswelt, Frauen, das Alter, Solidarität und Entwicklungshilfe. Fast 50 Jahre lang schuf sie so, unabhängig von jeder ästhetischen Strömung, ein persönliches Werk, dessen Schwerpunkt die Existenzbedingungen der Menschen rund um den Erdball bilden.

Mit der Aufnahme dieser Ausstellung ins Programm eröffnet das Musée de l’Elysée den Besuchern die Chance, ein zentrales Werk neu zu entdecken, in dem sich nicht nur ein breites Themenspektrum, sondern auch ein eindringlicher, aussergewöhnlicher Blick auf unsere Epoche spiegeln.


Souhaitant mettre en lumière l’oeuvre pionnière des femmes photographes au cours du XXe siècle, le Musée de l’Elysée présente une importante rétrospective consacrée à Martine Franck (1938-2012). Conçue par la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris, et coproduite avec le Musée de l’Elysée, cette exposition, unique par son ampleur, est constituée de près de 140 photographies, dont certaines inédites, en grande partie sélectionnées par la photographe de son vivant.

Au-delà de ce regard inédit d’une photographe sur l’ensemble de son oeuvre, ce projet d’exposition et d’édition est fondé sur une étude approfondie des archives de Martine Franck, ce qui la démarque des rétrospectives précédentes.

Figure essentielle de l’art photographique du XXe siècle, membre de l’agence VU en 1970, cofondatrice de l’agence Viva en 1972 et membre de la coopérative Magnum à partir de 1983, journaliste, reporter et portraitiste, Martine Franck vient à la photographie à travers une démarche personnelle liée en grande partie à ses voyages en Asie et en Europe. Lorsqu’elle décide de se consacrer à la carrière de photographe, elle choisit un domaine d’activité comprenant encore peu de femmes. Elle réussit pourtant à trouver sa place en s’attachant à des sujets peu abordés par ses confrères, comme le monde du travail, les femmes, la vieillesse, la solidarité et l’humanitaire. Durant près d’une cinquantaine d’années, indépendamment de tout courant esthétique, elle a ainsi construit une oeuvre personnelle en grande partie consacrée à la condition humaine à travers le monde.

En programmant cette exposition, le Musée de l’Elysée offre au public la possibilité de redécouvrir une œuvre majeure qui, au-delà de la diversité des sujets, porte un regard intense et singulier sur notre époque.

(Text: Musée d’Elysée)

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Ausstellung | A Myth of Two Souls - Vasantha Yogananthan | Musée d'Elysée | Lausanne
Feb
20
zu 5. Mai

Ausstellung | A Myth of Two Souls - Vasantha Yogananthan | Musée d'Elysée | Lausanne


Musée d’Elysée | Lausanne
20. Februar - 5. Mai 2019

A Myth of Two Souls
Vasantha Yogananthan


Vasantha Yogananthan, The Evening Before, Janakpur, Nepal, 2016 © Vasantha Yogananthan

Vasantha Yogananthan, The Evening Before, Janakpur, Nepal, 2016 © Vasantha Yogananthan

In dem Bestreben, zeitgenössisches Kunstschaffen zu unterstützen und an die Öffentlichkeit zu tragen, zeigt das Musée de l’Elysée die erste institutionelle Ausstellung des Projekts A Myth of Two Souls von Vasantha Yogananthan. Der 1985 geborene Yogananthan, fotografischer Autodidakt französisch-tamilischer Herkunft, gehört einer Generation an, die mit Vorliebe die Grenzen zwischen Fiktion und Realität verwischt. Die Serie ist vom Ramajana inspiriert, einem Urtext der hinduistischen Mythologie, der zwischen dem dritten Jahrhundert vor Christus und dem dritten Jahrhundert unserer Zeitrechnung in Sanskrit verfasst wurde. Das immer wieder aktualisierte Ramajana stellt für den westlichen Leser eine Aufforderung dar, sich fernab aller Exotik mit Indien zu befassen.

Seit fast vier Jahren reist Vasantha Yogananthan regelmässig nach Indien und Sri Lanka, um weiter an seinem Projekt zu arbeiten, dessen sieben Kapiteln hier nun erstmals gemeinsam ausgestellt werden. Für jedes Kapitel wird im Untergeschoss des Museums ein eigener Raum mit einer besonderen Atmosphäre eingerichtet, entsprechend der gezielt eingesetzten stilistischen Besonderheiten, durch die der Künstler seine Geschichte in sieben Abschnitten gliedert. Während die ersten Räume (sprich Kapitel) mit gerahmten Abzügen an der Wand relativ traditionell gehalten sind, eröffnen die darauffolgenden Räume alternative Zeigesysteme, mit Projektionen, Bildtapeten oder Installationen. Der Künstler behandelt jedes Kapitel des Ramajana anders und erprobt bzw. aktualisiert traditionelle Fototechniken. Dies gilt vor allem für die ersten Kapitel mit ihren Schwarz-Weiss-Fotografien, die mit einer Plattenkamera aufgenommen und dann von einem indischen Maler handkoloriert wurden, wie es vor dem Aufkommen des Farbfilms im 19. Jahrhundert traditionell üblich war. Vasantha Yogananthan übernimmt dieses Verfahren und überträgt es ins Heute, indem er seine Fotografien ausserhalb des Ateliers, mit Passanten als Akteuren, aufnimmt. Der Bereich des häuslichen Porträts wird dabei – ohne Klassenunterschiede – auf die gesamte Gesellschaft und das ganze Land übertragen, von den Grossstädten bis in die entlegensten Landstriche.

Die sieben hier vorgestellten Kapitel – Early Times, The Promise, Exile, Dandaka, The Quest, Lanka, The Epilogue – führen die Besucher auf einem Spaziergang durch Epochen und Schauplätze und machen sie zugleich mit seltenen Fototechniken vertraut. Die Ausstellung umfasst Fotoarbeiten, neu gemalte Drucke und eine mehrkanalige Videoinstallation.


Soucieux de soutenir et de promouvoir la création contemporaine, le Musée de l’Elysée présente la première exposition institutionnelle du projet A Myth of Two Souls de Vasantha Yogananthan. Né en 1985, photographe autodidacte d’origine franco-tamoule, Yogananthan appartient à une génération qui aime brouiller les lignes entre fiction et réalité. Cette série est inspirée par le Râmâyana, œuvre fondamentale de la mythologie hindoue, écrite en sanskrit entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle de notre ère. Sans cesse réactualisé, le Râmâyana se présente ainsi au lecteur occidental comme une invitation à appréhender l’Inde au-delà de l’exotisme.

Depuis presque quatre ans, Vasantha Yogananthan se rend régulièrement en Inde et au Sri Lanka pour compléter son projet, dont la plus grande partie des sept chapitres qui le composent seront pour la première fois exposés ensemble. Un espace spécifique à chaque section sera aménagé à l’étage inférieur du Musée de l’Elysée, créant ainsi une atmosphère particulière et propre à chacune des stylistiques convoquées par l’artiste pour développer son histoire en sept étapes. Si les premières salles – et de fait, chapitres – seront de facture relativement traditionnelle en présentant, au mur, des tirages encadrés, les suivantes permettront une mise en avant de systèmes de monstration alternatifs, comme la projection, le papier peint ou l’installation. L’artiste développe en effet des traitements esthétiques différents et explore, ou revisite, des techniques ancestrales. C’est le cas notamment de la section inaugurale de A Myth of Two Souls, constitué de photographies noir/blanc, réalisées à la chambre, par la suite colorisées à la main par un peintre indien comme cela se faisait traditionnellement au XIXe siècle, avant l’apparition de la pellicule couleur. Vasantha Yogananthan se réapproprie cette technique tout en la modernisant, réalisant ses photographies hors studio, avec des passants devenus acteurs. Le champ du portrait domestique est ainsi étendu à l’ensemble de la société – sans distinction de classes – et à l’ensemble du territoire, des métropoles à la campagne profonde.

Les sept chapitres exposés – Early Times, The Promise, Exile, Dandaka, The Quest, Lanka, The Epilogue – offriront aux visiteurs une déambulation à la fois temporelle et géographique, tout en leur faisant découvrir des techniques photographiques peu répandues et une scénographie originale. L’exposition comprends des œuvres photographiques, des tirages repeints ainsi qu’une installation vidéo multi channel.

(Text: Musée d’Elysée)

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Vernissage | Martine Franck | Musée d'Elysée | Lausenne
Feb
19
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Martine Franck | Musée d'Elysée | Lausenne


Musée d’Elysée | Lausanne
19. Februar 2019

Martine Franck


Martine Franck, Tory Island, Comté de Donegal, Irlande, 1995 © Martine Franck / Magnum Photos

Martine Franck, Tory Island, Comté de Donegal, Irlande, 1995 © Martine Franck / Magnum Photos

Aus dem Wunsch heraus, die Pionierleistung von Frauen in der Fotografie des 20. Jahrhunderts stärker ins Licht zu rücken, zeigt das Musée de l’Elysée einen grossangelegten Rückblick auf das Werk von Martine Franck (1938-2012). Die von der Fondation Henri Cartier-Bresson in Paris konzipierte, in Zusammenarbeit mit dem Musée de l’Elysée erarbeitete und bisher umfassendste Schau besteht aus nahezu 140 Fotografien, die zum Teil noch nie öffentlich gezeigt und in ihrer Mehrheit von der Fotografin selbst ausgewählt wurden.

Ausstellung und Publikation vermitteln nicht nur eine noch unbekannte Perspektive einer Fotografin auf ihr Lebenswerk, sie basieren zudem – im Unterschied zu vorausgegangenen Retrospektiven – auf ausführlichen Recherchen in Martine Francks Archiv. Als eine der Protagonistinnen der Fotokunst des 20. Jahrhunderts, die 1970 Mitglied der Agentur Vu, 1972 Mitbegründerin der Agentur Viva und ab 1983 Mitglied der Arbeitsgemeinschaft Magnum war, kam die Journalistin, Reporterin und Porträtistin aus einer persönlichen Praxis heraus, hauptsächlich auf ihren Reisen durch Asien und Europa, zur Fotografie. Mit der Entscheidung für eine berufliche Laufbahn als Fotografin wählte sie ein Betätigungsfeld, auf dem noch kaum Frauen zu finden waren. Dennoch gelang es ihr, sich eine Stellung zu sichern, indem sie sich von ihren Kollegen kaum beachteten Themen zuwandte, wie etwa die Arbeitswelt, Frauen, das Alter, Solidarität und Entwicklungshilfe. Fast 50 Jahre lang schuf sie so, unabhängig von jeder ästhetischen Strömung, ein persönliches Werk, dessen Schwerpunkt die Existenzbedingungen der Menschen rund um den Erdball bilden.

Mit der Aufnahme dieser Ausstellung ins Programm eröffnet das Musée de l’Elysée den Besuchern die Chance, ein zentrales Werk neu zu entdecken, in dem sich nicht nur ein breites Themenspektrum, sondern auch ein eindringlicher, aussergewöhnlicher Blick auf unsere Epoche spiegeln.


Souhaitant mettre en lumière l’oeuvre pionnière des femmes photographes au cours du XXe siècle, le Musée de l’Elysée présente une importante rétrospective consacrée à Martine Franck (1938-2012). Conçue par la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris, et coproduite avec le Musée de l’Elysée, cette exposition, unique par son ampleur, est constituée de près de 140 photographies, dont certaines inédites, en grande partie sélectionnées par la photographe de son vivant.

Au-delà de ce regard inédit d’une photographe sur l’ensemble de son oeuvre, ce projet d’exposition et d’édition est fondé sur une étude approfondie des archives de Martine Franck, ce qui la démarque des rétrospectives précédentes.

Figure essentielle de l’art photographique du XXe siècle, membre de l’agence VU en 1970, cofondatrice de l’agence Viva en 1972 et membre de la coopérative Magnum à partir de 1983, journaliste, reporter et portraitiste, Martine Franck vient à la photographie à travers une démarche personnelle liée en grande partie à ses voyages en Asie et en Europe. Lorsqu’elle décide de se consacrer à la carrière de photographe, elle choisit un domaine d’activité comprenant encore peu de femmes. Elle réussit pourtant à trouver sa place en s’attachant à des sujets peu abordés par ses confrères, comme le monde du travail, les femmes, la vieillesse, la solidarité et l’humanitaire. Durant près d’une cinquantaine d’années, indépendamment de tout courant esthétique, elle a ainsi construit une oeuvre personnelle en grande partie consacrée à la condition humaine à travers le monde.

En programmant cette exposition, le Musée de l’Elysée offre au public la possibilité de redécouvrir une œuvre majeure qui, au-delà de la diversité des sujets, porte un regard intense et singulier sur notre époque.

(Text: Musée d’Elysée)

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Vernissage | A Myth of Two Souls - Vasantha Yogananthan | Musée d'Elysée | Lausanne
Feb
19
6:00 nachm.18:00

Vernissage | A Myth of Two Souls - Vasantha Yogananthan | Musée d'Elysée | Lausanne


Musée d’Elysée | Lausanne
19. Februar 2019

A Myth of Two Souls
Vasantha Yogananthan


Vasantha Yogananthan, The Evening Before, Janakpur, Nepal, 2016 © Vasantha Yogananthan

Vasantha Yogananthan, The Evening Before, Janakpur, Nepal, 2016 © Vasantha Yogananthan

In dem Bestreben, zeitgenössisches Kunstschaffen zu unterstützen und an die Öffentlichkeit zu tragen, zeigt das Musée de l’Elysée die erste institutionelle Ausstellung des Projekts A Myth of Two Souls von Vasantha Yogananthan. Der 1985 geborene Yogananthan, fotografischer Autodidakt französisch-tamilischer Herkunft, gehört einer Generation an, die mit Vorliebe die Grenzen zwischen Fiktion und Realität verwischt. Die Serie ist vom Ramajana inspiriert, einem Urtext der hinduistischen Mythologie, der zwischen dem dritten Jahrhundert vor Christus und dem dritten Jahrhundert unserer Zeitrechnung in Sanskrit verfasst wurde. Das immer wieder aktualisierte Ramajana stellt für den westlichen Leser eine Aufforderung dar, sich fernab aller Exotik mit Indien zu befassen.

Seit fast vier Jahren reist Vasantha Yogananthan regelmässig nach Indien und Sri Lanka, um weiter an seinem Projekt zu arbeiten, dessen sieben Kapiteln hier nun erstmals gemeinsam ausgestellt werden. Für jedes Kapitel wird im Untergeschoss des Museums ein eigener Raum mit einer besonderen Atmosphäre eingerichtet, entsprechend der gezielt eingesetzten stilistischen Besonderheiten, durch die der Künstler seine Geschichte in sieben Abschnitten gliedert. Während die ersten Räume (sprich Kapitel) mit gerahmten Abzügen an der Wand relativ traditionell gehalten sind, eröffnen die darauffolgenden Räume alternative Zeigesysteme, mit Projektionen, Bildtapeten oder Installationen. Der Künstler behandelt jedes Kapitel des Ramajana anders und erprobt bzw. aktualisiert traditionelle Fototechniken. Dies gilt vor allem für die ersten Kapitel mit ihren Schwarz-Weiss-Fotografien, die mit einer Plattenkamera aufgenommen und dann von einem indischen Maler handkoloriert wurden, wie es vor dem Aufkommen des Farbfilms im 19. Jahrhundert traditionell üblich war. Vasantha Yogananthan übernimmt dieses Verfahren und überträgt es ins Heute, indem er seine Fotografien ausserhalb des Ateliers, mit Passanten als Akteuren, aufnimmt. Der Bereich des häuslichen Porträts wird dabei – ohne Klassenunterschiede – auf die gesamte Gesellschaft und das ganze Land übertragen, von den Grossstädten bis in die entlegensten Landstriche.

Die sieben hier vorgestellten Kapitel – Early Times, The Promise, Exile, Dandaka, The Quest, Lanka, The Epilogue – führen die Besucher auf einem Spaziergang durch Epochen und Schauplätze und machen sie zugleich mit seltenen Fototechniken vertraut. Die Ausstellung umfasst Fotoarbeiten, neu gemalte Drucke und eine mehrkanalige Videoinstallation.


Soucieux de soutenir et de promouvoir la création contemporaine, le Musée de l’Elysée présente la première exposition institutionnelle du projet A Myth of Two Souls de Vasantha Yogananthan. Né en 1985, photographe autodidacte d’origine franco-tamoule, Yogananthan appartient à une génération qui aime brouiller les lignes entre fiction et réalité. Cette série est inspirée par le Râmâyana, œuvre fondamentale de la mythologie hindoue, écrite en sanskrit entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle de notre ère. Sans cesse réactualisé, le Râmâyana se présente ainsi au lecteur occidental comme une invitation à appréhender l’Inde au-delà de l’exotisme.

Depuis presque quatre ans, Vasantha Yogananthan se rend régulièrement en Inde et au Sri Lanka pour compléter son projet, dont la plus grande partie des sept chapitres qui le composent seront pour la première fois exposés ensemble. Un espace spécifique à chaque section sera aménagé à l’étage inférieur du Musée de l’Elysée, créant ainsi une atmosphère particulière et propre à chacune des stylistiques convoquées par l’artiste pour développer son histoire en sept étapes. Si les premières salles – et de fait, chapitres – seront de facture relativement traditionnelle en présentant, au mur, des tirages encadrés, les suivantes permettront une mise en avant de systèmes de monstration alternatifs, comme la projection, le papier peint ou l’installation. L’artiste développe en effet des traitements esthétiques différents et explore, ou revisite, des techniques ancestrales. C’est le cas notamment de la section inaugurale de A Myth of Two Souls, constitué de photographies noir/blanc, réalisées à la chambre, par la suite colorisées à la main par un peintre indien comme cela se faisait traditionnellement au XIXe siècle, avant l’apparition de la pellicule couleur. Vasantha Yogananthan se réapproprie cette technique tout en la modernisant, réalisant ses photographies hors studio, avec des passants devenus acteurs. Le champ du portrait domestique est ainsi étendu à l’ensemble de la société – sans distinction de classes – et à l’ensemble du territoire, des métropoles à la campagne profonde.

Les sept chapitres exposés – Early Times, The Promise, Exile, Dandaka, The Quest, Lanka, The Epilogue – offriront aux visiteurs une déambulation à la fois temporelle et géographique, tout en leur faisant découvrir des techniques photographiques peu répandues et une scénographie originale. L’exposition comprends des œuvres photographiques, des tirages repeints ainsi qu’une installation vidéo multi channel.

(Text: Musée d’Elysée)

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Ausstellung | Eine Saison für Künstlerinnen | Musée des Beaux-Arts | Le Locle
Feb
16
zu 26. Mai

Ausstellung | Eine Saison für Künstlerinnen | Musée des Beaux-Arts | Le Locle


Musée des Beaux-Arts | Le Locle
16. Februar - 26. Mai 2019

Eine Saison für Künstlerinnen
Viviane Sassen, Sophie Bouvier Ausländer, SMITH, Laura Letinsky, Lili Erzinger und Sandrine Pelletier


© Viviane Sassen, Belladona, de la série Parasomnia, 2010. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town

© Viviane Sassen, Belladona, de la série Parasomnia, 2010. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town


Obwohl der kulturell begründete Ausschluss der Frauen aus der künstlerischen Ausbildung und Praxis längst der Vergangenheit angehört, ist die Bemühung um die Überwindung der Unsichtbarkeit, unter der sie als Schöpferinnen und Künstlerinnen leiden, heute nicht weniger gefragt.

In den 1970er Jahren bewirkte die Befreiungsbewegung der Frauen allenfalls eine Zunahme der Gemeinschaftsausstellungen von Künstlerinnen, doch eine verstärkte Präsenz weiblicher Künstler in den Galerien oder ein Anstieg der Einzelausstellungen von Künstlerinnen blieben in diesem Jahrzehnt aus.

Zweifellos ist das Ziel der Gleichstellung selbst im 21. Jahrhundert immer noch nicht erreicht. Nachdem die Frauen in der Kunst so lange unsichtbar geblieben sind, möchte das MBAL, dem Beispiel der Gesellschaft folgend, mehr Gleichgewicht herstellen und den Einzug von Werken weiblicher Künstler im Museum fördern.

Die Perspektive, aus der Viviane Sassen, Sophie Bouvier Ausländer, SMITH, Laura Letinsky, Lili Erzinger und Sandrine Pelletier die Welt und ihre Abbilder betrachten, ist untrennbar mit der Genderthematik verbunden.

Nathalie Herschdorfer Direktorin

© Viviane Sassen, Ra, de la série Of Mud and Lotus, 2017. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town

© Viviane Sassen, Ra, de la série Of Mud and Lotus, 2017. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town

Im Märchen symbolisiert der Spiegel die Tür zu einer anderen Welt. Die niederländische Künstlerin Viviane Sassen (g. 1972) versteht ihre fotografische Arbeit als Spiegel, als Art und Weise, sich mit der Welt der Träume auseinanderzusetzen und mithilfe alltäglicher Erfahrungen das Unbewusste zu erfassen. Die Ausstellung, deren Fotografien im Lauf der letzten zehn Jahre entstanden sind, bildet eine überraschende Zusammenfassung des Werkes dieser international hoch angesehenen Künstlerin, die einem Selbstporträt nahekommt. Mithilfe der Fotografie verewigt sie das Ungewohnte, Unerklärbare und Fantastische. Hot Mirror vereint die unterschiedlichen Werke von Sassen: Man findet darin die Fotografien der Serie Flamboya, die in Kenia entstanden sind, wo Sassen drei Jahre ihrer Kindheit verbracht hat, die Fotografien aus Parasomnia, die sich mit dem Gefühl der Distanz zwischen Wachzustand und Schlaf befassen, jene aus UMBRA, die das Thema des physischen und psychischen Schattens erkunden, sowie ihre jüngste Reihe Of Mud and Lotus, in der die Verfremdung der Werke durch Collage oder Malerei die Themen, die ihr am Herzen liegen versinnbildlicht: Mutterschaft und Fruchtbarkeit. Schließlich entführt Sassen uns mit TOTEM, einer überwältigenden Installation aus bewegten Bildern und Spiegeln, in ihre faszinierende Welt. Hier tritt die Anwesenheit der Besucher, die in eine unendliche Landschaft getaucht und in Schlagschatten verwandelt werden, in Interaktion mit der Projektion der Künstlerin, die uns erneut unserer Orientierung beraubt. Die visuellen Gedichte von Sassen sind deshalb wie Spiegel, die den Betrachter mit seinen eigenen Fragen konfrontieren, anstatt ihm die Antworten zu liefern.

Die Ausstellung wird vom MBAL und dem britischen Museum The Hepworth Wakefield produziert. Ein von Prestel Editions auf Englisch veröffentlichtes Buch begleitet die Ausstellung. Die Künstlerin wird von der Stevenson Gallery, Kapstadt, vertreten. 

© Sophie Bouvier Ausländer, Mare Vostrum, vue d'exposition Harnessing the Wind, Beaconsfield Art Gallery, Londres, 2015

© Sophie Bouvier Ausländer, Mare Vostrum, vue d'exposition Harnessing the Wind, Beaconsfield Art Gallery, Londres, 2015

Sophie Bouvier Ausländer (1970) füllt den historischen Raum des MBAL mit Mare Vostrum. Dieses vor Ort geschaffene Monumentalwerk der schweizerischen Künstlerin wurde von dem Buch von Marie NDiaye Trois femmes puissantes (Prix Goncourt 2009) inspiriert. In diesem Wirrwarr aus Zeichnung, Gemälde und Skulptur wickeln sich Kilometer von Stacheldraht um sich selbst und fangen verschiedene Arten von Staub ein, während sie durch ihre Bewegung Gemäldefetzen mitreissen. Die zehn Kugeln erinnern an Steppenläufer, jene Wüstenpflanzen, die trocknen, sich von ihren Wurzeln lösen und vom Wind getragen herumwirbeln. Im Mittelpunkt dieser Installation, deren lateinischer Titel Mare Vostrum („Euer Meer“) auf die zwischen 2013 und 2014 von Italien zur Rettung der Flüchtlinge aus dem Mittelmeer ins Leben gerufene Aktion Mare Nostrum („Unser Meer“) anspielt, steht die Flüchtlingsthematik. Das aus einer Anhäufung bunt zusammengewürfelter, unterwegs gesammelter Elemente bestehende Werk Mare Vostrum stellt die Gesellschaften dar, die mitgerissen werden vom Wind des Wandels und dabei in einen unbezwingbaren Sturm geraten.

Die Künstlerin wird von der Galerie Heinzer Reszler, Lausanne, vertreten. Die Ausstellung von Sophie Bouvier Ausländer wurde von Arts Visuels Vaud und dem Kanton Waadt unterstützt. 

© Laura Letinsky, Sans titre, de la série Time's Assignation, 2002. Courtesy galerie Yancey Richardson, New York

© Laura Letinsky, Sans titre, de la série Time's Assignation, 2002. Courtesy galerie Yancey Richardson, New York

Das Werk von Laura Letinsky (g. 1962) entführt uns in eine andere Zeit. Letinsky arbeitet mit Polaroid-Filmen Typ 55, dem berühmten Sofortbildverfahren, welches einmaliges Bild liefert. Sie fotografiert Obst, Blumen, Nahrungsmittel, Geräte und Gegenstände des alltäglichen Lebens. Wer die Arbeit der kanadischen Fotografin kennt, findet hier ihre Stillleben wieder, eine Disziplin, in der sie sich seit den 1990er Jahren auszeichnet. Wie zahlreiche Fotografen vor dem digitalen Zeitalter verwendete sie den Polaroid-Film zu Testzwecken. Als sie diese Abzüge vernichten wollte, war sie fasziniert von ihrem Qualitätsverlust. Das Material selbst stellte eine Auseinandersetzung mit der Verletzlichkeit des Lebens dar, indem es einen unberechenbaren Prozess durchlaufen hatte. Während die Digitalisierung die zeitgenössische Fotografie entmaterialisiert und ihr durch zahlreiche Aspekte Schärfe und Strahlkraft verleiht, fesselt uns der Qualitätsverlust der Polaroid-Fotos von Letinsky, der durch die Chemie, den Zufall und den Lauf der Zeit verursacht wird. Etwas Geheimnisvolles und Ungewohntes geht von ihnen aus, während sie zugleich die Vergänglichkeit des Lebens versinnbildlichen.

Die Ausstellung wird von einem bei Radius Books in englischer Sprache erschienenen Buch begleitet, mit einem Text von Nathalie Herschdorfer. Die Künstlerin wird von der Galerie Yancey Richardson, New York, vertreten. 

© SMITH, Spectrographies 08, 2014. Courtesy galerie Les Filles du Calvaire, Paris

© SMITH, Spectrographies 08, 2014. Courtesy galerie Les Filles du Calvaire, Paris

Die französische Künstler·in SMITH (g. 1985) entwickelt ein Werk, in dem die eigene Metamorphose eine zentrale Position einnimmt. Ihre poetischen Bilder laden zur Meditation ein und wecken die Erinnerung an nicht anwesende Körper. Ihre Spectrographies, die mit Laborbildern vergleichbar sind, befassen sich mit den modernen Technologien, die uns die Möglichkeit bieten, mithilfe eines Bildschirms physisch abwesende Personen anzuschauen, mit ihnen Kontakt aufzunehmen und zu kommunizieren. Hierfür hat sich SMITH mit einer Wärmebildkamera ausgestattet, um ihre Erkundung einer verfremdeten Anatomie fortzuführen, im Bestreben, die Überwindung der körperlichen Grenzen darzustellen. Ihre Wärmebilder–oder Thermogramme –sind Phantome, die die Abwesenheit bannen. Der Film zur Begleitung der Reihe zeigt eine Person, die alleine durch die Nacht irrt. Auch hier verwandelt sich der Körper in ein Phantom. Das Nichtvorhandensein wird zur darstellerischen Stärke, die seine Anwesenheit durch Betonung behauptet. In dieser Auseinandersetzung mit dem Unsichtbaren wird das verschwundene Dasein gegenwärtig. Die Künstlerin vereint Philosophie, Literatur, Film, Wissenschaft und Psychoanalyse in einem Werk, welches das Unsichtbare sichtbar werden lässt.

Die Ausstellung wird in Zusammenarbeit mit der Galerie Les Filles du Calvaire, Paris, veranstaltet. Ein Interview mit der Künstlerin durch Joël Vacheron erscheint in der Reihe „Could you talk about…“, die dreimal im Jahr vom MBAL veröffentlicht wird.

Die Ausstellung Trace(s) in der Galerie C in Neuenburg zeigt auch eine Reihe von Bildern von SMITH bis zum 23. Februar 2019.

Das MBAL besitzt eine umfangreiche Sammlung an Gemälden der Künstlerin Lili Erzinger. Das Werk dieser Wegbereiterin der abstrakten Kunst in der Schweiz ist in der Öffentlichkeit immer noch weitgehend unbekannt. Im Bestreben, dieses künstlerische Erbe zugänglich zu machen, präsentiert das Museum eine Auswahl ihrer Gemälde in Begleitung von Archivgegenständen –aus einem Neuerwerb –, die ihr spannendes Leben zwischen Zürich, ihrer Geburtsstadt, Paris, wo sie in den 1930er Jahren bei Fernand Léger in die Lehre ging, und ihrer Heimat Neuenburg nachzeichnen.

(Text: Musée des beaux Arts, Le Locle)

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Vernissage | Eine Saison für Künstlerinnen | Musée des Beaux-Arts | Le Locle
Feb
15
6:30 nachm.18:30

Vernissage | Eine Saison für Künstlerinnen | Musée des Beaux-Arts | Le Locle


Musée des Beaux-Arts | Le Locle
15. Februar 2019

Eine Saison für Künstlerinnen
Viviane Sassen, Sophie Bouvier Ausländer, SMITH, Laura Letinsky, Lili Erzinger und Sandrine Pelletier


© Viviane Sassen, Belladona, de la série Parasomnia, 2010. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town

© Viviane Sassen, Belladona, de la série Parasomnia, 2010. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town


Obwohl der kulturell begründete Ausschluss der Frauen aus der künstlerischen Ausbildung und Praxis längst der Vergangenheit angehört, ist die Bemühung um die Überwindung der Unsichtbarkeit, unter der sie als Schöpferinnen und Künstlerinnen leiden, heute nicht weniger gefragt.

In den 1970er Jahren bewirkte die Befreiungsbewegung der Frauen allenfalls eine Zunahme der Gemeinschaftsausstellungen von Künstlerinnen, doch eine verstärkte Präsenz weiblicher Künstler in den Galerien oder ein Anstieg der Einzelausstellungen von Künstlerinnen blieben in diesem Jahrzehnt aus.

Zweifellos ist das Ziel der Gleichstellung selbst im 21. Jahrhundert immer noch nicht erreicht. Nachdem die Frauen in der Kunst so lange unsichtbar geblieben sind, möchte das MBAL, dem Beispiel der Gesellschaft folgend, mehr Gleichgewicht herstellen und den Einzug von Werken weiblicher Künstler im Museum fördern.

Die Perspektive, aus der Viviane Sassen, Sophie Bouvier Ausländer, SMITH, Laura Letinsky, Lili Erzinger und Sandrine Pelletier die Welt und ihre Abbilder betrachten, ist untrennbar mit der Genderthematik verbunden.

Nathalie Herschdorfer Direktorin

© Viviane Sassen, Ra, de la série Of Mud and Lotus, 2017. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town

© Viviane Sassen, Ra, de la série Of Mud and Lotus, 2017. Courtesy Stevenson Gallery, Cape Town

Im Märchen symbolisiert der Spiegel die Tür zu einer anderen Welt. Die niederländische Künstlerin Viviane Sassen (g. 1972) versteht ihre fotografische Arbeit als Spiegel, als Art und Weise, sich mit der Welt der Träume auseinanderzusetzen und mithilfe alltäglicher Erfahrungen das Unbewusste zu erfassen. Die Ausstellung, deren Fotografien im Lauf der letzten zehn Jahre entstanden sind, bildet eine überraschende Zusammenfassung des Werkes dieser international hoch angesehenen Künstlerin, die einem Selbstporträt nahekommt. Mithilfe der Fotografie verewigt sie das Ungewohnte, Unerklärbare und Fantastische. Hot Mirror vereint die unterschiedlichen Werke von Sassen: Man findet darin die Fotografien der Serie Flamboya, die in Kenia entstanden sind, wo Sassen drei Jahre ihrer Kindheit verbracht hat, die Fotografien aus Parasomnia, die sich mit dem Gefühl der Distanz zwischen Wachzustand und Schlaf befassen, jene aus UMBRA, die das Thema des physischen und psychischen Schattens erkunden, sowie ihre jüngste Reihe Of Mud and Lotus, in der die Verfremdung der Werke durch Collage oder Malerei die Themen, die ihr am Herzen liegen versinnbildlicht: Mutterschaft und Fruchtbarkeit. Schließlich entführt Sassen uns mit TOTEM, einer überwältigenden Installation aus bewegten Bildern und Spiegeln, in ihre faszinierende Welt. Hier tritt die Anwesenheit der Besucher, die in eine unendliche Landschaft getaucht und in Schlagschatten verwandelt werden, in Interaktion mit der Projektion der Künstlerin, die uns erneut unserer Orientierung beraubt. Die visuellen Gedichte von Sassen sind deshalb wie Spiegel, die den Betrachter mit seinen eigenen Fragen konfrontieren, anstatt ihm die Antworten zu liefern.

Die Ausstellung wird vom MBAL und dem britischen Museum The Hepworth Wakefield produziert. Ein von Prestel Editions auf Englisch veröffentlichtes Buch begleitet die Ausstellung. Die Künstlerin wird von der Stevenson Gallery, Kapstadt, vertreten. 

© Sophie Bouvier Ausländer, Mare Vostrum, vue d'exposition Harnessing the Wind, Beaconsfield Art Gallery, Londres, 2015

© Sophie Bouvier Ausländer, Mare Vostrum, vue d'exposition Harnessing the Wind, Beaconsfield Art Gallery, Londres, 2015

Sophie Bouvier Ausländer (1970) füllt den historischen Raum des MBAL mit Mare Vostrum. Dieses vor Ort geschaffene Monumentalwerk der schweizerischen Künstlerin wurde von dem Buch von Marie NDiaye Trois femmes puissantes (Prix Goncourt 2009) inspiriert. In diesem Wirrwarr aus Zeichnung, Gemälde und Skulptur wickeln sich Kilometer von Stacheldraht um sich selbst und fangen verschiedene Arten von Staub ein, während sie durch ihre Bewegung Gemäldefetzen mitreissen. Die zehn Kugeln erinnern an Steppenläufer, jene Wüstenpflanzen, die trocknen, sich von ihren Wurzeln lösen und vom Wind getragen herumwirbeln. Im Mittelpunkt dieser Installation, deren lateinischer Titel Mare Vostrum („Euer Meer“) auf die zwischen 2013 und 2014 von Italien zur Rettung der Flüchtlinge aus dem Mittelmeer ins Leben gerufene Aktion Mare Nostrum („Unser Meer“) anspielt, steht die Flüchtlingsthematik. Das aus einer Anhäufung bunt zusammengewürfelter, unterwegs gesammelter Elemente bestehende Werk Mare Vostrum stellt die Gesellschaften dar, die mitgerissen werden vom Wind des Wandels und dabei in einen unbezwingbaren Sturm geraten.

Die Künstlerin wird von der Galerie Heinzer Reszler, Lausanne, vertreten. Die Ausstellung von Sophie Bouvier Ausländer wurde von Arts Visuels Vaud und dem Kanton Waadt unterstützt. 

© Laura Letinsky, Sans titre, de la série Time's Assignation, 2002. Courtesy galerie Yancey Richardson, New York

© Laura Letinsky, Sans titre, de la série Time's Assignation, 2002. Courtesy galerie Yancey Richardson, New York

Das Werk von Laura Letinsky (g. 1962) entführt uns in eine andere Zeit. Letinsky arbeitet mit Polaroid-Filmen Typ 55, dem berühmten Sofortbildverfahren, welches einmaliges Bild liefert. Sie fotografiert Obst, Blumen, Nahrungsmittel, Geräte und Gegenstände des alltäglichen Lebens. Wer die Arbeit der kanadischen Fotografin kennt, findet hier ihre Stillleben wieder, eine Disziplin, in der sie sich seit den 1990er Jahren auszeichnet. Wie zahlreiche Fotografen vor dem digitalen Zeitalter verwendete sie den Polaroid-Film zu Testzwecken. Als sie diese Abzüge vernichten wollte, war sie fasziniert von ihrem Qualitätsverlust. Das Material selbst stellte eine Auseinandersetzung mit der Verletzlichkeit des Lebens dar, indem es einen unberechenbaren Prozess durchlaufen hatte. Während die Digitalisierung die zeitgenössische Fotografie entmaterialisiert und ihr durch zahlreiche Aspekte Schärfe und Strahlkraft verleiht, fesselt uns der Qualitätsverlust der Polaroid-Fotos von Letinsky, der durch die Chemie, den Zufall und den Lauf der Zeit verursacht wird. Etwas Geheimnisvolles und Ungewohntes geht von ihnen aus, während sie zugleich die Vergänglichkeit des Lebens versinnbildlichen.

Die Ausstellung wird von einem bei Radius Books in englischer Sprache erschienenen Buch begleitet, mit einem Text von Nathalie Herschdorfer. Die Künstlerin wird von der Galerie Yancey Richardson, New York, vertreten. 

© SMITH, Spectrographies 08, 2014. Courtesy galerie Les Filles du Calvaire, Paris

© SMITH, Spectrographies 08, 2014. Courtesy galerie Les Filles du Calvaire, Paris

Die französische Künstler·in SMITH (g. 1985) entwickelt ein Werk, in dem die eigene Metamorphose eine zentrale Position einnimmt. Ihre poetischen Bilder laden zur Meditation ein und wecken die Erinnerung an nicht anwesende Körper. Ihre Spectrographies, die mit Laborbildern vergleichbar sind, befassen sich mit den modernen Technologien, die uns die Möglichkeit bieten, mithilfe eines Bildschirms physisch abwesende Personen anzuschauen, mit ihnen Kontakt aufzunehmen und zu kommunizieren. Hierfür hat sich SMITH mit einer Wärmebildkamera ausgestattet, um ihre Erkundung einer verfremdeten Anatomie fortzuführen, im Bestreben, die Überwindung der körperlichen Grenzen darzustellen. Ihre Wärmebilder–oder Thermogramme –sind Phantome, die die Abwesenheit bannen. Der Film zur Begleitung der Reihe zeigt eine Person, die alleine durch die Nacht irrt. Auch hier verwandelt sich der Körper in ein Phantom. Das Nichtvorhandensein wird zur darstellerischen Stärke, die seine Anwesenheit durch Betonung behauptet. In dieser Auseinandersetzung mit dem Unsichtbaren wird das verschwundene Dasein gegenwärtig. Die Künstlerin vereint Philosophie, Literatur, Film, Wissenschaft und Psychoanalyse in einem Werk, welches das Unsichtbare sichtbar werden lässt.

Die Ausstellung wird in Zusammenarbeit mit der Galerie Les Filles du Calvaire, Paris, veranstaltet. Ein Interview mit der Künstlerin durch Joël Vacheron erscheint in der Reihe „Could you talk about…“, die dreimal im Jahr vom MBAL veröffentlicht wird.

Die Ausstellung Trace(s) in der Galerie C in Neuenburg zeigt auch eine Reihe von Bildern von SMITH bis zum 23. Februar 2019.

Das MBAL besitzt eine umfangreiche Sammlung an Gemälden der Künstlerin Lili Erzinger. Das Werk dieser Wegbereiterin der abstrakten Kunst in der Schweiz ist in der Öffentlichkeit immer noch weitgehend unbekannt. Im Bestreben, dieses künstlerische Erbe zugänglich zu machen, präsentiert das Museum eine Auswahl ihrer Gemälde in Begleitung von Archivgegenständen –aus einem Neuerwerb –, die ihr spannendes Leben zwischen Zürich, ihrer Geburtsstadt, Paris, wo sie in den 1930er Jahren bei Fernand Léger in die Lehre ging, und ihrer Heimat Neuenburg nachzeichnen.

(Text: Musée des beaux Arts, Le Locle)

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Ausstellung | Beyrouth 75 - 15 - Stéphane Lagoutte | Focale | Nyon
Jan
20
zu 10. März

Ausstellung | Beyrouth 75 - 15 - Stéphane Lagoutte | Focale | Nyon

  • Focale - galerie – librairie (Karte)
  • Google Kalender ICS

Focale | Nyon
20. Januar - 10. März 2018

Beyrouth 75 - 15
Stéphane Lagoutte


Carton4_bd-690x459.jpg

Beyrouth est stratifiée, saturée. Elle vit un syncrétisme désespéré qui la rend belle et monstrueuse. J’ai rarement vu une terre heurter autant ses habitants. La guerre passée est encore si proche. On y parle toujours d’une construction permanente, de ses fêtes, de la vie qui aurait su garder ses droits. J’y vois pourtant une poussière épaisse qui s’est immiscée partout, déposée là comme un voile sur l’innocence. Les libanais aiment et détestent leur pays. Ils s’angoissent, pensent que tout peut se perdre toujours. Alors ils jouissent. Il n’y a pas d’autre choix. Et ce presque rien, ce fil ténu, résiste aux vents, les sauve en tissant leur prison. Une cage dorée pleine d’argent et de femmes. Fissurée. Le Liban fait partie de ces terres trop aimées. Aimées par des parties ennemies qui ont pratiqué la haine de l’autre jusqu’au sang mais pour le moment pas prêtes à tout perde. La noirceur qui j’y vois n’est pas celle des abysses, elle est aussi profonde que la lumière est proche. Le Liban ressemble à la vie: le deuil, la tragédie sont immanents à sa beauté.

Beyrouth 75-15 est composé de trois ans d’errances photographiques et d’images d’archives retrouvées dans les décombres d’un ancien hôtel de luxe du centre ville. Images antérieures à la guerre civile, danse et innocence d’avant l’histoire que je mixe avec les traces restées dans les chambres de l’hotel délabré et sur les murs de la ville aujourd’hui. J’y mêle paysages et instants de vie. Il s’agit d’évoquer l’intrication du passé et du présent. La mémoire d’une histoire commune enfouie en chaque libanais. Ou comment, en marge de notre nature, se terre l’obscure destin d’un peuple.Stéphane Lagoutte

(Text: Stéphane Lagoutte)

La photographie de Stéphane Lagoutte s’ancre sur le terrain de l’actualité. Il pose un regard singulier sur la société et plus particulièrement les questions liées aux identités et au déracinement en milieu hostile. Photographe de Presse, ses études en arts plastiques l’auront sans doute aidé à transcrire sa vision documentaire du monde en une photographie contemporaine qui questionne le support en fonction du propos. Ses travaux sont régulièrement représentés dans les festivals tels les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, Visa pour l’Image, le Festival du regard ou les institutions telles le CNAP (Centre National des Arts Plastiques), la BNF (Bibliothèque Nationale Française) ou encore les instituts Français. Il est membre de l’agence MYOP depuis 2009.
www.myop.fr

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Vernissage | Beyrouth 75 - 15 - Stéphane Lagoutte | Focale | Nyon
Jan
19
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Beyrouth 75 - 15 - Stéphane Lagoutte | Focale | Nyon


Focale | Nyon
19. Januar 2018

Beyrouth 75 - 15
Stéphane Lagoutte


Carton4_bd-690x459.jpg

Beyrouth est stratifiée, saturée. Elle vit un syncrétisme désespéré qui la rend belle et monstrueuse. J’ai rarement vu une terre heurter autant ses habitants. La guerre passée est encore si proche. On y parle toujours d’une construction permanente, de ses fêtes, de la vie qui aurait su garder ses droits. J’y vois pourtant une poussière épaisse qui s’est immiscée partout, déposée là comme un voile sur l’innocence. Les libanais aiment et détestent leur pays. Ils s’angoissent, pensent que tout peut se perdre toujours. Alors ils jouissent. Il n’y a pas d’autre choix. Et ce presque rien, ce fil ténu, résiste aux vents, les sauve en tissant leur prison. Une cage dorée pleine d’argent et de femmes. Fissurée. Le Liban fait partie de ces terres trop aimées. Aimées par des parties ennemies qui ont pratiqué la haine de l’autre jusqu’au sang mais pour le moment pas prêtes à tout perde. La noirceur qui j’y vois n’est pas celle des abysses, elle est aussi profonde que la lumière est proche. Le Liban ressemble à la vie: le deuil, la tragédie sont immanents à sa beauté.

Beyrouth 75-15 est composé de trois ans d’errances photographiques et d’images d’archives retrouvées dans les décombres d’un ancien hôtel de luxe du centre ville. Images antérieures à la guerre civile, danse et innocence d’avant l’histoire que je mixe avec les traces restées dans les chambres de l’hotel délabré et sur les murs de la ville aujourd’hui. J’y mêle paysages et instants de vie. Il s’agit d’évoquer l’intrication du passé et du présent. La mémoire d’une histoire commune enfouie en chaque libanais. Ou comment, en marge de notre nature, se terre l’obscure destin d’un peuple.Stéphane Lagoutte

(Text: Stéphane Lagoutte)

La photographie de Stéphane Lagoutte s’ancre sur le terrain de l’actualité. Il pose un regard singulier sur la société et plus particulièrement les questions liées aux identités et au déracinement en milieu hostile. Photographe de Presse, ses études en arts plastiques l’auront sans doute aidé à transcrire sa vision documentaire du monde en une photographie contemporaine qui questionne le support en fonction du propos. Ses travaux sont régulièrement représentés dans les festivals tels les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, Visa pour l’Image, le Festival du regard ou les institutions telles le CNAP (Centre National des Arts Plastiques), la BNF (Bibliothèque Nationale Française) ou encore les instituts Français. Il est membre de l’agence MYOP depuis 2009.
www.myop.fr

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Ausstellung | Semiautomatic - Jules Spinatsch | Centre de la Photographie | Genève
Dez
12
zu 2. Feb.

Ausstellung | Semiautomatic - Jules Spinatsch | Centre de la Photographie | Genève

  • Centre de la Photographie Genève Bac (Karte)
  • Google Kalender ICS

Centre de la Photographie Genève
12. Dezember 2018 - 2. Februar 2019

Semiautomatic
Jules Spinatsch


World Economic Forum Davos Switzerland | Jules Spinatsch

World Economic Forum Davos Switzerland | Jules Spinatsch


Jules Spinatsch (*1964) ist einer der anerkanntesten zeitgenössischen Schweizer Fotografen der internationalen Kunstszene. Er stellte in verschiedenen internationalen Museen aus, einschliesslich dem MoMA New York, der Fondation Cartier Paris, der Villa Arson Nice, dem Walker Art Center Minneapolis, der Tate Modern London, der SFMoMA San Francisco sowie dem Kunsthaus Zürich oder dem Fotomuseum Winterthur.

Die Ausstellung Semiautomatic Photography vereint 22 Panorama-Projekte, die der Künstler zwischen 2003 und 2016 realisiert hat. In Zusammenarbeit mit dem Informatiker Reto Diethelm, entwickelte er dafür eine spezielle Aufnahmetechnik mit einer halbautomatischen Webcam.

Beginnend im Jahr 2003, parallell zu seiner ersten Einzelausstellung Temporary Discomfort im Centre de la Photographie Genève, ist es Spinatsch gelungen, künstlerisch auf eine Methode der fotografischen Produktion, der sogenannten automatisierten Überwachungsfotografie, zu reagieren, die sich im Laufe der Zeit nur noch mehr durchsetzen sollte. Das erste Panorama, welches 2002 während des Weltwirtschaftsforums in Davos, seinem Geburtsort, entstand, markiert einen Wendepunkt in der Geschichte der kritischen Fotografie.

Die Ausstellung präsentiert nicht nur grossformatige Panoramen wie beispielsweise Fabre n'est pas venu (3,8 x 12 m), sondern zeigt diese auch in unterschiedlichen Formen: Bücher wie Competing Agendasor Vienna MMIX, Projektionen auf Flachbildschirme, Installationen wie die Vienna MMIXspiral oder die Rekonstruktion seines Studios, das in dieser Art noch nie gezeigt wurde.

(Text: Christophe Guye Galerie)

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Vernissage | Semiautomatic - Jules Spinatsch | Centre de la Photographie | Genève
Dez
11
6:00 nachm.18:00

Vernissage | Semiautomatic - Jules Spinatsch | Centre de la Photographie | Genève

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World Economic Forum Davos Switzerland | Jules Spinatsch

World Economic Forum Davos Switzerland | Jules Spinatsch


Jules Spinatsch (*1964) ist einer der anerkanntesten zeitgenössischen Schweizer Fotografen der internationalen Kunstszene. Er stellte in verschiedenen internationalen Museen aus, einschliesslich dem MoMA New York, der Fondation Cartier Paris, der Villa Arson Nice, dem Walker Art Center Minneapolis, der Tate Modern London, der SFMoMA San Francisco sowie dem Kunsthaus Zürich oder dem Fotomuseum Winterthur.

Die Ausstellung Semiautomatic Photography vereint 22 Panorama-Projekte, die der Künstler zwischen 2003 und 2016 realisiert hat. In Zusammenarbeit mit dem Informatiker Reto Diethelm, entwickelte er dafür eine spezielle Aufnahmetechnik mit einer halbautomatischen Webcam.

Beginnend im Jahr 2003, parallell zu seiner ersten Einzelausstellung Temporary Discomfort im Centre de la Photographie Genève, ist es Spinatsch gelungen, künstlerisch auf eine Methode der fotografischen Produktion, der sogenannten automatisierten Überwachungsfotografie, zu reagieren, die sich im Laufe der Zeit nur noch mehr durchsetzen sollte. Das erste Panorama, welches 2002 während des Weltwirtschaftsforums in Davos, seinem Geburtsort, entstand, markiert einen Wendepunkt in der Geschichte der kritischen Fotografie.

Die Ausstellung präsentiert nicht nur grossformatige Panoramen wie beispielsweise Fabre n'est pas venu (3,8 x 12 m), sondern zeigt diese auch in unterschiedlichen Formen: Bücher wie Competing Agendasor Vienna MMIX, Projektionen auf Flachbildschirme, Installationen wie die Vienna MMIXspiral oder die Rekonstruktion seines Studios, das in dieser Art noch nie gezeigt wurde.

(Text: Christophe Guye Galerie)

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Ausstellung | Jardin - Massao Mascaro | Espace JB | Carouge
Dez
7
zu 18. Jan.

Ausstellung | Jardin - Massao Mascaro | Espace JB | Carouge


Espace JB | Carouge
7. Dezember 2018 - 18. Januar 2019 (Ouverture de l’espace sur rendez-vous)

Jardin
Massao Mascaro


Jardin_39-605x908.jpg

Cailloux éparpillés

Le jour où les hommes et les femmes firent usage de la parole, ils commencèrent aussi à mettre de l’ordre au chaos des sentiments qui habitaient leurs coeurs. En affirmant cela, on ose faire échos à la phrase de la Genèse au commencement était le Verbe. En tant qu’êtres humains, nous commencions à doter nos vies de sens, nous leur donnions une direction, cela nous permettait de conter des histoires et aussi de les transmettre. Les mythes et les histoires étaient nés. À partir de ce moment-là, les êtres humains concevaient le temps.

Mais qu’en était-il de l’espace ?

Au commencement, il y avait aussi le Jardin.

Un jardin est un espace clos. Le jardin, pour exister, a besoin d’un cadre. Le jardin est le point à partir duquel un lieu devient un paysage. Le jardin est le germe qui favorise l’implantation du foyer, du village, de la ville, de la nation. Le jardin, pourrions nous dire, n’est ni entièrement naturel, ni pleinement humain, se tenant ainsi à égale distance entre l’Homme et Dieu.

Les Humains sont des créateurs de jardins tout comme ils sont des conteurs d’histoires.

Dans Jardin, les photographies de Massao traitent simultanément ces deux activités culturelles. Elles incarnent, toutes, les tensions délicates qui se produisent dans l’espace et dans le temps, un moment jamais décisif mais toujours suspendu, de minuscules fenêtres ouvertes sur l’éternité : l’espace entre deux mains, un rayon de lumière sur une branche qui ondule, une brindille prise dans le grillage d’une clôture, le regard mystérieux dans les yeux d’une jeune femme.

La Nature est une invention de l’Homme, une chose avec laquelle nous vivons et qui nous permet de parler de tout ce qui n’est pas humain. La Nature est un paradoxe, mais un paradoxe plein de nostalgie, la seule chose dans le monde étrangère à l’Homme, qui était là avant lui, qu’il n’avait encore ni vue ni nommée. La Nature est ce dont on peut seulement rêver et le jardin est ce lieu que nous avons imaginé pour accueillir nos rêveries. Les jardins sont toujours habités par l’absence ou par les tristes présages de disparition. Tout comme les photographies, qui elles, sont habitées par notre absence.

Ce pourrait être la raison pour laquelle il manque toujours quelque chose dans les images de

Massao, une espèce de vide. Parfois c’est une ombre, un trou noir dans la route, une silhouette incomplète dessinée sur le sol par des bouteilles vide, ou des cailloux éparpillés.

Federico Clavarino

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Ausstellung | Le Chant du Cygne - Andrea Mantovani | Focale | Nyon
Nov
18
zu 23. Dez.

Ausstellung | Le Chant du Cygne - Andrea Mantovani | Focale | Nyon


Focale | Nyon
18. November - 23. Dezember 2018

Le Chant du Cygne
Andrea Mantovani | Lauréate du Prix Focale - Ville de Nyon 2018


Le Chant du Cygne | © Andrea Mantovani

Le Chant du Cygne | © Andrea Mantovani

Depuis 2016, la forêt de Bialowieza dans l’est de la Pologne est le théâtre de l’un des plus importants conflits environnementaux en Europe. Des lieux, protégés par l’Unesco depuis 1979 comme réserve de la biosphère et patrimoine mondial, sont menacés de destruction par le ministère de l’environnement polonais qui y mène une campagne de déforestation massive.

Durant 6 mois, la photographe Andrea Mantovani a exploré cette forêt millénaire en cherchant à saisir les tenants et les enjeux de ce conflit. Dans son approche, la photographe alterne des images de paysage célébrant la force et la beauté d’une nature immuable et des photographies plus allégoriques, habilement mises en scène. Elles renvoient à la complexité de cette crise et évoquent de manière métaphorique certains aspects de l’affrontement qui oppose un gouvernement traditionaliste aux valeurs défendues par les militants écologistes. 

Géographe de formation, Andrea Mantovani (*1985, vit et travaille à Paris) a travaillé durant 6 ans en Europe sur des problématiques environnementales et sociales. Voyant dans l’image un instrument de témoignage indispensable, elle se consacre dès 2015 à la photographie de manière professionnelle et rejoint le studio Hans Lucas. Elle se consacre depuis à des projets à long terme alternant des travaux de commande et des projets personnels. Andrea Mantovani est lauréate du prix talent émergent du Festival de la Gacilly 2018 et finaliste de la Bourse du Talent #73 en catégorie reportage.

(Text: Focale)

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Ausstellung | Alex Prager - Erik Madigan Heck - Stéphane Dafflon - Thomas Liu Le Lann | Musée des beaux-arts | Le Locle
Nov
3
zu 27. Jan.

Ausstellung | Alex Prager - Erik Madigan Heck - Stéphane Dafflon - Thomas Liu Le Lann | Musée des beaux-arts | Le Locle


Musée des beaux-arts | Le Locle
3. November 2018 - 27. Januar 2019

Alex Prager, Erik Madigan Heck, Stéphane Dafflon, Thomas Liu Le Lann


In der kommenden Saison bietet das MBAL eine Reise durch die zeitgenössische Kunst von der Fotografie zum Video, von der Wandmalerei zu Stoffskulpturen. Ausnahmsweise sind diesmal alle vier vom MBAL vorgestellten Künstler eher jung (zwischen 24 und 46). Jeder von ihnen zeichnet sich durch die Einzigartigkeit seines Werkes aus, und sie alle werden von einer Leidenschaft für das künstlerische Schaffen motiviert.

© Alex Prager, Desiree, 2008, de la série de Big Valley. Courtesy Alex Prager Studio and Lehmann Maupin New York and Hong Kong

© Alex Prager, Desiree, 2008, de la série de Big Valley. Courtesy Alex Prager Studio and Lehmann Maupin New York and Hong Kong

Das Werk, welches die US-Amerikanerin Alex Prager seit 10 Jahren entwickelt, hebt sich besonders ab. Die von ihr dargestellten jungen Frauen im Retrolook – verstörte Heldinnen, die hin und her zwischen Sehnsüchten, Erwartungen und Tragödien gerissen sind, erscheinen ebenso unwiderstehlich wie einsam. Über die Fotografie und den Film zieht uns die Künstlerin durch sorgfältig ausgearbeitete Kulissen in ihre inneren Kämpfe hinein. Das MBAL freut sich, diese erste Retrospektive einer der gefragtesten Künstlerinnen der internationalen Szene verwirklicht zu haben.

© Erik Madigan Heck_Study in Purple (Etro)_2012. Courtesy of Christophe Guye Galerie

© Erik Madigan Heck_Study in Purple (Etro)_2012. Courtesy of Christophe Guye Galerie

Erik Madigan Heck, ein aufsteigender Stern am Himmel der zeitgenössischen Modefotografie, verwischt die Grenzen zwischen den Gattungen. Er gibt zu, dass seine Inspirationen aus der Malerei stammen – aus der Romantik, dem Impressionismus oder aus den Werken der Nabis – und nicht aus der Fotografie. An den Wänden des Museums werden seine innovativen Bilder zu zeitlosen Werken.

Thomas Liu Le Lann entführt seinerseits den Besucher in eine Fiktion die befremdlich wirkt, da sie von großen, an ein japanisches Manga erinnernden Plüschtieren bevölkert wird. Mit Vergnügen schließt sich das MBAL der HEAD Genf und der Fondation BNP Paris Suisse an, um Thomas Liu Le Lann, einem Absolventen dieses Sommers, den New Heads – Fondation BNP Paris Art Award zu verleihen und ihm damit die Möglichkeit zu geben, zum ersten Mal den Raum eines Museums zu erobern.

Schließlich wird mit der Wandmalerei des schweizerischen Künstlers Stéphane Dafflon ein neuer Zyklus aus semipermanenten Ausstellungen eröffnet. Der Künstler, der eingeladen wurde an den Wänden des Museumscafés ein Fresko zu gestalten, bringt den Raum auf überraschende Weise zum Schwingen. Das Gemälde von Dafflon, welches auf den ersten Blick einfach und minimalistisch wirkt, entfaltet eine Kraft, die den Blick anzieht und überwältigt. Mit diesem neuen Projekt wollten wir das Kunsterlebnis außerhalb der Ausstellungsräume bereits mit dem Betreten des Museums beginnen lassen.


Thomas Liu Le Lann, 5guys1tree, HEAD–Genève, 2018, ©Emily Bonnet

Thomas Liu Le Lann, 5guys1tree, HEAD–Genève, 2018, ©Emily Bonnet

Pour sa nouvelle saison, le MBAL propose un voyage à travers la création contemporaine, allant de la photographie à la vidéo, de la peinture murale aux sculptures en tissu. Une fois n’est pas coutume, les quatre artistes réunis par le MBAL sont plutôt jeunes (de 24 à 46 ans !), mènent chacun une œuvre singulière, et sont avant tout animés par une soif de création.

L’œuvre que développe depuis 10 ans l’Américaine Alex Prager, habitée par l’univers du cinéma, se distingue particulièrement. Ses jeunes femmes au look rétro, héroïnes perturbées prises entre désirs, attentes et drames, apparaissent aussi séduisantes que solitaires. C’est par la photographie et le film, au travers de scènes méticuleusement chorégraphiées, que l’artiste nous emmène dans ses tourments. Le MBAL est heureux d’avoir mis sur pied cette première rétrospective consacrée à l’une des artistes les plus acclamées sur la scène internationale.

Erik Madigan Heck, étoile montante de la photographie de mode contemporaine, brouille les genres. Il admet que ses inspirations sont du côté de la peinture – romantique, impressionniste ou celle des Nabis – et non de la photographie. Sur les murs du musée, ses images novatrices deviennent des tableaux intemporels.

De son côté, Thomas Liu Le Lann emmène le visiteur dans une fiction étrange peuplée de grandes peluches qui pourraient être tirées d’un manga japonais. Le MBAL est heureux de s’associer à la HEAD – Genève et à la Fondation BNP Paribas Suisse pour décerner à Thomas Liu Le Lann, diplômé cet été, le prix New Heads – Fondation BNP Paris Art Award, qui lui permet de prendre pour la première fois possession de l’espace d’un musée.

Enfin, un nouveau cycle d’expositions semi-permanentes est inauguré avec l’intervention murale de l’artiste suisse Stéphane Dafflon. Invité par le MBAL à créer une fresque sur les murs du café du musée, l’artiste fait vibrer le lieu de façon inattendue. La peinture de Dafflon, d’apparence simple et minimaliste, dégage une force qui attire et bouleverse le regard. Nous avons souhaité, avec ce nouveau projet, faire débuter l’expérience artistique hors des salles d’exposition, dès l’entrée au musée.


© Stéphane Dafflon (détail), 2018.jpg

© Stéphane Dafflon (détail), 2018.jpg

MBAL’s winter season offers an exploration of contemporary creation, from photography to video, from murals to fabric sculptures. Exceptionally, the four artists being highlighted by MBAL are young (from 24 to 46 years old) – yet their respective achievements stand on their own, the product of the artists’ overwhelming desire to create.

The body of photographic and videographic work developed over the past ten years by American Alex Prager is unmistakable for its cinematic overtones. Her female subjects with a throwback look – troubled heroines beset by desire, expectation and drama – are as seductive as they are solitary. The viewer is implicated in the artist’s torments by her meticulously choreographed scenes. Prager is one of the most widely acclaimed figures on the international art scene, and MBAL is proud to present the first retrospective of her work.

When it comes to artistic genres, Erik Madigan Heck is an iconoclast. A rising star in contemporary fashion photography, Heck admits to drawing greater inspiration from painting – Romanticism, Impressionism and Les Nabis – than photography. On our museum’s walls, his innovative images become timeless tableaux.

MBAL is also pleased to display the work of Thomas Liu Le Lann, who has just won the New Heads – BNP Paribas Art Foundation Award. This prize for young art school graduates, sponsored jointly by MBAL, the Geneva School of Art and Design (HEAD) and the BNP Paribas Swiss Foundation, includes the opportunity to show their work in a museum. In his piece, Liu Le Lann beckons the viewer into a strange fiction populated by oversized dolls that would be at home in a Japanese manga comic.

Lastly, a new series of semi-permanent exhibitions is being kicked off with the mural work of Swiss artist Stéphane Dafflon. Invited by MBAL to create a fresco on the walls of the museum café, the artist brings that space to life in unexpected ways. Dafflon’s paintings, deceptively simple and minimalist, possess a strength that catches – and confounds – the eye. Our aim with this series is to bring the art experience out of the exhibition rooms: viewers are pulled into our world before even setting foot in our museum. 

(Text: Nathalie Herschdorfer, Direktorin MBAL)

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Vernissage | Alex Prager - Erik Madigan Heck - Stéphane Dafflon - Thomas Liu Le Lann | Musée des beaux-arts | Le Locle
Nov
2
6:30 nachm.18:30

Vernissage | Alex Prager - Erik Madigan Heck - Stéphane Dafflon - Thomas Liu Le Lann | Musée des beaux-arts | Le Locle


Musée des beaux-arts | Le Locle
2. November 2018

Alex Prager, Erik Madigan Heck, Stéphane Dafflon, Thomas Liu Le Lann


In der kommenden Saison bietet das MBAL eine Reise durch die zeitgenössische Kunst von der Fotografie zum Video, von der Wandmalerei zu Stoffskulpturen. Ausnahmsweise sind diesmal alle vier vom MBAL vorgestellten Künstler eher jung (zwischen 24 und 46). Jeder von ihnen zeichnet sich durch die Einzigartigkeit seines Werkes aus, und sie alle werden von einer Leidenschaft für das künstlerische Schaffen motiviert.

© Alex Prager, Eve, 2008, de la série The Big Valley. Courtesy Alex Prager Studio and Lehmann Maupin New York and Hong Kong.jpg

© Alex Prager, Eve, 2008, de la série The Big Valley. Courtesy Alex Prager Studio and Lehmann Maupin New York and Hong Kong.jpg

Das Werk, welches die US-Amerikanerin Alex Prager seit 10 Jahren entwickelt, hebt sich besonders ab. Die von ihr dargestellten jungen Frauen im Retrolook – verstörte Heldinnen, die hin und her zwischen Sehnsüchten, Erwartungen und Tragödien gerissen sind, erscheinen ebenso unwiderstehlich wie einsam. Über die Fotografie und den Film zieht uns die Künstlerin durch sorgfältig ausgearbeitete Kulissen in ihre inneren Kämpfe hinein. Das MBAL freut sich, diese erste Retrospektive einer der gefragtesten Künstlerinnen der internationalen Szene verwirklicht zu haben.

© Erik Madigan Heck_Study in Purple (Etro)_2012. Courtesy of Christophe Guye Galerie

© Erik Madigan Heck_Study in Purple (Etro)_2012. Courtesy of Christophe Guye Galerie

Erik Madigan Heck, ein aufsteigender Stern am Himmel der zeitgenössischen Modefotografie, verwischt die Grenzen zwischen den Gattungen. Er gibt zu, dass seine Inspirationen aus der Malerei stammen – aus der Romantik, dem Impressionismus oder aus den Werken der Nabis – und nicht aus der Fotografie. An den Wänden des Museums werden seine innovativen Bilder zu zeitlosen Werken.

Thomas Liu Le Lann, 5guys1tree, HEAD–Genève, 2018, ©Emily Bonnet_2.jpg

Thomas Liu Le Lann, 5guys1tree, HEAD–Genève, 2018, ©Emily Bonnet_2.jpg

Thomas Liu Le Lann entführt seinerseits den Besucher in eine Fiktion die befremdlich wirkt, da sie von großen, an ein japanisches Manga erinnernden Plüschtieren bevölkert wird. Mit Vergnügen schließt sich das MBAL der HEAD Genf und der Fondation BNP Paris Suisse an, um Thomas Liu Le Lann, einem Absolventen dieses Sommers, den New Heads – Fondation BNP Paris Art Award zu verleihen und ihm damit die Möglichkeit zu geben, zum ersten Mal den Raum eines Museums zu erobern.

Schließlich wird mit der Wandmalerei des schweizerischen Künstlers Stéphane Dafflon ein neuer Zyklus aus semipermanenten Ausstellungen eröffnet. Der Künstler, der eingeladen wurde an den Wänden des Museumscafés ein Fresko zu gestalten, bringt den Raum auf überraschende Weise zum Schwingen. Das Gemälde von Dafflon, welches auf den ersten Blick einfach und minimalistisch wirkt, entfaltet eine Kraft, die den Blick anzieht und überwältigt. Mit diesem neuen Projekt wollten wir das Kunsterlebnis außerhalb der Ausstellungsräume bereits mit dem Betreten des Museums beginnen lassen.


© Alex Prager, Desiree, 2008, de la série de Big Valley. Courtesy Alex Prager Studio and Lehmann Maupin New York and Hong Kong

© Alex Prager, Desiree, 2008, de la série de Big Valley. Courtesy Alex Prager Studio and Lehmann Maupin New York and Hong Kong

Pour sa nouvelle saison, le MBAL propose un voyage à travers la création contemporaine, allant de la photographie à la vidéo, de la peinture murale aux sculptures en tissu. Une fois n’est pas coutume, les quatre artistes réunis par le MBAL sont plutôt jeunes (de 24 à 46 ans !), mènent chacun une œuvre singulière, et sont avant tout animés par une soif de création. L’œuvre que développe depuis 10 ans l’Américaine Alex Prager, habitée par l’univers du cinéma, se distingue particulièrement. Ses jeunes femmes au look rétro, héroïnes perturbées prises entre désirs, attentes et drames, apparaissent aussi séduisantes que solitaires. C’est par la photographie et le film, au travers de scènes méticuleusement chorégraphiées, que l’artiste nous emmène dans ses tourments. Le MBAL est heureux d’avoir mis sur pied cette première rétrospective consacrée à l’une des artistes les plus acclamées sur la scène internationale.

Erik Madigan Heck, étoile montante de la photographie de mode contemporaine, brouille les genres. Il admet que ses inspirations sont du côté de la peinture – romantique, impressionniste ou celle des Nabis – et non de la photographie. Sur les murs du musée, ses images novatrices deviennent des tableaux intemporels.

De son côté, Thomas Liu Le Lann emmène le visiteur dans une fiction étrange peuplée de grandes peluches qui pourraient être tirées d’un manga japonais. Le MBAL est heureux de s’associer à la HEAD – Genève et à la Fondation BNP Paribas Suisse pour décerner à Thomas Liu Le Lann, diplômé cet été, le prix New Heads – Fondation BNP Paris Art Award, qui lui permet de prendre pour la première fois possession de l’espace d’un musée.

Enfin, un nouveau cycle d’expositions semi-permanentes est inauguré avec l’intervention murale de l’artiste suisse Stéphane Dafflon. Invité par le MBAL à créer une fresque sur les murs du café du musée, l’artiste fait vibrer le lieu de façon inattendue. La peinture de Dafflon, d’apparence simple et minimaliste, dégage une force qui attire et bouleverse le regard. Nous avons souhaité, avec ce nouveau projet, faire débuter l’expérience artistique hors des salles d’exposition, dès l’entrée au musée.


© Stéphane Dafflon (détail), 2018.jpg

© Stéphane Dafflon (détail), 2018.jpg

MBAL’s winter season offers an exploration of contemporary creation, from photography to video, from murals to fabric sculptures. Exceptionally, the four artists being highlighted by MBAL are young (from 24 to 46 years old) – yet their respective achievements stand on their own, the product of the artists’ overwhelming desire to create. The body of photographic and videographic work developed over the past ten years by American Alex Prager is unmistakable for its cinematic overtones. Her female subjects with a throwback look – troubled heroines beset by desire, expectation and drama – are as seductive as they are solitary. The viewer is implicated in the artist’s torments by her meticulously choreographed scenes. Prager is one of the most widely acclaimed figures on the international art scene, and MBAL is proud to present the first retrospective of her work.

When it comes to artistic genres, Erik Madigan Heck is an iconoclast. A rising star in contemporary fashion photography, Heck admits to drawing greater inspiration from painting – Romanticism, Impressionism and Les Nabis – than photography. On our museum’s walls, his innovative images become timeless tableaux.

MBAL is also pleased to display the work of Thomas Liu Le Lann, who has just won the New Heads – BNP Paribas Art Foundation Award. This prize for young art school graduates, sponsored jointly by MBAL, the Geneva School of Art and Design (HEAD) and the BNP Paribas Swiss Foundation, includes the opportunity to show their work in a museum. In his piece, Liu Le Lann beckons the viewer into a strange fiction populated by oversized dolls that would be at home in a Japanese manga comic.

Lastly, a new series of semi-permanent exhibitions is being kicked off with the mural work of Swiss artist Stéphane Dafflon. Invited by MBAL to create a fresco on the walls of the museum café, the artist brings that space to life in unexpected ways. Dafflon’s paintings, deceptively simple and minimalist, possess a strength that catches – and confounds – the eye. Our aim with this series is to bring the art experience out of the exhibition rooms: viewers are pulled into our world before even setting foot in our museum. 

(Text: Nathalie Herschdorfer, Direktorin MBAL)

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Ausstellung | 22. vfg Nachwuchsförderpreis | Galerie l'elac
Nov
2
zu 16. Nov.

Ausstellung | 22. vfg Nachwuchsförderpreis | Galerie l'elac


Galerie l’elac | Renens
2. - 16. November 2018

22. vfg Nachwuchsförderpreis

Simon von Gunten (1. Preis)
Christian Indergand (2. Preis)
Karla Hiraldo Voleau (3. Preis)

Alexandra Baumgartner, Ernst Kehrli, Jonathan Liechti, Lisa Lurati, Fabienne Spiller, Aissa Tripodi, Fred Walter Uhlig


Cutis | Simon von Gunten

Cutis | Simon von Gunten

Der vfg Nachwuchsförderpreis für Fotografie (gegründet 1996) ist ein jährlich von der Vereinigung fotografischer Gestalterinnen und Gestalter (vfg) ausgeschriebener Wettbewerb, der für junge in der Schweiz lebenden Nachwuchsfotografinnen und Fotografen als Sprungbrett, Motivator und Reflextionsplattform dient.

Die Bilder und Konzepte der zehn herausragenden Arbeiten werden in vier Ausstellungen in der Schweiz und Deutschland und mehreren Projektionen einem interessierten Publikum vorgestellt.

Die Arbeiten werden zudem zu dokumentarischen Zwecken in einer Publikation und einem Online-Archiv mit Kommentaren der Jury vorgestellt und geben einen spannenden Einblick in das aktuelle Schaffen der jungen Schweizer Fotografie.

Die Jury wird für jeden Jahrgang neu ausgewählt. Die Mitglieder der Jury für den Wettbewerb 2018 wurden paritätisch aus Frauen und Männern, aus dem Inn- und Ausland und allen Bereichen der Fotografie zusammengestellt:

Carolle Benitah, Fotografin, Marseille
Daniel Blochwitz, Kurator, Zürich
Thomas Elsen, Kurator der Kunstsammlung Augsburg
Alexandre Jaquemet, Fotograf, Erlach
Sandra Kennel, Fotografin, Zürich

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Ausstellung | Das Theater der Scheinbilder - Liu Bolin | Musée d'Elysée | Lausanne
Okt
17
zu 27. Jan.

Ausstellung | Das Theater der Scheinbilder - Liu Bolin | Musée d'Elysée | Lausanne


Musée d’Elysée | Lausanne
17. Oktober 2018 - 27. Januar 2019

Das Theater der Scheinbilder
Liu Bolin


Liu Bolin, Your World, aus der Serie „Hiding in the City“, 2014  © Liu Bolin / Courtesy Galerie Paris-Beijing

Liu Bolin, Your World, aus der Serie „Hiding in the City“, 2014
© Liu Bolin / Courtesy Galerie Paris-Beijing

Liu Bolins erste Museumsausstellung in der Schweiz: “Das Theater der Scheinbilder” versammelt knapp fünfzig grossformatige Fotografien und mehrere Skulpturen zu den Hauptthemen im Lebenswerk des chinesischen Künstlers: die politischen und wirtschaftlichen Strategien der chinesischen Staatsmacht, die überlieferten Traditionen sowie religiösen und kulturellen Symbole, die Widerstandsaktionen von einzelnen oder Gruppen, die Umgestaltung des Stadtraums, der Raubbau an der Natur und der Aufbau einer Hyperkonsumgesellschaft.


Première exposition muséale de Liu Bolin en Suisse, Le Théâtre des apparences rassemble près de cinquante photographies monumentales et plusieurs sculptures illustrant les grands thèmes abordés par l’artiste chinois au fil de sa carrière : les stratégies politiques et économiques du pouvoir chinois, les traditions ancestrales et les symboles religieux et culturels, les actions individuelles ou collectives de résistance, la transformation de l’environnement urbain, les dérives écologiques et la mise en place d’une société d’hyperconsommation.


The first museum exhibition in Switzerland of Liu Bolin’s work, The Theater of Appearances brings together almost fifty monumental photographs and several sculptures illustrating the main themes addressed by the Chinese artist over his career: the political and economic strategies of the Chinese government, ancestral traditions and religious and cultural symbols, individual or collective acts of resistance, the transformation of the urban environment, ecological damages and a hyper-consumerist society.

(Pressetext: Musée d’Elysée)



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