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Paul Riedmüller | KOENIG2 by_robbygreif | Wien


  • KOENIG2 by_robbygreif Margaretenstrasse 5 1040 Wien Austria (Karte)

KOENIG2 by_robbygreif | Wien
9. März - 22. April 2023

Paul Riedmüller

on view 24/7, open by appointment


Paul RIEDMÜLLER | Als die Tiere den Wald verließen, 2023 | Acryl auf Leinwand, 160 x 120 cm | Courtesy KOENIG2 by_robbygreif, Wien und der Künstler


Wenn wir künstliche und menschliche Intelligenz als zwei distinkte Instanzen sehen, bewegen sich Paul Riedmüllers (*1989 in Graz, lebt und arbeitet in Wien) Kompositionen in ihrem Zwischenraum. Mit dem zunehmenden Hype um KI-Bildgeneratoren und digitale Kunst im Allgemeinen sind in jüngster Zeit erneut Bedenken über den vermeintlichen Tod der Malerei aufgekommen: Gleitet der Beruf des traditionellen Malers mit Dall-E, Midjourney und NFTs allmählich in die Obsoleszenz?

Paul Riedmüller zeigt, dass solche Infrastrukturen als leistungsstarke Ressource im manuellen Schaffensprozess instrumentalisiert werden können. So nuanciert er apokalyptische Prophetie durch Problematisierung und Empirie: Aus einem unlimitierten Fundus an Bildmaterial, das von Found Footage über KI-generierte Bilder bis hin zu physiologisch erfassten Stimuli reicht, generiert der Künstler collagierte Kompositionen, die er danach in aneignender Entschleunigung abmalt. Durch diesen Prozess reformiert und reproduziert Riedmüller das, was bereits formiert und produziert wurde. Diese Verdoppelung führt zu einer Umkehrung unserer gewohnten Richtungsdynamik: Während wir üblicherweise das Unikale ins Digitale vervielfältigen, reduziert der Künstler die potenziell unendlichen Kopien auf ein Einzelstück.

Weil Praxis immer nicht nur die Praktizierenden, sondern auch diejenigen, die mit ihr konfrontiert und von ihr betroffen sind, formt und verändert, stellen uns Paul Riedmüllers Bilder vor die fesselnde Aufgabe, ihre mediale und piktorale Kodifizierung zu entziffern. Für den Künstler selbst hingegen ist der Produktionsprozess eine meditative Quelle der Erholung: In berauschender Unendlichkeit von Möglichkeiten lotet er in aller Ruhe die Grenzen der Malerei aus. Mit zahllosen Sprays von geairbrushtem Acryl oder glatter Ölfarbe simuliert er verschiedene Optionen von Bildsprache, die mit wiederkehrenden, ähnlich scheinenden Bildobjekten belebt sind, die sich aber semantisch antikommutativ verhalten: Ein Gemälde mit zwölf Tierdarstellungen erinnert an ein Sachbuch, während das Motiv des Shiba Inus an Meme-Kultur und digitale Währungen erinnert (Crypto Bros wissen Bescheid). Subtiler Humor und spielerisches Experimentieren ist ein grundlegendes Paradigma in Riedmüllers Arbeit.

Aber nicht nur inhaltlich, sondern auch medial operiert der Künstler in vielschichtigen Prozessen. Diverse Schichten mit unterschiedlichsten Texturen und Oberflächenqualitäten überlagern sich, ohne Einschränkung durch Regeln der Kohärenz und mimetischer Organik: Die Darstellung eines klassischen Früchtestilllebens, makellos auf die Leinwand geairbrusht, wird von repetitiven, einheitlich rotierten Landschaftsbildern überschrieben, deren Proportionen nichts mit jenen des Stilllebens gemein haben. In ihrer Zwischenschicht befindet sich ein in schwarzer Linie scheinbar autonomes Reich mit ganz anderen Gestaltungsmitteln, das im Gegensatz zu den körperlichen Früchten flächige, grafische Qualitäten aufweist. Diese optischen Schichten, auf eine einzige Ebene projiziert, verhalten sich wie Vexierbilder: Wird eines fokussiert, werden die anderen praktisch nicht mehr wahrnehmbar. Und doch müssen sie alle vorhanden sein, damit unser Blick durch und über das Gemälde gelenkt wird. Gefangen in dieser kreisförmigen Matrix aus formal referenziellen Schichten, begegnen wir eigentümlichen Sphären der Imagination, die sich jeder traditionellen Beschreibung entziehen. Sie erscheinen als die Verewigung einer zeitlichen und räumlichen Abfolge jenseits der Gegenwart, die Vorwärts- und Rückwärtsbewegungen in allen Dimensionen gleichsetzt. Die Parameter von Riedmüllers Gemälden ähneln damit denen ungewöhnlich lebhafter Träume, wie Hyperphantasien, die sich in unmittelbaren unterbewussten Erfahrungen manifestieren, die Freud erstaunen würden.

Auf diese Weise schafft Riedmüller autoreflexive Arbeiten, die einerseits Licht und Raum simulieren, Präsenz und Perspektive suggerieren und manipulieren, Sehgewohnheiten in Frage stellen und andererseits das Erscheinungsbild traditioneller Malerei hinterfragen: Das Eindringen der Bilder in den physischen Raum durch ihre Befestigung an Holzkisten gibt ihnen das Potential für eine imaginative Kinetik. Malerei und Skulptur verschmelzen zu einem neuen Möglichkeitsraum, der dimensionale und mediale Grenzen verwischt. Die Ausstellung vermittelt eine Vervielfachung der Wandoberfläche durch Extrusion und erforscht eine Hierarchie der Wahrnehmung durch die Platzierung auf und in Oberflächen. Dieser energetische Aspekt der sich vervielfältigenden Semantik zeigt erneut Riedmüllers Freude am experimentellen Empirismus.


Si nous considérons l'intelligence artificielle et l'intelligence humaine comme deux instances distinctes, les compositions de Paul Riedmüller (né en 1989 à Graz, vit et travaille à Vienne) évoluent dans leur espace intermédiaire. Avec l'engouement croissant pour les générateurs d'images d'IA et l'art numérique en général, des inquiétudes ont récemment refait surface quant à la mort présumée de la peinture : Le métier de peintre traditionnel glisse-t-il peu à peu vers l'obsolescence avec Dall-E, Midjourney et les NFT ?

Paul Riedmüller montre que de telles infrastructures peuvent être instrumentalisées comme une ressource puissante dans le processus de création manuelle. Il nuance ainsi la prophétie apocalyptique par la problématisation et l'empirisme : à partir d'un stock illimité de visuels, allant du found footage aux stimuli enregistrés physiologiquement en passant par des images générées par l'IA, l'artiste génère des compositions par collage qu'il peint ensuite dans une décélération appropriative. Par ce processus, Riedmüller réforme et reproduit ce qui a déjà été formé et produit. Ce dédoublement entraîne un renversement de notre dynamique directionnelle habituelle : alors que nous multiplions habituellement l'unique dans le numérique, l'artiste réduit les copies potentiellement infinies à une pièce unique.            

Parce que la pratique forme et transforme toujours non seulement ceux qui la pratiquent, mais aussi ceux qui y sont confrontés et affectés par elle, les visuels de Paul Riedmüller nous transmettent la tâche captivante de décrypter leur codification médiatique et picturale. Pour l'artiste lui-même, en revanche, le processus de production est une source méditative de ressourcement : Dans une infinité de possibilités enivrantes, il explore en toute tranquillité les limites de la peinture. Avec d'innombrables sprays d'acrylique lairbrushée ou de peinture à l'huile lisse, il simule différentes options de langage pictural, animées par des objets picturaux récurrents qui semblent similaires, mais qui se comportent sémantiquement de manière anti-commutative : Une peinture représentant douze animaux fait penser à un livre de non-fiction, tandis que le motif du shiba inu évoque la culture des mèmes et les monnaies numériques (Crypto Bros en sait quelque chose). L'humour subtil et l'expérimentation ludique constituent un paradigme fondamental dans le travail de Riedmüller.

Mais l'artiste n'opère pas seulement sur le plan du contenu, mais aussi sur celui des médias, avec des processus à plusieurs niveaux. Diverses couches aux textures et aux qualités de surface les plus variées se superposent, sans être limitées par des règles de cohérence et d'organicité mimétique : La représentation d'une nature morte de fruits classique, impeccablement lairbrushée sur la toile, est recouverte par des paysages répétitifs, uniformément tournés, dont les proportions n'ont rien de commun avec celles de la nature morte. Dans leur couche intermédiaire se trouve un royaume apparemment autonome en ligne noire, avec des moyens de création très différents, qui, contrairement aux fruits physiques, présente des qualités graphiques en surface. Ces couches optiques, projetées sur un seul plan, se comportent comme des images-vecteurs : Si l'on se focalise sur l'une d'entre elles, les autres deviennent pratiquement imperceptibles. Et pourtant, elles doivent toutes être présentes pour que notre regard soit guidé à travers et sur le tableau. Prisonniers de cette matrice circulaire de couches formellement référentielles, nous rencontrons des sphères singulières de l'imaginaire qui échappent à toute description traditionnelle. Vous apparaissez comme l'immortalisation d'une séquence temporelle et spatiale au-delà du présent, qui met sur un pied d'égalité les mouvements d'avant et d'arrière dans toutes les dimensions. Les paramètres des peintures de Riedmüller ressemblent ainsi à ceux de rêves inhabituellement vifs, comme des hyperphantasmes qui se manifestent par des expériences subconscientes immédiates qui étonneraient Freud.

De cette manière, Riedmüller crée des œuvres autoréflexives qui, d'une part, simulent la lumière et l'espace, suggèrent et manipulent la présence et la perspective, remettent en question les habitudes visuelles et, d'autre part, remettent en question l'apparence de la peinture traditionnelle : l'intrusion des visuels dans l'espace physique par leur fixation sur des caisses en bois leur donne le potentiel d'une cinétique imaginaire. La peinture et la sculpture se fondent en un nouvel espace de possibilités qui brouille les frontières dimensionnelles et médiatiques. L'exposition transmet une multiplication de la surface murale par extrusion et explore une hiérarchie de la perception par le placement sur et dans les surfaces. Cet aspect énergétique de la sémantique qui se multiplie montre une fois de plus le plaisir de Riedmüller à pratiquer l'empirisme expérimental.


Se consideriamo l'intelligenza artificiale e quella umana come due entità distinte, le composizioni di Paul Riedmüller (*1989 a Graz, vive e lavora a Vienna) si muovono nel loro spazio intermedio. Con il crescente clamore suscitato dai generatori di immagini AI e dall'arte digitale in generale, di recente sono riaffiorate le preoccupazioni per la presunta morte della pittura: Con Dall-E, Midjourney e NFT, la professione del pittore tradizionale sta gradualmente scivolando verso l'obsolescenza?

Paul Riedmüller dimostra che tali infrastrutture possono essere strumentalizzate come una potente risorsa nel processo creativo manuale. In questo modo, Riedmüller sfumerà la profezia apocalittica attraverso la problematizzazione e l'empirismo: a partire da un bacino illimitato di materiale visivo che spazia da filmati trovati a immagini generate dall'intelligenza artificiale a stimoli registrati fisiologicamente, l'artista genera composizioni a collage che poi dipinge in una decelerazione appropriativa. Attraverso questo processo, Riedmüller riforma e riproduce ciò che è già stato formato e prodotto. Questo raddoppio porta a un'inversione della nostra abituale dinamica direzionale: mentre di solito duplichiamo l'unico nel digitale, l'artista riduce le copie potenzialmente infinite a un unico pezzo.           

Poiché la pratica modella e cambia sempre non solo chi la pratica ma anche chi la affronta e la subisce, le immagini di Paul Riedmüller ci pongono di fronte all'accattivante compito di decifrare la loro codificazione mediatica e pittorica. Per l'artista stesso, invece, il processo di produzione è una fonte meditativa di svago: In un'inebriante infinità di possibilità, egli esplora con calma i limiti della pittura. Con innumerevoli spruzzi di acrilico aerografato o di pittura a olio liscia, simula varie opzioni di linguaggio pittorico, ravvivate da oggetti pittorici ricorrenti che sembrano simili ma sono semanticamente anticommutativi: Un dipinto con dodici rappresentazioni di animali ricorda un libro di saggistica, mentre il motivo dello Shiba Inu evoca la cultura dei meme e le valute digitali (Crypto Bros know). L'umorismo sottile e la sperimentazione ludica sono un paradigma fondamentale nel lavoro di Riedmüller.

Ma non solo in termini di contenuti, ma anche di media, l'artista opera con processi multistrato. Strati diversi, con le più svariate texture e qualità di superficie, si sovrappongono, senza essere limitati da regole di coerenza e organicità mimetica: La rappresentazione di una classica natura morta di frutta, immacolatamente aerografata sulla tela, è sovrascritta da paesaggi ripetitivi, uniformemente ruotati, le cui proporzioni non hanno nulla in comune con quelle della natura morta. Nel loro strato intermedio si trova un regno apparentemente autonomo in linea nera con mezzi di disegno del tutto diversi, che, in contrasto con i frutti fisici, ha qualità bidimensionali e grafiche. Questi strati ottici, proiettati su un unico piano, si comportano come enigmi: Se uno di essi viene messo a fuoco, gli altri diventano praticamente impercettibili. Eppure devono essere tutti presenti perché il nostro sguardo sia diretto attraverso il dipinto. In questa matrice circolare di strati formalmente referenziali, incontriamo peculiari sfere dell'immaginazione che sfidano la descrizione tradizionale. Esse appaiono come la perpetuazione di una sequenza temporale e spaziale al di là del presente, equiparando movimenti in avanti e indietro in tutte le dimensioni. I parametri dei dipinti di Riedmüller assomigliano quindi a quelli di sogni insolitamente vividi, come iperfantasie che si manifestano in esperienze immediate del subconscio che stupirebbero Freud.

In questo modo, Riedmüller crea opere autoriflessive che, da un lato, simulano la luce e lo spazio, suggeriscono e manipolano la presenza e la prospettiva, mettono in discussione le abitudini del vedere e, dall'altro, mettono in discussione l'aspetto della pittura tradizionale: l'intrusione dei dipinti nello spazio fisico attraverso il loro fissaggio a scatole di legno conferisce loro un potenziale cinetico immaginativo. Pittura e scultura si fondono in un nuovo spazio di possibilità che sfuma i confini dimensionali e mediali. La mostra trasmette una moltiplicazione della superficie della parete attraverso l'estrusione ed esplora una gerarchia di percezione attraverso la collocazione su e all'interno delle superfici. Questo aspetto energetico di moltiplicazione semantica dimostra ancora una volta il piacere di Riedmüller per l'empirismo sperimentale.


If we understand artificial and human intelligence as two entirely distinct entities, Paul Riedmüller’s (*1989 in Graz, lives and works in Vienna) compositions exist somewhere in between. Concerns about the demise of painting have resurfaced of late with the increasing hype about AI image generators and digital art in general: Will Dall-E, Midjourney and NFTs put painters out of work? Paul Riedmüller shows that such infrastructures can be instrumentalized as a powerful resource in the manual creative process, thus nuancing such apocalyptic prophecies by problematization and empiricism: Utilizing an unlimited nexus of imagery ranging from found footage to AI generated images to physiologically acquired stimuli, the artist generates collaged compositions that he then paints in appropriative deceleration. Through this process, Riedmüller reshapes and reproduces what initially has already been shaped and produced. This duplication results in a reversal of familiar directional dynamics: While we usually multiply unique into digital, the artist reduces potentially infinite copies into a singular item.

Since practice always shapes and changes not only the practitioner but also those who are confronted with and affected by the practice, Paul Riedmüller's images leave us with the intriguing challenge of deciphering their medial and pictorial codification. For the artist, however, the production process is a meditative source of recreation. In an exhilarating infinity of options, he calmly explores the contour of painting. With countless puffs of airbrushed acrylic or sleek oil paint he simulates different expressions of visual language filled with recurring pictorial subjects that appear to be similar but are semantically anticommutative: A painting of twelve animal depictions recalls a nonfiction book, while the motif of a Shiba Inu is reminiscent of meme culture and digital currency (crypto bros will know). Subtle humorous and playful experimentation is a fundamental paradigm of Riedmüller’s work.

But not only in terms of content, but also in those of media, the artist engages in a multifaceted process. Various layers with different textures and surface qualities are superimposed without being limited by coherence and mimetic organicism: The classical depiction of a still life with fruits, immaculately airbrushed onto the canvas, is overlaid with tilted, repetitive landscape imagery whose proportions have nothing in common with those of the still life. In the intermediate layer, executed in black line, a seemingly autonomous realm with completely different means of formation which, unlike the corporeal fruits, has planar, graphic qualities. These optical strata, projected onto a single plane, behave like conundrums: If one is focused, others become virtually imperceptible. And yet, all must exist in order for our gaze to be directed through and over the painting. Trapped in this circular matrix of formally referential layers, we encounter peculiar spheres of imaginativeness that defy any traditional form of description. They appear to be the perpetuation of a temporal and spatial sequence beyond the present, equating forwards and backwards in all dimensions. The parameters of Riedmüller's paintings are thus similar to those of unusually vivid dreams, like hyperphantasia manifested in immediate subconscious experiences that would take Freud by surprise.

In this way, Riedmüller creates autoreflexive works which on one side simulate light and space, suggest and manipulate presence and perspective, challenge visual habits, and on the other side query the appearance of traditional painting: The penetration of the images into physical space through their attachment to wooden crates gives them the potential for imaginative kinetics. Painting and sculpture merge into a novel potential space that blurs dimensional and medial boundaries. Conveying a multiplication of the wall surface through extrusion, the exhibition explores a hierarchy of perception through placement on and within surfaces. This energetic aspect of multiplying semantics again demonstrates Riedmüller's delight in experimental empiricism.

(Text: Teresa Kamencek, Vienna, 2023)