Zurück zu allen Events

Les boutographies | rencontres photographiques de Montpellier


  • Pavillon Populaire Esplanade Charles-de-Gaulle 34000 Montpellier France (Karte)


Mélissa Boucher (France)
”On ne demande pas des comptes à un orage”

on ne demande pas des comptes a un orage | Mélissa Boucher

on ne demande pas des comptes a un orage | Mélissa Boucher

Mélissa Boucher saisit l’air de renouveau et de fraicheur qui habite aujourd’hui la vie nocturne des rues vietnamiennes, non sans évoquer l’Europe renaissante de l’après—guerre, et encore davantage celle des sixties dans ses aspects insouciants et confiants en l’avenir. La photographe multiplie les points de vue sur une jeunesse qui se familiarise avec une modernité apaisée et conciliante avec les traditions. Les attitudes et les gestes des jeunes gens accompagnés par la photographe dans leurs pérégrinations sont emprunts de complicité, de sensualité et de délicatesse, évoquant des paradis perdus, oubliés puis retrouvés après de longues épreuves.


Geoffroi Caffiery (France)
“Dis Papa”

dis papa | Geoffroi Caffiery

dis papa | Geoffroi Caffiery

La schizophrénie est sans doute l’un des troubles de santé les moins bien compris. Les patients sont souvent stigmatisés et accablés de stéréotypes négatifs. Ils sont considérés comme plus dangereux et imprévisibles que les patients souffrant d’autres troubles mentaux. Beaucoup, dans l’opinion publique, pensent que les personnes schizophrènes souffrent d’un dédoublement de la personnalité ou de personnalités multiples. En réalité, cette maladie se caractérise par un ensemble de symptômes fluctuants et rarement présents de façon simultanée. Confronté aux troubles psychologiques de son fils, Geoffroi Caffiery fait la chronique d’un quotidien familial qui se poursuit malgré tout. Loin des représentations sociales habituelles, cette série expose l’exacerbation des sentiments, irradiés en tout sens par la maladie.


Sébastien Cuvelier (France)
”Paradise City”

Paradise City | Sébastien Cuvelier

Paradise City | Sébastien Cuvelier

Le mot Paradis vient de l’ancien persan Paridaida, littéralement « jardin clôturé ». Quand les grecs envahirent la Perse, ils furent tellement éblouis par les jardins royaux qu’ils s’approprièrent le mot, devenu paradeisos en grec. Aujourd’hui, la jeunesse iranienne a sa propre notion du paradis. Pour certains, c’est un petit village dans le nord de l’Iran, où on peut échapper au fameux smog de Téhéran. Pour quelques artistes et néo-hippies, c’est une plage enclavée dans une petite île du golfe persique, loin des contraintes sociales et religieuses. Pour d’autres, c’est quelque part en Europe ou en Amérique du Nord. Mais pour la plupart, c’est surtout un espoir, une forme de nostalgie, la recherche d’un nouveau départ ou d’une reconstruction.


Peter Franck (Deutschland)
”somethings never change”

somethings never change | Peter Franck

somethings never change | Peter Franck

«Au commencement de la photographie étaient le moment, la lumière et le sujet. Les photos étaient précieuses, rares et éternelles. Le déclin des images analogiques, puis l’avènement de la photographie digitale ne sont pas seulement un passage du nitrate d’argent au pixel. Ce sont aussi nos façons de voir et nos valeurs qui ont changé. C’est précisément dans ce processus que j’essaie d’intégrer mon travail. Durant deux années, j’ai travaillé quasi exclusivement avec des images d’archive. Les images recueillies – au Visual studies work shop de Rochester (New York) ou dans les archives d’images digitales de la Librairie du Congrès – sont le matériau de nouveaux récits. Ces images jouent avec des formes et des modes de perception venus du passé. Ainsi, nous projetons notre propre temporalité, nos propres repères artistiques, sur l’époque de nos parents et grands-parents.»

Les images de Peter Franck sont étranges et familières. Etranges parce qu’impossibles. Familières car chargées d’autant de signes qui nous renvoient à des images indiscutables, plusieurs fois fréquentées et acceptées comme vérités du monde. Leur force est là, dans cette simple et irréfutable démonstration que certaines images nous habitent et habitaient déjà le monde bien avant nous.


Martha Frieda Friedel (Deutschland)
”Eclat”

Eclat | Martha Frieda Friedel

Eclat | Martha Frieda Friedel

M. Frieda Friedel s’applique à rechercher ce qui, en référence aux normes publicitaires ou commerciales actuelles, est considéré comme beau, agréable au regard, conforme à l’attente d’un confort visuel, voire d’une satisfaction esthétique, mais c’est pour en prendre le contre-pied. Beauté des êtres, beauté des formes, beauté des harmonies colorées et des textures, et, finalement beauté de la représentation en image : toutes les règles sont transgressées. Les postures et les ports de tête ne sont pas ennoblis par le maintien et l’assurance des forts, des spécialistes de l’entreprise séductrice. Quant aux paysages, la photographe met un point d’honneur à choisir ce qui est là pour être oublié, pas même vu. Quand il s’agit d’architecture monumentale, c’est au contraire vers la grandiloquence que M. Frieda Friedel se tourne, c’est-à-dire vers ce qui contredit la norme occidentale contemporaine de légèreté, de transparence, de fluidité, d’absence feinte d’autorité idéologique.


Ulrike Hannamann (Deutschland)
”The Palace Then and Now”

The palace then and now | Ulrike Hannemann

The palace then and now | Ulrike Hannemann

Le Palais de l’Indépendance d’Ho Chi Minh Ville a servi de résidence au président de la république sud-vietnamienne jusqu’en 1975, date à laquelle il fut pris d’assaut par les troupes du nord. L’image d’un char détruisant les barrières de l’entrée principale fit alors le tour du monde et devint emblématique de la fin de la guerre du Vietnam. Classés en tant qu’éléments significatifs du récit national, le palais et son inventaire ont fait depuis l’objet de nombreuses réinterprétations. U. Hannemann examine le traitement appliqué aux témoignages de l’histoire et les objectifs qui lui sont assignés, et reconstruit sa propre perception des lieux.


Antoine Lecharny (France)
”Comme un Lego”

comme un lego | Antoine Lecharny

comme un lego | Antoine Lecharny

A. Lecharny photographie des personnes là où elles ne se trouvent pas. Il dépouille le monde qui les entoure, éclipse les détails qui en disent trop pour mieux ré-inventer leur histoire. « Je redresse leur silhouette, leur dessine une ombre, un fagot de bois sur l’épaule, une corde à tirer, un poteau contre lequel s’appuyer, un compagnon de marche ou encore une tombe auprès de laquelle se recueillir. » Le traitement confond le dessin et l’image photographique dans un même plan, produisant dans la noirceur et le grain un « grand terrain de nulle part »


Brigitte Lustenberber (Schweiz)
”This Sense of Wonder”

This sens of wonder | Brigitte Lustenberger

This sens of wonder | Brigitte Lustenberger

Brigitte Lustenberger met en scène et en espace des installations complexes, sortes de cabinets de curiosité qui mêlent objets, images projetées, images-tableaux… pour mieux nous plonger dans le sentiment de l’éphèmère, du fugace, du transitoire... Beauté des fleurs fanées, délicatesse d’une aile d’insecte, lumières légères sur un monde qui s’estompe, presque déjà oublié.


Patricia Morosan (Roumanie)
”Remember Europe” Roumanie

Remember Europe | Patricia Morosan

Remember Europe | Patricia Morosan

Remember Europe est un voyage photographique qui envisage le centre comme une quête existentielle, comme un destin géographique et comme une métaphore politique. Le centre géographique de l’Europe se trouve quelque part entre la Mer Méditerranée au Sud, l’Atlantique à l’Ouest, le Cap Nord et l’Oural à l’Est. Plusieurs lieux, dans sept pays différents, déclarent être au centre du continent européen et le signifient par un monument. Remember Europe est une géographie émotionnelle des lieux qui affirment être ni plus ni moins que le centre de cette entité à la recherche d’elle-même : l’Europe.


Marja Sterck (Pays-Bas)
”Sereen”

Sereen | Marja Sterck

Sereen | Marja Sterck

Cette série parle de sérénité. Moment entre l’éveil et le rêve. Silence entre deux pensées. Un travail de recherche dans ses propres images d’archive a conduit Marja Sterck à des illustrations très personnelles d’états d’âme. Chacune de ses séries est définie par un mot. Dans les images de Marja Sterck, Sérénité n’est pas synonyme de paix, ni de confort, mais plutôt un état d’être au monde, quand celui-ci est perçu sans inquiétude au-delà de son visible, dans sa présence sourde, immobile et perpétuellement changeante. Les surfaces ne sont plus seulement celles des choses et des paysages, mais une invitation vers les espaces infinis qui s’ouvrent à nos sensations.

Späteres Event: 4. Mai
head on photo festival